CAMPAGNE DE FRANCE 1814 (3 a)
1er - 15 mars 1814

Vous pouvez cliquer sur les panoramas pour les agrandir !
 

 

Campagne de France (1) : novembre 1813- janvier 1814
Campagne de France (2 a) : 1er- 14 février 1814
Campagne de France (2 b) : 15-28 février 1814
Campagne de France (3 a) : 1er - 15 mars 1814
Campagne de France (3 b) : 16-31 mars 1814
Campagne de France (4) : avril 1814

Ce qui précède : Campagne de France (2 b) : 15-28 février 1814

2 mars 1814 : Combat de Mesnil-Saint-Père
Stèle 22 : Mesnil-Saint-Père
1er mars 1814, le combat de Mesnil-Saint-Père
Intersection de la D43 et du Chemin de la Basse-Bataille, 300 m du port (en coordonnées : N48.253181°- E4.343212° ou 48°15'11.29"N  4°20'35.46"E)

 

2 mars 1814 : Combat de Bar-sur-Seine

Le 2 mars 1814, un combat oppose les troupes de Macdonald aux Autrichiens du prince de Wurtemberg.  Un petit boulet de canon incrusté dans la porte de Châtillon, dernier vestige de l’enceinte fortifiée de 1779, en est le seul souvenir.

2 mars 1814 : La Ferté-sous-Jouarre

 

3 mars 1814 : bataille de Laubressel

Troupes françaises
Maréchal Macdonald
2ème Corps (Gérard)
  - Division  Duhesme (24e Léger, 19e, 37e et 56e de Ligne)
  - Division Rottembourg (2ème Division de Tirailleurs de la Jeune Garde, détachée du corps d'Oudinot)
2ème Corps de Cavalerie (Saint-Germain)
  - 2ème division de Cuirassiers 
  - 2ème division de cavalerie légère
7ème Corps
  - brigades de la division Leval

Total 20.000 hommes

Pertes françaises : 500 tués et blessés, 2000 prisonniers, 7 canons perdus

 

Troupes alliées
Général Schwarzenberg (armée de Bohème)
5ème Corps bavarois (von Wrede)
6ème Corps russe (Wittgenstein)

 

 

 

Total : 32.000 hommes

Pertes alliées : 1.000 hommes tués et blessés.

 

 

Panorama sur Laubressel, plus particulièrement, vue sur le chevet de l'église, d'est en ouest. (Cliquez pour agrandir).Cette image permet une parfaite comparaison avec le tableau du colonel Langlois. Comme ce tableau le démontre, l'église fut témoin des combats. Il n'existe aucun monument à cette bataille, si ce n'est une plaque commémorative, autrefois apposée sur le monument aux morts, et maintenant conservée à la mairie. Le Guide Napoléon nous en révèle le texte :
COMBAT DE LAUBRESSEL, PRÈS DE TROYES
LE 3 MARS 1814
CORPS D’ARMÉE DU MARÉCHAL OUDINOT
LE GÉNÉRAL DE DIVISION DE ROTTEMBOURG
À LA TÊTE DE LA JEUNE GARDE
TINT TÊTE AU CORPS DU PRINCE GORSTCHAKOFF
QUI CHERCHE À S’EMPARER DU PLATEAU
ET DU VILLAGE DE LAUBRESSEL

On notera qu'il s'agit, mot pour mot, de la légende du tableau de Langlois au Musée de l'Armée !

Stèle 17 : Laubressel
3 mars 1814, le combat de Laubressel
Chevet de l’église, place de la Mairie (en coordonnées : N48.29875°- E4.21429° ou 48°17'55.77"N  4°12'51.39"E)

 

Combat de Laubressel près de Troyes, le 3 mars 1814
Corps d'armée du maréchal Oudinot.
Le général de division baron de Rottembourg, à la tête d'une division de la Garde, tient
tête au corps du prince Gortschakoff, qui cherche à s'emparer du plateau et
du village de Laubressel. Au fond à droite Troyes.
Sur le premier plan le général de Rottembourg, accompagné du colonel Sourd.
 


La même vue d'est en ouest, de l'extérieur du village.(Cliquez pour agrandir)


La sortie opposée du village, le vue d'ouest en est.(Cliquez pour agrandir.)

3 mars 1814, Thennelières
Croisement de la D161, rue du 14 juillet et de la D48, rue St-Jean. Place devant l’église à côté du Monument aux morts (en coordonnées : N48.29078°- E4.17506° ou 48°17'26.80" N 4° 10' 30.21"E)

 

L'église de Tennelières, témoin des combats.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






Bataille de Laubressel : combat de la Guillotière

Stèle 19 : Courteranges
3 février 1814 - 3 mars 1814, la défense du pont de la Guillotière

Pont de la Guillotière, établi sur le canal de restitution, D619 (ancienne N19) sur le parking droit en venant de Troyes . (en coordonnées : N48.268484°- E4.212510° ou 48° 16' 6.54 N 4° 12'45.03 E)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La stèle pupitre numéro 19 au pont de la Guillotière à Courteranges, sur le parking à droite en venant de Troyes.

 

 


Pont de la Guillotière, épisode du combat de Laubressel. Le général Jacques-Louis Dornier y est tué. 
Après s'être signalé à Montereau, ce fils de soldat suisse venait d'être nommé général de brigade, commandant la 1ère brigade de la 1ère Division du 2ème Corps sous Gérard.



Le bouclier symbolisant le combat de La Guillotière dans la Befreiungshalle de Kelheim. Il est étonnant de voir cette mention, et non Laubressel.

3-4 mars 1814 : Bézu-Saint-Germain

Dans la rue principale, sur la maison de M. Harmand, maire de la commune en 1814 :

BATAILLE
DE
CHÂTEAU-THIERRY

DANS CE VILLAGE               
NAPOLÉON IER                           
PASSA LA NUIT DU 3 AU 4
MARS 1814 PEU AVANT      
LES BATAILLES DE              
CRAONNE ET LAON               

Retrouvez le site de Bruno Ballery ici : http://bezusaintgermain.uniterre.com/68206/QG+Napol%E9on+3+Mars+1814+%E0+Bezu+Saint+Germain+Campagne+de+France+1814.html

Le bicentenaire  : http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/Bezu2014.htm

4 mars 1814 : Combat de MONTFAUCON

n
EN HOMMAGE
AU DÉVOUEMENT
DE CHARLES-HENRI
DE TILLANCOURT
ET DES
VOLONTAIRES
DE MONTFAUCON
1814 

Le 4 mars, sur la route de Montmirail, Charles-Henri de Tillancourt (né le 13 mars 1775 à Follaincourt dans les Vosges), maire de Montfaucon, tend une embuscade à un convoi ennemi, fait prisonnier son escorte et détourne munitions et vivres, à la grande joie des habitants. Ce fait d'armes lui valut la croix de la Légion d'honneur.
 

Au cimetière, derrière l'église, tombes de la famille de Tillancourt : à gauche, Edmond de Tillancourt, ancien député et maire de Montfaucon, au centre, Charles-Henri de Tillancourt, maire de Montfaucon de 1807 à 1834, (date de son décès à Tillancourt), à droite, celle de Marie-Louise Berlin de la Doultre, décédée en 1868. Les Tillancourt étaient les châtelains de la Doutre, à Tillancourt.

Ici gît

Charles-Henri de Tillancourt
militaire - agriculteur
maire de Montfaucon de 1807 à 1834
........................le 12 avril
1834 à l'âge de 59 ans
Priez pour lui.

 4 mars 1814 : Fismes

 

 Sur le mur de l'hôtel de ville de Fismes :

 

 

 

 

 

 

LE 4 MARS 1814
AUX HEURES GLORIEUSES
ET DOULOUREUSES DE LA
CAMPAGNE DE FRANCE
NAPOLÉON 1er
S'ARRÊTA DANS CETTE VILLE
À LA MAISON HAUBERTIN
AUJOURD'HUI DISPARUE

 

 

 

 

 

 

Plaque apposée le 8 mars 1992 par l'A.C.M.N.(délégation de la Marne).

Photo B. Ballery


5 mars 1814 : Combat de BERRY-AU-BAC

L'actuel pont sur l'Aisne, à Berry-au-Bac. Le 5 mars à midi, les cavaliers de Nansouty, les lanciers polonais du général Pac et la division de cavalerie Exelmans s’emparent de Berry-au-Bac et rejettent les cosaques vers Corbeny. Dans l’après-midi, Ney et la division Friant s’établissent sur le rive droite .

 

 

à la mémoire

des généraux

NANSOUTY, PAC et EXELMANS

et des combattants

qui s'illustrèrent à

BERRY-AU-BAC

le 5 mars 1814

ACMN

La plaque de l'ACMN sur le pont de Berry-au-Bac.

 

6 mars 1814 : prélude à la bataille de CRAONNE

Le 9 mars 2014, à l'occasion du bicentenaire, une nouvelle plaque a été inaugurée près des ruines de l'église du Vieux Craonne, village disparu. Ce village fut le témoin du prélude à la bataille du 7 mars.

7 mars 1814 : Bataille de CRAONNE


http://extrazoom.com/image-10373.html?s=huln50x50
 

Vue sur le champ de bataille, à partir de la ferme d'Hurtebise, vers l'ouest. Le bâtiment moderne à gauche (au sud) de la route est la Caverne du Dragon, musée de la Guerre 14-18.
La route qui passe devant la ferme descend vers l'abbaye de Vauclair, également témoin des combats.


Le monument, en 2014.

Près de la ferme d'Hurtebise, un beau monument associe le poilu de 1917 et le Marie-Louise de 1814 . Le champ de bataille de 1814 fut, un peu plus d'un siècle plus tard, le théâtre du tragique échec du chemin des Dames. Sur la ferme, une plaque rappelle aussi les combats du 4e de Zouaves en...1914 et 1917, une autre, les combats des unités de la 4ème division cuirassée en 1940 !
Comme le disent les Anglais : "Once a battlefield, always a battlefield".

Quand même 2 remarques : les pires combats eurent lieu ici en 1917, pas en 1914, et de plus, "Bleus" fait plus penser à 1792 qu'à 1914. De plus, le bleu de 1914 n'est pas le bleu horizon de 1917....

1814-1914

À LA VAILLANCE DE LA JEUNESSE FRANÇAISE
MARIE-LOUISE DE 1814
BLEUS DE 1914

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Détail du marie-louise. On ne peut constater qu'une chose : contrairement à la plupart de ses camarades, celui-ci a eu la chance de toucher un uniforme et un équipement complet ! De plus, il a un uniforme d'avant le règlement Bardin de 1812 !

Notons que la statue est du célèbre Maxime Réal del Sarte.  Celui-ci, amputé du bras droit suite à sa blessure aux Eparges en janvier 1916, n'en continua pas moins son œuvre !


La ferme, vue de l'est.

 

 

HURTEBISE près de Craone (Aisne). - C'est dans cette demeure que Napoléon Ier passa la nuit la veille de la bataille de Craonne le 7 mars 1814. Deux boulets sont posés comme ornements sur les piliers de la porte d'entrée.


 

Hurtebise Arbres témoins de l'épopée du 7 mars 1814 Une légende locale veut que, sous ce tumulus, reposent de nombreux Français tombés dans cette mémorable journée.

http://extrazoom.com/image-10374.html?s=huln50x50
 
L'abbaye cistercienne de Vauclair, également témoin des combats de 1814. Vue à partir de l'est vers l'ouest, dans l'axe de l'avance française.

Un monument très peu connu, et pour cause : il a été complètement oblitéré par les combats du Chemin des Dames lors de la 1 GM. Il semblerait qu'il ait été situé face à la ferme d'Hurtebise, donc plus ou moins à l'endroit maintenant occupé par le monument 1814-1914. Inauguré le 8 mars 1914, pour le centenaire, il fut détruit peu de temps plus tard.

 

 

 

 

 

 

Une photo de l'inauguration, le 8 mars 1914.

Une carte postale ancienne bien émouvante... Pendant les accalmies des combats, les poilus ont rassemblé les dernières pierres du monument, puis les ont surmontées d'un casque Adrian,
pour en garder quelques traces... La dernière image du monument...
Chose bizarre les "tire-bouchons", qui sont en fait des piquets pour fixer les fils de fer barbelés, sont ici montés à l'envers, la partie visible ici étant en fait destinée à être vissée dans la terre.



Autre victime des combats de la 1 GM, le village aujourd'hui disparu d'Ailles. On y trouvait un orme planté en souvenir de la bataille. Le mention concernant les ossements est surprenante, mais tout à fait possible. Le monument doit être celui de la ferme d'Hurtebise, ce qui permet de date la carte de 1914.

 


Le plateau du Chemin de Dames, vu de la statue de Napoléon. Nous avons devant nous les positions russes. (1996) Idem ci-dessous.
Cliquez pour agrandir.

Statue de l'Empereur à l'emplacement de l’ancien moulin, près de la ferme d'Hurtebise.
C'est un avis personnel, mais je trouve que c'est peut-être la plus laide...
 

     "Cette tour, située sur le point le plus élevé du plateau, servit d'observatoire
à Napoléon Ier pour suivre et diriger les opérations de la Bataille
de Craonne, le 7 mars 1814."

 

                                                                                         Sur le socle:

COMMÉMORATION DE LA BATAILLE DE CRAONNE
7 MARS 1814
CE MONUMENT A ÉTÉ ÉRIGÉ PAR LE COMITÉ DE TOURISME
ET L’UNION DES ST. DE L’AISNE ET INAUGURÉ LE 30 JUIN 1974
PAR M. MICHEL PONIATOWSKI
MINISTRE D’ÉTAT. MINISTRE DE L’INTÉRIEUR.

                                                                                          Déjà très mal en point en 1996, elle n'existe plus de nos jours...

La statue, restaurée, telle qu'elle se présente en 2014. La restauration n'a pas replacé la plaque.
Une belle carte, à côté de la statue, explique maintenant les combats.

 

http://extrazoom.com/image-10375.html?s=huln50x50
 
Le plateau du Chemin de Dames, vu de la statue de Napoléon, vers  l'ouest. Nous avons devant nous les positions russes. (2014)
 

Le bicentenaire de la bataille de Craonne : http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/Craonne2014.htm

8 mars 1814 : traité de Chaumont

Par ce traité d'alliance du 8 mars (antidaté du 1er mars), la Russie, l'Autriche et la Prusse, et le Royaume-Uni s'engagent à tenir en campagne une armée active de 150 000 hommes et à ne tenir aucune négociation séparée avec l'ennemi commun. Le Royaume-Uni, lui, fournit annuellement un subside de 120 millions de francs.

8-9 mars 1814 : Bergen-op-Zoom : la plus grande défaite britannique de la campagne, presque toujours passée sous silence !
Assaut anglais raté sur la ville de Bergen op Zoom, tenue par les troupes du général Bizanet.
Sur 4800 hommes, les Britanniques ont les pertes suivantes : 400 tués (2 généraux!), 500 blessés, 1600 prisonniers (1 général) et 4 drapeaux perdus (75 % des généraux). Ces drapeaux sont encore dans les collections du Musée de l'Armée de Paris aux Invalides. Jusqu'à la dernière désastreuse transformation du musée de l'Armée, un de ceux-ci était encore visible.

Ces drapeaux sont les suivants :
- 1st Foot Guards (très vraisemblablement les "King's colours").
- 4th Battalion 1st Foot: les 2 couleurs "Regimental and King's colours".
- 2nd Battalion 69th Foot:  "Regimental colours". Notons que ce régiment particulièrement malheureux partit en campagne en 1815 avec un seul drapeau (King's coulours), qu'il perdit aux Quatre-Bras ! (Source : une passionnante discussion ici : http://www.napoleon-series.org/cgi-bin/forum/archive2013_config.pl?md=read;id=142552 et The British Army against Napoleon, Robert Burnham and Ron McGuigan, 2010.
Une carte de 1649


et une carte des événements de 1814.

8-9-10 mars 1814 : QG de l'Empereur à Chavignon

L'Empereur établir son QG à Chavignon,  3, rue Saint-Pierre. L'hôtel à malheureusement été détruit, mais le 7 mars 2009, les  Amis du Patrimoine Napoléonien y apposèrent une plaque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       "Ancien hôtel Saint-Pierre, où Napoléon établit son quartier général et où il coucha pendant trois nuits, lors de la bataille de Laon, le 9 mars 1814.
         Pendant ce séjour, un soir qu'il essayait en vain de prendre un livre sur le manteau très élévé de la cheminée de l'hôtel, le général Petit, d'une stature plus haute que l'Empereur, s'empressa de le lui donner en disant :  « Je suis plus grand que vous, Sire ». « Dites plus long », répliqua l'Empereur."

ICI
SE TENAIT
 L’HÔTEL SAINT-PIERRE

NAPOLEON Ier
ÉTABLIT SON Q. G.
 LES 8, 9, 10 MARS 1814
(BATAILLE DE LAON)
 

DON
M. DELGADO APN 02

CHAV 02000


9 mars 1814 : bataille de Laon

Carte de Kaussler.

 
 Panorama du champ de bataille de Laon le 9 mars 1814,
d'abord vu du nord (sud de la ville) vers le sud (attaque française vue des positions alliées),
ensuite du sud (nord de la ville) vers le nord.




Le bouclier symbolisant la bataille de Laon dans la Befreiungshalle de Kelheim.

13-14 mars 1814 : bataille de REIMS  "Dernier sourire de la Fortune"

Reims, Mont-Saint-Pierre.

Napoléon
dirigea
de ce lieu
la reprise
de
Reims
13 Mars 1814

 

Le commandant Lachouque, qui devait avoir de meilleurs yeux que moi, a réussi à discerner sur les autres côtés du monument les noms de :
Marmont, Ney, Berthier, Lefebvre, Bertrand, Drouot, Friant. Lagrange, Ricard, Exelmans, Krasinski, Defrance, Arrighi, Bordessoulle, Pierre Boyer. Sébastiani, Colbert, Letort, de Ségur, Merlin, Pelleport, Piquet.

En fait, la carte postale ancienne montre que les noms étaient bien plus lisibles à l'époque... sur l'ancien monument.

En effet, un examen attentif nous montre que, malgré des similitudes, il ne s'agit pas du même obélisque !

 

Déjà en mauvais état en 1996, il est à craindre que l'endroit soit maintenant encore plus défiguré avec les travaux en cours...

                                                                                       Inauguration du monument sur le Mont-Saint-Pierre, le 16 ou le 19 mai 1909.
                                                                                                                                                                                                         Documents aimablement communiqués par M. Philippe Jérôme.

                                                  

Reims, Parc de la Haubette

Aux
Troupes
françaises
victorieuses

Bataille
de Reims

13 Mars 1814

 

 

Au verso :


Napoléon
a campé ici
13 Mars 1814

 

Trois intéressantes vues du parc de la Haubette au début du 20e siècle (avant 1911). Il y avait même une Salle des Souvenirs militaires ! On notera la plaque "Hôtel Dieu de Reims".
Documents aimablement communiqués par M. Philippe Jérôme.

 

Le magnifique  ouvrage du Commandant Lachouque "Napoléon en 1814" nous donne quelques explications à propos de ce site. 

"Dans le parc de la Haubette-Tinqueux, aménagé en 1903 et 1904, sur la butte Sainte-Geneviève, le propriétaire, M. Nouvion-Jacquet, fit édifier en 1908 une pyramide de pierre entourée d'une grille (DT : cette dernière a disparu) et surmontée de quatre boulets. On lit sur les faces: (cf. ci-dessus).

"Çà et là, dans le parc, qui appartient maintenant (c-à-d. en 1959) à MM. Lanson père et fils, nom prestigieux parmi les grandes marques de champagne, se cachent sous les ronces un petit parc à boulets, des dalles de pierre dégradées qui portent des inscriptions incomplètes. Sur l'une d'entre elles, on lit :

1814
Aux Maries-Louises

(sic)

 



 

Le rond-point

du

Vieux Grenadier

 

 

13 Mars 1814
Napoléon est en
observation au mont Saint-Pierre
de 2 à 4 heures.
Prise de la montagne
Sainte-Geneviève
de 4 à 6 heures.
Bivouac impérial
à 7 heures.

Etat-Major entourant Napoléon 1er
dans la nuit du 13 mars 1814 :

Marmont             Berthier

Ney                    Lefebvre

Drouot                 Bertrand

 

C'est ici
que des moulins..
maison historique sise..
s'abrita l'Empereur de 11 heures
à minuit le 13 Mars

(DT : la suite, déjà cassée en 1959 était : "avant son entrée à Rheims (sic) à une heure du matin" selon le Répertoire Napoléonien, donc mieux informé que Lachouque)

"L'aimable secrétaire général du Syndicat d'initiative rémois, M. Claude Holtz, a bien voulu nous révéler que ces émouvants vestiges ont été déposés en ces lieux « pour créer l'atmosphère », mais n'ont fait partie d'aucun monument aujourd'hui disparu . Cependant, dans un bosquet voisin, le « Carabinier » de Chinard, réplique en bronze de celui qui domine l'arc de triomphe du Carrousel à Paris, monte la garde sur l'emplacement du bivouac que quitte l'Empereur dans la nuit du 14 mars."

Voilà : il s'agit donc d'un monument on ne peut plus romantique (on faisait des ruines "neuves", à l'époque romantique) –même si ce monument date de 1908 !

Le carabinier de Chinard, copie en bronze de la statue en marbre situé sur l’Arc de Triomphe du Carrousel est installé désormais dans la cour d’honneur de la maison de champagne Lanson, rue de Courlancy.

 Le carabinier de Chinard

Le Carabinier (à cheval), maintenant dans la cour d’honneur de la maison Lanson, rue de Courlancy, à Reims.

La copie dans la galerie des Invalides.

      Le Carabinier sur l'arc de Triomphe du Carrousel.

 


Le Carabinier, tel qu'il se trouvait dans le parc de la Haubette,
maintenant dans la cour d’honneur de la maison Lanson, rue de Courlancy.
Carte postale ancienne aimablement communiquée par M. Philippe Jérôme.


Document collection Philippe Jérôme

Vous trouverez le parc de la Haubette ou de la Cure d'Aire en prenant  l'avenue d'Epernay, puis la rue François Dor : il se trouve entre la rue de Pargny et l'avenue François Mauriac.




Reims, Cimetière du Nord, dit du Champ-de-Mars (1, rue du Champ-de-Mars),

Nous trouvons dans "REIMS EN 1814 PENDANT L'INVASION" de A. Dry (1902), p. 364, le texte suivant :

De toutes les tombes érigées en I814, une seule subsiste actuellement; celle du lieutenant Amalric. On la trouve difficilement dans la vieille partie du cimetière de Mars.  L'inscription, un peu effacée par le temps, est encore cependant très lisible.
«  Ici repose Alfred-Ernest Amalric, lieutenant dans la cavalerie de la Garde, fils du Secrétaire général de la grande chancellerie de la Légion d'honneur, tué le 5 mars à l'âge de 18 ans, près du village de Tinqueux, dans un combat où il fit des prodiges de valeur. Sa mort est le seul chagrin que cet enfant chéri ait donné à ses parents inconsolables. »

Malheureusement, personne n'a pu nous renseigner à ce sujet.

 

7ème division.

La face "française" du monument érigé en 1893-1894.

 

À LA MÉMOIRE
DES SOLDATS FRANÇAIS
MORTS À LA DÉFENSE DE REIMS
EN 1814

_______


PRO PATRIA CECIDERUNT              

LE SOUVENIR FRANÇAIS.             
 


CÉSAR RENÉ MARIE FRANÇOIS
RODOLPHE DE VACHON, COMTE
DE BELMONT BRIANÇON
COLONEL MAJOR DU 3ème RÉGI.
DES GARDES D'HONNEUR
MARIÉ À MLLE CLÉMENTINE
DE CHOISEUL-GOUFFIER

                     
MORT À LA DÉFENSE DE
REIMS
LE 13 MARS 1814


DECORUM PRO PATRIA MORI

César René Marie François Rodolphe VACHON, comte de BELMONT BRIANÇON est né le vendredi 2 Mars 1770 à Saint-Sulpice, Paris.
Il fut reçu à l'école militaire royale de La Flèche le 31 octobre 1785, sortit de l'école le 11 mars 1788, puis émigra à la Révolution. Rentré en France, il fut nommé chambellan de l'Empereur et chevalier de l'Ordre de la Réunion, À 30 ans, il épousa à Amiens, le samedi 10 Janvier 1801 (20 Nivôse An 9), Clémentine-Louise-Henriette de CHOISEUL-BEAUPRÉ-GOUFFIER. Il est alors domicilié à Paris, au 90 de la rue St-Honoré.
Nommé Colonel Major du 3ème Régiment des Gardes d'Honneur, il est tué au combat,  le dimanche 13 Mars 1814 à Reims.

Au sujet de Belmont, et des pertes des Régiments de Gardes d'Honneur, Dry nous dit (op.cit.  p.224) :
"Les pertes des 1er et 3e Gardes d'honneur avaient en effet été très grandes. Au 1er régiment, le lieutenant de Campigneulles, au 3e, le colonel de Belmont-Briançou avaient
été tués ; huit lieutenants avaient été blessés (Au 1er régiment: Perrier, de la Genevraye, de Lalonde, lieutenants, et Tillaye, chirurgien.  Au 3e régiment :  Sapinaud, Legoux-Duplessis, de Kergrist, Martin de Bourgon ; Legoux-Duplessis mourut de ses blessures.).

Le corps du colonel de Belmont ne fut retrouvé que le 14 mars dans la matinée ; l'enterrement eut lieu au vieux cimetière de la porte Mars, en grande pompe.  Une très simple épitaphe fut placée sur le tombeau en 1814 :

« Ici repose le corps de M. le comte de Briançon de Belmont, colonel-major du 3e régiment des gardes d'honneur, âgé de cinquante ans, mort à la bataille de Reims le 13 mars 1814. » (Il avait en fait seulement 44 ans.)

Dans le même cimetière furent déposés les restes de plusieurs autres officiers : Guerrier, chef d'escadron d'artillerie de la garde. Amalric, lieutenant de cavalerie, mort à dix-huit ans, etc."

Le combat du 13 mars avait fini très tard dans la nuit et ce ne fut que dans l'après-midi du 14 qu'on put ramasser la plupart des morts. Quatre cent soixante-treize cadavres furent trouvés au fond de Muire, à Sainte-Geneviève et à la porte de Vesle. Pêle-mêle, Français et Alliés furent enterrés près de la porte de Vesle, à côté "du Lavage Becquaine", héros anonymes, morts les uns pour défendre leur patrie, les autres pour la gloire de leurs maîtres, sans qu'aucun monument ait gardé leurs noms obscurs ! Le souvenir même de leurs tombes n'existe plus aujourd'hui. De riantes maisons et des fabriques se sont élevées lâ où les soldats du 13 mars continuent à dormir leur dernier sommeil.

La face "russe"

AUX SOLDATS RUSSES
MORTS À REIMS

EN 1814

_______

 

HOSTES .... FRATRES ..                   .
 


À LA MÉMOIRE
DU PRINCE GAGARINE
COMMANDANT DES BASCHKIRS
TUÉ À LA PORTE DE PARIS
LE 5 MARS 1814 ÂGÉ DE 23 ANS
DE JOSEPH DE HECK
CAPITAINE DE L'ÉTAT-MAJOR RUSSE
CHEVALIER DES ORDRES DE SAINTE-ANNE
ET VLADIMIR NÉ EN 1785
TUÉ AU COMBAT DES PROMENADES
le 7 / 19 MARS 1814.


INTER ARMA CARITUS.                      

Le sort du Prince Gagarine, dit "Tête de mort", ne semble absolument pas clair. Il a été fait prisonnier par le brigadier Lallemant, des Dragons de la Garde, au moment où il arrivait au pont de Berry-au-Bac, venant de Reims, avec les restes de son régiment, le 1er régiment de Baschkirs, sabré le matin à Reims, régiment dont il avait pris le commandement le 1er janvier 1814. Auparavant, il commandait les Hussards de Belorousskiy (Russie blanche).  Ce monument mentionne cependant qu'il a été tué à la Porte de Paris, à Reims.  Ceci est manifestement une erreur. Mais la date est révélatrice : il est mentionné le 5 mars, date de la bataille de Berry-au-Bac ! D'autres sources mentionnent qu'il a été envoyé comme prisonnier à Paris. Comment a-t-il, dans ce cas, pu être enterré à Reims ? A moins qu'il s'agisse simplement d'un cénotaphe, mais sur une tombe commune. Dry (op.cit.) est formel : " L'intention du Souvenir français était excellente et l'on ne peut qu'y applaudir. Mais la Société et l'architecte du monument ont été bien mal conseillés ! Le prince Gagarine n'a jamais été tué à Reims. Il a été fait prisonnier à Berry-au-Bac et envoyé à Paris. [...] Je ne sais d'où provient l'erreur commise. Personne à Reims n'a pu me renseigner à ce sujet. 11 est curieux tout de même de constater, une fois de plus, comment on écrit l'histoire ! Bien des Rémois ont dû déjà s'apitoyer sur le sort du jeune prince Gagarine, tué à vingt-trois ans !"

ICI REPOSE
MESSIRE LOUIS LEGOUZ-DUPLESSI
CHEVALIER SEIGNEUR DE BORDES
CHEVALIER DE SAINT-LOUIS
CAPITAINE AU SERVICE DE FRANCE
MORT DE SES BLESSURES
À REIMS le 3 mai 1814

Priez Dieu pour lui

Louis-Philippe Le Gouz du Plessis, (ou Legout (selon Martinien) ou Legoux, selon d'autres sources), est né le 24 mai 1784 à Baugé (Maine-et-Loire).  Capitaine au 3e Régiment de Gardes d’honneur, blessé aux côtés du colonel de Ségur dans la charge du 13 mars 1814, décédé dans la même ville, le 3 mai.  La mention Chevalier de St-Louis peut surprendre : il ne figure pas dans la base de données des chevaliers de St-Louis, et n'a pas été nommé avant la Révolution (c'est impossible, vu son âge).  Il a donc dû être nommé sur son lit de mort, mais on n'en trouve nulle trace. Le monument date de 1826.

L'arrière de la tombe du capitaine Le Gouz du Plessis a été transformé en monument à d'autres officiers autres morts des suites des combats de 1814.  Il n'y aucune certitude qu'ils reposent ici, mais comme ils sont morts après les combats, il est tout à fait possible que le monument Le Gouz ait été placé sur une tombe commune de 1814.

HONNEUR AUX BRAVES

 

JOACHIM ABDAL, NÉ À ST-PONS (HÉRAULT), AIDE
DE CAMP DU GÉNÉRAL MEUNIER, TUÉ À LA DÉFENSE
DE REIMS LE 11 MARS 1814, ÂGÉ DE TRENTE ANS.
LOUIS VIDAL, NÉ À GRASSE,
CAPITAINE AUX CHASSEURS DE LA GARDE,
TUÉ LE 13 MARS, ÂGÉ DE VINGT-NEUF ANS.
JOSEPH QUIQUAND, NÉ À ROUGEMONT (DOUBS),
LIEUTENANT AUX VOLTIGEURS DE LA GARDE, MORT DE
SES BLESSURES LE 22 MARS, ÂGÉ DE TRENTE-TROIS ANS.
CLAUDE GAITTE, NÉ À AUTUN, CAPITAINE AUX
ÉCLAIREURS DE LA GARDE, MORT DE SES BLESSURES
LE 26 MARS, ÂGÉ DE QUARANTE-QUATRE ANS.
PROSPER GALLAND, NÉ À BLANSE-BERRY (INDRE),
LIEUTENANT AU 5E RÉGIMENT DE CHASSEURS À
CHEVAL, MORT LE 2 AVRIL, ÂGÉ DE TRENTE-NEUF ANS.
FRANÇOIS GUERRIER, NÉ À METZ, OFFICIER DE LA
LÉGION D’HONNEUR, COMMANDANT D’ARTILLERIE
DE LA VIEILLE GARDE, MORT DE SES BLESSURES
LE 22 JUIN, ÂGÉ DE TRENTE ET UN ANS.
MAURICE BROSSES, SOUS-LIEUTENANT AU
1ER RÉGIMENT DES VOLTIGEURS DE LA GARDE,
MORT DE SES BLESSURES LE 14 JUIN.

DÉSIRÉ BERGUIN, NÉ À SAINT-DOMINGUE,
LIEUTENANT AU 5E RÉGIMENT DE LIGNE,
MORT DE SES BLESSURES LE 22 JUIN.
MAXIMILIEN DE GUÉRIN DE BRUSLARD,
NÉ À ABLON, CAPITAINE DE DRAGONS
MORT LE 6 JUILLET 1814.

LUX PERPETUA LUCEAT EIS*

 

LE SOUVENIR FRANCAIS                                 

           

                                                                   * Que la lumière éternelle brille pour eux.

Quelques remarques :
- Abdal, Joachim : ° en 1784 à St-Pons (Hérault), aide de camp du général Meunier, lieutenant de cavalerie, tué à la défense de Reims le 11 mars 1814. On ne trouve aucune trace de lui dans les registres.
- Vidal, Louis: ° le 18/09/1784 à Grasse.
- Qui(n)quant ou Quiquand, Joseph : ° le 3 (ou le 4) janvier 1781 à Rougemont dans le Doubs. Lieutenant au 4e Régiment de Voltigeurs de la Garde, blessé à Craonne le 7 mars, mort de ses blessures à Reims, le 22 mars 1814.
- Gaitte ou Gaittet : ° le 21/11/1772
- Galland : ° en 1774 au Blanc.
On notera que le Martinien mentionne un lieutenant Galland, mort le 2 avril, mais celui-ci est blessé à Laon et sert au 7e Régiment de Voltigeurs.
- Guerrier : ° en 1782. Il
était chef d'escadron, capitaine en second à l'artillerie à Cheval de la Vieille Garde. Il fut tué à l'attaque de la porte de Paris.
- Brosset (et non Brosses), Maurice. Le SHAT mentionne un Pierre Brosset, ° le 03/02/1790 à Château-Renault (Indre-et-Loire). Entré au service au Fusiliers-Chasseurs le 14 mars 1809,passé aux 1er Voltigeurs (1er Bataillon, 1ère Compagnie) en tant que caporal le 1er août 1811.  Adjudant Sous-Officier le 1er juin 1813. Sous-Lieutenant au 3e bataillon du 1er Régiment de Voltigeurs de la Garde le 1er janvier 1814. Mort de ses blessures à Reims, le 14 juin 1814.
- Berquin (et non Berguin) : né à St-Domingue, date de naissance inconnue. Lieutenant au 5e de Ligne (ne figure pas dans le dossier du 5e de Ligne), mort de ses blessures à Reims le 22 juin 1814. 
- Guérin de Bruslard, Maximilien (de) : né à Ablon (Calvados) date de naissance inconnue. Capitaine de Dragons (régiment inconnu), mort le 6 juillet 1814 à Reims, des suites de ses blessures. Nous avons retrouvé un Antoine-Maximilien Guérin, marquis de Brûlard,
capitaine de dragons au régiment de Languedoc en 1789, peut-être son père?

- On remarquera que fort peu de ces morts sont mentionnés dans le Martinien !

Un grand merci à M. Bernard Quintin pour ses précieuses recherches !

Pour une visite complète du cimetière du Nord, rendez-vous sur : http://www.napoleonprisonnier.com/lieux/reims.html   Un travail superbe !

SUITE : Campagne de France (3 b) : 16-31 mars 1814

Campagne de France (1) : novembre 1813- janvier 1814
Campagne de France (2 a) : 1er- 14 février 1814
Campagne de France (2 b) : 15-28 février 1814
Campagne de France (3 a) : 1er - 15 mars 1814
Campagne de France (3 b) : 16-31 mars 1814
Campagne de France (4) : avril 1814

Cartes (sauf mention contraire) :Johnston, Alex. Keith, Atlas to Alison's History of Europe, William Blackwood and Sons, Edinburgh and London,  1848.

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