CAMPAGNE DE FRANCE 1814 (2 b)
15-28 février 1814

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Campagne de France (1) : novembre 1813- janvier 1814
Campagne de France (2 a) : 1er- 14 février 1814
Campagne de France (2 b) : 15-28 février 1814
Campagne de France (3 a) : 1er - 15 mars 1814
Campagne de France (3 b) : 16-31 mars 1814
Campagne de France (4) : avril 1814
Campagne de France dans le Sud-Est
Campagne de France dans le Sud-Ouest



Ce qui précède : Campagne de France (2 a) : 1er -14 février 1814
16/02/1814 Guignes
17/02/1814 Nangis
17/02/1814 Mormant
17/02/1814 Valjouan
17/02/1814 Montmirail (2)
18/02/1814 Villeneuve-les-Bordes
18/02/1814 Montereau-Fault-Yonne
18/02/1814 Moret-sur-Loing
20-22/02/1814 Nogent-sur-Seine
20/02/1814 Bray-sur-Seine
22/02/1814 Méry
22/02/1814 Château-Thierry (2)
23/02/1814 Fontvannes
23/02/1814 Troyes
24/02/1814 Bar-sur-Aube
24-28/02/1814 Lusigny-sur-Barse
25/02/1814 Magny-Fouchard
26/02/1814 Bar-sur-Aube (2)
27/02/1814 Bar-sur-Aube (3)
27/02/1814 Meaux
28/02/1814 Dolancourt
28/02/1814 Gué-à-Tresmes
28/02/1814 La Fère

16 février 1814 : Guignes


NAPOLÉON Ier
A PASSÉ LA NUIT
DU 16 AU 17 FÉVRIER 1814
À L’HÔTEL Ste-BARBE

Guignes, à une quinzaine de kilomètres de nord-est de Melun, route de Paris.  Napoléon passa la nuit du 16 au 17 février 1814 à l’hôtel Sainte-Barbe, dans une chambre au 1er étage.

Le bicentenaire fut l'occasion de la pose de cette plaque devant l'église de Guignes.

Le Guide Napoléon nous apprend qu'une tradition locale prétend que Napoléon serait monté dans le clocher de l’église pour y observer le déroulement de la bataille de Mormant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


17 février 1814 : bataille de MORMANT


Panorama à 360° du champ de bataille, Guignes est sur la gauche de la photo.


Panorama du champ de bataille, vue vers Guignes
Cliquez pour agrandir.


Panorama du champ de bataille, vue vers Mormant.

Pendant que l'empereur Napoléon avec ses principales forces quittait la Seine pour manœuvrer sur la Marne contre le général Blücher, le prince de Schwartzenberg, commandant la grande armée (Armée de Bohème) coalisée, poussant les maréchaux Oudinot et Victor, s'approchait de Paris et déjà avait dépassé Montereau, Bray et Nogent.

Napoléon, n'ayant pas un instant à perdre pour sauver sa capitale, du village de Vauchamps (14 février) où il venait de porter le dernier coup à l'armée, dite de Silésie, fit volte-face, et retourna en toute hâte vers la Seine. Ayant laissé à Étoges le duc de Raguse pour veiller sur Châlons, à la Ferté-sous-Jouarre le général Grouchy, le duc de Trévise en avant de Château-Thierry, et le général Vincent (En 1820 maréchal-de-camp en disponibilité) dans cette ville, il partit le 15 février de Montmirail avec la garde impériale et le corps du prince de la Moskowa, coucha ce jour-là à la Ferté-sous-Jouarre, et le 16 arriva à Guignes, par Meaux, ayant fait trente lieues en deux jours.

Les maréchaux Oudinot et Victor, en se retirant devant l'armée austro-russe, avaient concentré leurs forces aux environs de Guignes. Napoléon arrêta la marche rétrograde, rallia toutes les troupes dont il put disposer, et ordonna pour le lendemain la reprise de l'offensive. Il avait alors sur ce point de quarante- cinq à cinquante mille combattants électrisés par les dernières victoires remportées sur le général Blücher.

Le 17 février, au point du jour, l'armée française s'ébranla. Le deuxième corps, commandé par le maréchal Victor, duc de Bellune, qui marchait en tête sur la route de Guignes à Nangis, soutenu par les corps de cavalerie des généraux Kellermann et Milhaud, rencontra, en avant de Mormant, un corps russe de huit mille hommes, qui se replia aussitôt. Napoléon fit doubler de vitesse à nos colonnes. Pendant que notre cavalerie tournait Mormant par ses flancs, le deuxième corps l'attaquait de front. Le chef de bataillon Gérard (En 1820 colonel en non activité; c'est le même qui s'est fait une si belle réputation par la défense de Soissons.) avec le cinquième bataillon du 32e, y entra au pas de charge. Pressé de toutes parts, l'ennemi était déjà dans un grand embarras lorsque le général Drouot s'avança avec trente-six pièces de la garde, ouvrit un feu terrible sur les masses russes et détermina leur déroute. Une partie de la cavalerie parvint seule à s'échapper ; l'infanterie se forma vainement en carré: l'un, chargé par les généraux Kellermann et Milhaud, mit bas les armes; le second essaya de se sauver en se jetant vers le marais d'Aucoeur, mais assailli en queue par le 4e et le 16e de dragons, en tête par le 6e et le 13e il fut enfoncé et contraint de se rendre.

Les fuyards se sauvèrent sur Provins et Villeneuve- le-Comte, et furent poursuivis dans toutes les directions. La division de cavalerie du général Piré atteignit encore la cavalerie russe au défilé du bois de Nangis, fit un grand nombre de prisonniers et prit six bouches à feu. Napoléon et la garde impériale couchèrent à Nangis. Le duc de Bellune, qui suivait la route de Villeneuve-le-Comte, rencontra, vers trois heures après-midi, à la hauteur de Valjouan, la division bavaroise Lamotte, qui, instruite de la défaite de l'avant-garde coalisée, rétrogradait sur Montereau.

Le général Gérard engage aussitôt l'action. Pendant qu'un bataillon du 86e attaque de front l'ennemi occupant Villeneuve, ce général, avec le reste de sa division, profite d'un ravin boisé qui dérobe son mouvement, et se porte par sa gauche sur les derrières des Bavarois. Les troupes ennemies qui défendaient Villeneuve sont débusquées par le 86e, et ensuite chargées et culbutées par les cuirassiers du général Bordessoulle (Ces deux escadrons étaient formés de conscrits de nouvelle levée, qui depuis huit jours seulement étaient à cheval; ces jeunes gens ne voulaient faire aucun prisonniers, et leur général ne parvint qu'avec peine à arracher de leurs mains un seul officier déjà blessé.).

Le général bavarois ne voulant pas prolonger le combat, forme son infanterie en carré et croit opérer en sûreté sa retraite sur Donnemarie ; mais à peine a-t-il marché quelques instants que le général Gérard débouche du bois, attaque ses masses à la baïonnette et les met dans le plus grand désordre. L'ennemi se fût difficilement tiré de ce mauvais pas si le duc de Bellune eût fait appuyer cet habile mouvement par de la cavalerie; loin de là, il enjoignit itérativement au général Gérard d'arrêter sa poursuite, et laissa ainsi se rallier les Bavarois, qu'un effort de plus allait probablement contraindre à mettre bas les armes.

Ce fut à la suite de cette affaire que Napoléon , blâmant sévèrement le duc de Bellune de s'être si tôt arrêté dans sa marche et de n'avoir pas poussé jusqu'à Montereau, pour ce jour-là même couper ce point de retraite aux corps coalisés qui se trouvaient encore sur la rive droite de la Seine: ce fut à la suite de ce combat, disons-nous, que sur le champ de bataille de Montereau, et au moment de l'action, Napoléon ôta le commandement du deuxième corps au duc de Bellune et le confia au général Gérard. Toute l'armée applaudit à un tel choix, car le vrai mérite n'a point d'envieux.

Le résultat de cette journée fut pour l'ennemi une perte de six mille hommes, dont cinq mille prisonniers et quatorze pièces de canon. L'armée française eut environ huit cents hommes hors de combat.

 

Le beau monument russe de Mormant.

 

 

 

 

 

 

 

LA RUSSIE
GARDE LA MÉMOIRE
SACRÉE DE SES FILS
AUX PARTICIPANTS DE LA GUERRE
1812-1814
MOSCOU – MORMANT
1999

 

Ce monument
est érigé selon le vœu du Maire de Moscou
Uouri LOUJKOV
en accord avec le Maire de Mormant
André HUGUET
Avec le concours du Centre d'études
Napoléonienne et son directeur
Fernand BEAUCOUR

Sculpteur – Nicolay GORENICHEV
Fabriqué par
"ZODTCHI" (Russie)
Moscou – Mormant
1999

 

 

La plaque, posée à gauche du monument russe, à l'occasion du bicentenaire.

 

 

L’église de Mormant servit d’hôpital après la bataille.

 

Cette gravure ancienne nous montre son apparence au 19e siècle.

17 février 1814 : Combat de VALJOUAN (bataille de MORMANT)


Position des troupes de Gérard au début des combats.
Vue du nord du village, vers le nord.


Entrée nord de la commune de Valjouan. Le corps de Victor combat les Bavarois de Lamotte.

 


Plaine au nord de Valjouan : rencontre de la cavalerie de Bordessoulle et de celle de Lamotte.
Avec l'amicale collaboration de Bruno Ballery.
http://bezusaintgermain.uniterre.com/68371/La+Bataille+de+Valjouan+.html

http://extrazoom.com/image-9706.html?s=huln50x50

 

La plaine au sud de Valjouan, 200 ans (moins un jour) après la bataille. A gauche, Valjouan; au bout de la route, Villeneuve-les-Bordes.

17 février 1814 : passage de l'Empereur à Nangis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nangis : le QG impérial du 17 février au lieu-dit la Baraque, sur la route jadis impériale (maintenant 16, route de Paris),

 

Attention, La Baraque est maintenant un restaurant chinois ! (2014)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La carrefour de la Baraque à Nangis.
L'Empereur logea chez M. Salmon, juge de paix. Cette maison se trouvait à l'emplacement du petit parc où la plaque a été posée, mais elle fut détruite par un camion venant de Mormant qui rata son virage.

EN CE LIEU, L'EMPEREUR NAPOLÉON Ier
A PASSÉ SES TROUPES EN REVUE,
LE 17 FÉVRIER 1814
LORS DE LA BATAILLE DE NANGIS.
 

A LA MÉMOIRE DES OFFICIERS,
SOUS-OFFICIERS ET SOLDATS
DU 4e RÉGIMENT DE DRAGONS

La plaque payée et posée par le Souvenir Français de Nangis, inaugurée le 20 octobre 2007 par les Amis du Patrimoine napoléonien. (en coordonnées 48°33'41.63"N 3° 0'48.44"E, au lieu-dit « La Baraque », au carrefour de la D419/D619 avec l'avenue du Maréchal Foch, contre le mur d'un petit parc).

Le 17 février 1814 : deuxième combat de MONTMIRAIL

Le maréchal Marmont, duc de Raguse, laissé à Étoges par Napoléon pour observer la route de Châlons-sur-Marne, ayant appris que le corps russe du général Diebitsch, venant de Sézanne, était entré à Montmirail, marche à lui le 17 février, l'attaque, le force à évacuer cette ville et le fait poursuivre par la cavalerie du général Doumerc sur Pont-Saint- Prix.

18 février 1814 : l'Empereur bivouaque à Villeneuve-les-Bordes

Au matin du 18 février, l'Empereur bivouaque à une endroit préparé par l’escadron de service des chasseurs à cheval de la Garde impériale, dans l’attente de la nouvelle de la prise des ponts de Montereau, que le maréchal Victor devait effectuer. Vers 1888, le comte d’Haussonville y fait ériger cette borne. 
(En coordonnées 48°29'7.45"N, 3° 3'5.97"E, à 60 m à l'est du carrefour des D201 et D213)

18 février 1814 : Bataille de MONTEREAU-FAULT-YONNE

MONTEREAU-FAULT-YONNE

On a vu au combat de Mormant (17 février) avec quelle rapidité l'empereur Napoléon, qui venait d'écraser l'armée dite de Silésie, se porta de la Marne sur la Seine lorsqu'il eut connaissance de la marche de l'armée austro-russe sur Paris par la route de Troyes. Lorsque le prince de Schwartzenberg fut informé de l'échec éprouvé par son avant-garde, il se hâta de replier son armée sur la rive gauche de la Seine, gardant les passages de Nogent, Bray et Montereau. Seulement le prince de Wurtemberg dut s'établir sur la rive droite en avant de Montereau, afin de couvrir le flanc gauche de l'armée coalisée et protéger sa concentration.

Cependant Napoléon, informé que le duc de Bellune avait, comme nous l'avons déjà dit (17 février), commis la faute de ne point pousser jusqu'à Montereau, ordonna pour le lendemain matin une attaque combinée de cette position. A cet effet, le général Pajol avec sa cavalerie reçut l'ordre de pousser tout ce qui se trouvait devant lui, et de l'attaque par la gauche vers sept heures, tandis que le deuxième corps et la réserve du général Gérard l'aborderaient par la droite.

Le 18, à la pointe du jour, le général Pajol fit replier les avant-postes ennemis, chargea plusieurs fois et débusqua du bois de Valence l'infanterie qui le défendait, et engagea une vive canonnade qui dura jusqu'à midi. De son côté, le duc de Bellune arriva devant Montereau vers neuf heures. Le prince de Wurtemberg avait établi ses troupes sur deux lignes entre Villaron et Saint-Martin, occupant les hauteurs de Surville, qui dominent la ville et les deux ponts sur la Seine et l'Yonne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le château de Surville, endommagé pendant la 2GM et détruit après 1959, a laissé sa place à une école. L'ouvrage du Commandant Lachouque (1959) mentionne "en partie détruit", l'Empereur y logea au soir de la bataille. Il y reçut monsieur de Rumigny, secrétaire de son cabinet venant de Châtillon.

 

La façade arrière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Peut-être une des dernières photos du château.
Il semble que le souvenir du passage de l'Empereur ait bien été gardé au château, et qu'on ait gardé sa chambre en l'état.
Le Commandant Lachouque mentionne même la présence d'une plaque, dont on sait rien. (Peut-être parle-t-il de la dalle d'où Napoléon a dirigé le tir?)
Hélas, plus aucune trace du château, sauf...

 

Si le château de Surville n'existe plus, il en reste tout de même une trace tangible, sous la forme de son pigeonnier, dans le parc de l'école.  (48°23'37.27"N  2°57'42.71"E)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le général Chateau enleva d'abord Villaron, mais ne put s'y maintenir. Quelques instants après la division Duhesme attaqua ce même village, tandis que le général Château cherchait à tourner les hauteurs de Surville pour tâcher d'arriver aux ponts par la route de Paris. Ce dernier, après avoir culbuté les troupes qu'il trouva sur la route, allait parvenir au pont de la Seine, lorsqu'il fut blessé mortellement. Sa brigade, privée de son chef, rétrograda. La nouvelle tentative sur Villaron échoua également. A une heure, la position était encore intacte, parce qu'on n'avait fait que des attaques partielles.

Le général Gérard, qui arrivait dans ce moment avec sa réserve, fut prévenu que l'intention de Napoléon était qu'il prît le commandement de toutes les troupes engagées, et dirigeât l'attaque comme il l'entendrait (Voyez pour le motif; le combat de Mormant, au 17 février). Il fit aussitôt rentrer les tirailleurs, maladroitement engagés dans un terrain bas et défavorable, et d'un premier coup d'œil reconnaissant que la supériorité de l'artillerie wurtembergeoise était la principale cause des échecs éprouvés par le deuxième corps, plaça en batterie quarante pièces, qui bientôt eurent maîtrisé le feu de l'ennemi, et notre infanterie put enfin reprendre haleine.

Pour se soustraire au terrible feu de ces quarante pièces, le général Daring voulut essayer de s'en emparer en lançant son infanterie; mais chargé lui-même par le général Gérard, il fut repoussé avec perte. Dans le même temps, une attaque vigoureuse dirigée contre le plateau de Surville venait de décider le prince de Wurtemberg à la retraite, lorsque Napoléon, qui arrivait, fit soutenir cette attaque par deux bataillons de la vieille garde, qui précipitèrent le mouvement rétrograde de l'ennemi.



A LA GLOIRE
DU BATAILLON
DE
GENDARMERIE
MONTEREAU
18 FÉVRIER 1814

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avenue de Surville, en face du monument aux Gendarmes, sur le rond-point, un nouveau monument a été inauguré le 31 mars 2007, il s'agit d'une statue du général Pajol par Mme Véronique Ziegler.
 

Au moment où deux régiments de cavalerie, l'artillerie démontée, et une brigade d'infanterie, commençaient la retraite et s'enfournaient dans le défilé pour arriver au pont, le général Pajol charge sur la route de Melun l'infanterie qui couvrait ce mouvement, et la culbute dans le défilé. Le prince de Wurtemberg veut opposer sa réserve à cette impétueuse attaque, mais le prince de Hohenlohe ayant été renversé d'un coup -de feu, le désordre se met dans ses troupes, et l'encombrement devient affreux. Les Wurtembergeois, pour fuir plus vite, obstruent tous les débouchés de la ville, et ne peuvent s'écouler facilement par les ponts, mitraillés par deux batteries de la garde que dirige le général Digeon. Pressés vigoureusement, ils veulent faire sauter le pont de la Seine, mais la mine n'ayant fait qu'un entonnoir sur clef, le général du Coëllosquet, à la tête du t de chasseurs à cheval, passe au galop, refoule les fuyards dans la ville, et y entre pêle-mêle avec eux. La division Duhesme l'y suit au pas de charge, et fait main-basse sur tout ce qu'elle rencontre.

A l'apparition des vainqueurs, les habitants de Montereau, impatiens de se venger des mauvais traitements qu'ils avaient éprouvés des Wurtembergeois chefs et soldats, prennent part au combat. Les tuiles, les décombres pleuvent sur les fuyards; à travers les portes et les fenêtres ils les fusillent ; ils barricadent les rues pour retarder leur fuite, et dirigent nos colonnes par les rues les plus directes. La division Duhesme, précédée de deux brigades de la cavalerie du général Pajol aux ordres du général du Coëllosquet, poursuivit les coalisés sur la route de Sens, et les escadrons de service près de Napoléon, commandés par le général Dautancourt entre la Seine et l'Yonne. A la nuit, Napoléon établit son quartier-général au château de Surville, la garde cantonna dans Montereau, et les autres corps aux environs, sur la rive gauche.

Cette journée, qui fit tant d'honneur aux généraux Gérard et Pajol, coûta à l'ennemi huit mille hommes, dont cinq mille prisonniers, quatre drapeaux et six pièces de canon. Le prince de Hohenlohe fut tué, et le général Schoeffer, prisonnier. Les Français eurent deux mille cinq cents hommes hors de combat. Le général Delort y fut blessé, et le général Château mourut de sa blessure.  

 


Panorama de Montereau : à gauche, la ville ; à droite, les hauteurs de Surville.
Cliquez sur l'image pour agrandir.


Une très belle vue du champ de bataille sur cette carte postale ancienne.
Nous sommes ici à l'arrière des positions coalisées : en face et dans le fond à gauche, les hauteurs de Surville, à l'avant-plan et sur la gauche, la Seine, dans le fond à droite, l'Yonne.

 

 

 

La superbe statue de l'Empereur sur le pont de Montereau, par le général Charles-Pierre-Victor Pajol1 (fils de Claude Pierre).
A gauche, deux photos du printemps 1996, à droite, une de septembre 2003. On notera qu'entre-temps, les dégâts de la guerre ont été quelque peu réparés.
 

Ces dégâts ont été subis en 1940, quand on fit sauter le pont. Le monument est ornée de deux beaux bas-reliefs illustrant, l'un, le célèbre "Le boulet qui me tuera n'est pas encore fondu", l'autre, la charge de la cavalerie du général Pajol. En voyant les bas-reliefs du monument, on pensera avec ironie que la bataille de Montereau, pourtant une des principales de l'Armée wurtembergeoise en 1814, NE figure PAS -pour des raisons évidentes- sur le monument du roi Guillaume à Stuttgart !

"Le boulet qui me tuera n'est pas encore fondu."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La charge de cavalerie du général Pajol.

 


À LA MÉMOIRE DES CAVALIERS DU
3e HUSSARDS QUI LE 18 FÉVRIER 1814
APRÈS UNE CHARGE HÉROÏQUE
SUR CES PONTS, ARRACHÈRENT
LA VICTOIRE AUX COALISÉS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y eut de durs combats dans le quartier Saint-Nicolas, juste au nord du confluent. Cette carte postale ancienne est prise à 180 ° de la photo précédente (c'est le même endroit du pont, mais ce n'est bien évidemment plus le même pont. A l'arrière-plan, on aperçoit les hauteurs de Surville.

Sur les hauteurs de Surville, la plaque indiquant l'endroit où l'Empereur retrouva les réflexes de sa jeunesse et pointa le canon.  (en coordonnées 48°23' 28.30 N 2°57'38.46 E) Elle porte ses célèbres paroles :

C’EST ICI QUE
L’EMPEREUR Napoléon IER
POINTA L’ARTILLERIE
À LA BATAILLE DE MONTEREAU
LE 18 FÉVRIER 1814
ET PRONONÇA
CES PAROLES HISTORIQUES

"Ne craignez rien mes amis
le boulet qui doit le tuer
n'est pas encore fondu"

 

La plaque d'origine, déjà mal en point.

La 2e plaque du Souvenir français, du temps de sa splendeur.

 


La même, en 2009, vandalisée.

En 2010, le Souvenir français pose une nouvelle plaque. En peu de temps, elle est à nouveau vandalisée. Un passant nous a confié que la cocarde française était régulièrement couverte par du papier wc...
La plaque de 2010 n'aura pas pu rester intacte jusqu'au bicentenaire. Voilà son état le 16 février 2014, vandalisée à 6 endroits!

http://extrazoom.com/image-9687.html?s=huln50x50

 

Panorama de la ville de Montereau, à partir de l'emplacement d'où l'Empereur mania le canon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais d'autres sources mentionnent l'hôtel du Grand Monarque, lui aussi détruit depuis lors. Il est vraisemblable que l'Empereur passa la nuit au château de Surville, mais qu'il s'arrêta ici un temps.

 

La même rue, rue Jean Jaurès, de nos jours. L'angle n'est pas parfait, mais un reconnaît bien le clocheton de l'ancien hôtel de Postes, maintenant pharmacie. L'hôtel du Grand Monarque n'existe plus : à sa place, au numéro 63, se trouve le parking du Carrefour.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bicentenaire de la bataille de Montereau : http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/Montereau2014.htm

18 février 1814 : Combat de Moret-sur-Loing

Le 18, les troupes d'Allix et de Charpentier (7ème Division de la Jeune Garde, sous les ordres de Victor) entrent à Moret. Ils s'y frottent aux troupes autrichiennes d'Hardegg, qui se retire derrière le canal du Loing. Il fait canonner Moret des hauteurs de Saint-Lazare. Un boulet, encastré dans la porte de Samois (porte de Paris), est le seul souvenir de ces événements.

LE 18 Février

1814

20-22 février 1814 : Napoléon est à Nogent-sur-Seine

 

 

 

 

 

Comme du 7 au 9 février, il loge au 20 de la Grande Rue St-Laurent, dans une maison appartenant à l'époque à M. Charles Bertin, marchand de grain originaire de Sézanne. L’historienne Madeleine Tartary, dont la famille était nogentaise, y a fait apposer une plaque commémorative en 1938.

Le 20 février, vers 13h00, il passe à Bray-sur-Seine, à la maison Perrin, 2 place de l'Eglise, mais  n'y loge pas, selon l'Itinéraire de Napoléon au jour le jour. Le soir, il rentre à Nogent. La maison avait été occupée par le tsar Alexandre Ier depuis le 18 février.

http://www.bray-sur-seine.fr/napoleon-de-passage-a-bray-sur-seine/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo Google Streetview.

 

 


Le maréchal Berthier, quant à lui, s’arrêta à l’Hôtel du Cheval Blanc, face à la mairie.
Le prince de Schwarzenberg et le général de Wrède occupaient les lieux depuis le 12 février 1814. Photo Google Streetview.
 


Le 22 février 1814 : COMBAT DE MERY.

Après le combat de Montereau (18 février), la division Boyer, du corps du maréchal Oudinot, se porte sur Méry-sur-Seine, qu'occupait l'armée coalisée de Silésie. Elle replie l'avant-garde russe, et arrive devant cette ville. L'ennemi se hâte de mettre le feu au pont; il se communique aux maisons, et bientôt Mery est en flammés. La brigade du général Gruyère, formant tête de colonnes, traverse le pont sur les poutres enflammées, et poursuit les Russes jusque hors la ville, où elle se trouve en présence de toute l'armée coalisée. Dans ce moment, le général Gruyère ayant été blessé, les troupes, privées de leur chef, repassèrent sur la rive gauche de la Seine.

Le 22 février 1814 : DEUXIÈME COMBAT DE CHÂTEAU-THIERRY.

Pendant que l'empereur Napoléon, avec le gros de l'armée française, manœuvrait sur la Seine contre les armées coalisées, le général Vincent (i Aujourd'hui inspecteur de cavalerie), ainsi que nous l'avons dit, était resté en position avec un corps volant à Château-Thierry, pour observer Châlons, Reims et Soissons.

Le 22 février, un parti de cavalerie russe et prussienne s'étant approché de cette ville, le général Vincent l'attaqua, le culbuta, et le contraignit à une prompte retraite. Un détachement du 3e régiment des gardes d'honneur, commandé par le chef d'escadron d'AndIaw (En 1820, colonel du 3ème de cuirassiers), se conduisit dans cette occasion avec une grande bravoure. 

Le 23 février 1814. COMBAT DE FONTVANNES

Après le combat de Montereau (18 février), l'armée austro-russe évitant un engagement général, se retira sur Troyes, suivie par l'armée française, commandée par l'empereur Napoléon.

Le 23 février, le corps du général Gérard débouchant sur Troyes, se trouve en présence de l'arrière-garde ennemie. Les dragons du général Roussel, formant l'avant- garde du corps français, atteignent près de Fontvannes la cavalerie du prince Lichtenstein, la chargent et décident sa retraite. Au moment où elle l'exécutait, deux escadrons du 22e de dragons, appuyés par la cavalerie légère du général Ameil, s'élancent avec audace sur la ligne ennemie, l'enfoncent, prennent six pièces de canon attelées, et trois cents cavaliers montés. Les fuyards sont poursuivis vivement jusqu'à ce qu'ils trouvent un refuge sous les murs de Troyes, où était encore le gros de l'armée coalisée.

Parmi les officiers qui se distinguèrent dans ce brillant combat de cavalerie; on cita avec éloge le capitaine Hupais (Alexandre) (En 1820, chef d'escadron en non activité), qui seulement avec quelques chasseurs du 5e, tombant sur l'artillerie ennemie, s'empara de deux pièces après en avoir sabré les canonniers. Le grade de chef d'escadron fut la récompense de cette action d'éclat. Il fut encore fait mention du colonel Beugniet, du major Féroussat (En 1820, colonel du 10e de chasseurs), du chef d'escadron Bézart, aide-de-camp du général Ameil, des capitaines Merville et Véron, du 5e de chasseurs.

Le 23 février 1814 : REPRISE DE TROYES.

Napoléon, qui avait vu l'armée coalisée se concentrer sur Troyes, avait espéré qu'elle se déciderait à recevoir la bataille qu'il lui présentait ; l'ardeur de ses troupes, ses savantes combinaisons, lui assuraient la victoire. Mais le prince de Schwartzenberg n'osa point se risquer devant l'habile général qui venait d'écraser l'armée de Silésie, et persistant dans sa prudente résolution, il continua son mouvement rétrograde derrière la Seine. Napoléon, qui voulait troubler sa retraite, fit faire brèche aux murs de Troyes, et déjà nos colonnes s'avançaient pour y pénétrer, lorsqu'un parlementaire vint annoncer que la place serait évacuée dans la nuit, mais que le gouverneur y mettrait le feu si l'on continuait l'attaque. Napoléon contremanda l'assaut, qui eût infailliblement causé la ruine de cette grande et florissante ville.

Le lendemain, à trois heures du matin, l'armée française entra dans Troyes, où elle ne trouva plus que six cents blessés non transportables, et poursuivit l'ennemi sur la rive gauche de la Seine. Le général Nansouty avec la cavalerie de la garde atteignit l'arrière-garde des Bavarois, et lui fit deux cents prisonniers. Sur la Route de Bar-sur-Seine, le général Kellermann chargea l'arrière-garde autrichienne, lui enleva un parc et huit cents hommes.  

 

Stèle 23 : Magny-Fouchard
25 février 1814, l’affaire de la cavalerie de Magny-Fouchard
Embranchement de la D619 (ancienne N19) et de la route de Vauchonvilliers, au milieu du village (en coordonnées : N48.24162°- E4.53457° ou 14° 14' 29.83" N 4°32' 4.45 E)

 
   


24 et 26-27 février
1814 : combats de Bar-sur-Aube


Le maréchal Oudinot établit ses quartiers au château de Vendeuvre-sur-Barse les 25 et 28 février, donc avant et après (et non pendant) la bataille de Bar-sur-Aube, qui se déroule les 26-27 février.

Mortier a dû se replier sur Bar-sur-Aube.   Il occupe la ville le 24, avec une partie de la Garde et de division italienne Christiani, totalisant 13.000 hommes. Face à lui, le prince de Wurtemberg et le général Giulay à la tête de 30 000 hommes. Les Français combattent vaillamment mais sont tournés par les Wurtembergeois, ce qui force Mortier à évacuer la ville après une perte de 2.000 hommes.

Deux jours plus tard, le général Gérard, sous le commandement de Macdonald, réoccupe la ville. Oudinot, également sous Macdonald, se trouve avec 3 division sur la rive droite de l'Aube. McDonald marche sur la Ferté-sur-Aube, mais Wittgenstein essaye de tourner l'aile gauche française, tandis que de Wrede attaquent Bar-sur-Aube. Oudinot repousse un temps Wittgenstein, mais celui-ci reçoit des renforts et cause de lourdes pertes à la division Leval d'Oudinot. Les Français résistent et Wittgenstein engage toutes ses forces, ce qui force Oudinot à finalement se replier.

Gérard, qui a défendu le pont de Bar contre les Bavarois, évacue la ville dans la soirée, suite à quoi elle est occupée par les Coalisés.

Le 26 février 1814 : DEUXIÈME COMBAT DE BAR-SUR-AUBE

En évacuant la ville de Troyes (23 février), l'armée austro-russe s'était portée, dans sa marche rétrograde de la Seine, derrière l'Aube, suivie par l'armée française sous les ordres de l'empereur Napoléon.

Le 26 février, le deuxième corps, commandé par le général Gérard, formant tête de colonne, se présente devant le pont de Dolencourt, gardé par une division autrichienne. La division Duhesme l'emporta à la baïonnette, et poursuivant les Autrichiens au pas de charge, entra dans Bar-sur-Aube pêlemêle avec eux.

Le soir, vers sept heures, le général bavarois de Wrede, informé que Bar n'était occupé que par peu de troupes, tenta de reprendre cette ville par un coup de main. A la faveur de l'obscurité il pénétra jusque sur la place, où se trouvait un bataillon français de piquet.  Celui-ci laissa approcher l'ennemi sans s'émouvoir, et à bout portant le reçut par une décharge qui jeta le désordre dans ses rangs:  puis marchant à la baïonnette, il poursuivit les Bavarois jusque hors la ville.

Cette entreprise téméraire coûta trois cents hommes à l'ennemi et à peine cinquante aux Français.   


Carte de Cassini des environs de Bar.


Le 27 février 1814 : TROISIÈME COMBAT DE BAR-SUR-AUBE.

Au moment où l’armée austro-russe sous les ordres du prince de Schwartzenberg, évacuant Troyes le 23 février, se retirait derrière l′Aube, voulant éviter un engagement général avec l’armée française, l’armée de Silésie s’en séparait encore une fois pour se porter isolément sur la Marne, et par cette route marcher sur Paris. L’empereur Napoléon, désespérant de faire accepter la bataille à l’armée austro-russe, laissa pour l’observer les corps des maréchaux Macdonald, Oudinot et du général Gérard, en position sur les routes de Châtillon et de Bar-sur-Aube, et avec le reste de ses troupes, il se mit à la poursuite du général Blücher.

Le prince de Schwartzenberg, instruit de ce mouvement de Napoléon, quitta la défensive, et reprenant l’offensive attaqua, le 27 février, les corps français laissés devant lui sur l’Aube.

Le maréchal Oudinot, prévenu dès la veille des projets de l’ennemi par divers rapports des habitants, n’ayant pas voulu y ajouter foi, ne prit d’avance aucune disposition défensive, négligea de faire rentrer en ligne son parc d’artillerie, que par prudence il avait envoyé sur les derrières à Magny-le-Fouchard, et fut surpris dans ses positions.

L’action s’engagea vers onze heures du matin sur toute la ligne, et notre gauche, occupant les hauteurs de Vernonfait, fut la plus vigoureusement abordée. Les brigades Montfort et Belair repoussèrent d’abord une première attaque en refoulant l’ennemi dans un ravin. Mais bientôt écrasées par la mitraille, elles en étaient ébranlées lorsque la brigade Pinoteau vint les appuyer. Mais ce secours était insuffisant pour que notre infanterie pût se maintenir sous l’effroyable feu des coalisés, dont l’artillerie avait fait taire la nôtre. Dans ce moment critique, la cavalerie aux ordres du général Kellermann, ayant passé l’Aube au gué du Saint-Esprit, prit sur-le-champ part au combat. La division de cavalerie légère du général Jacquinot, soutenue de la division de dragons qui arrivait d’Espagne, s’élance sur la cavalerie russe, la taille en pièces et la ramène le sabre à la gorge.

Cette brillante charge, poussée à fond, paraissait décider l’action en notre faveur, lorsque le général russe Wittgenstein, faisant avancer toutes ses réserves et une artillerie formidable, foudroie nos colonnes. Le général Ismert, avec les 4e et 16e dragons, charge sur cette artillerie par trois fois, mais sans succès ; et en moins d’un quart d’heure, il perd quatre cents chevaux. L’ennemi recevant à chaque instant de nouveaux renforts, et une colonne russe débordant déjà notre gauche malgré la bonne contenance de la brigade Belair, le maréchal Oudinot ordonna la retraite.

Dans le temps que ceci se passait au corps du maréchal Oudinot, le corps du général Gérard était aussi attaqué dans la ville de Bar même par le général bavarois de Wrede. Mais ses dispositions avaient été si bien prises qu’il repoussa constamment l’ennemi, et il s’y serait longtemps maintenu si, prévenu du mouvement rétrograde du centre et de la gauche, il n’eût pas jugé une plus longue résistance inutile.

Une partie de l’armée avait déjà passé le pont de Dolancourt lorsque l’ennemi, plaçant douze pièces sur les hauteurs de ce village, à quatre-vingts toises de la route, derrière un large ravin, couvrit de mitraille la cavalerie du général Kellerman. Cette canonnade inattendue causa un instant du désordre qui se propageait lorsque le général Montfort, à la tête du 1er bataillon du 105e, de quelques compagnies du 101e et de Jeune Garde, poussa droit à la batterie et l’obligea à s’éloigner. L’armée effectua alors sa retraite sans être autrement inquiétée, et s’établit à Vendeuvre le lendemain.

Cette journée, où cinquante mille coalisés ne gagnèrent que le champ de bataille sur quinze mille Français, presque sans artillerie, coûta à ceux-ci trois mille hommes, prisonniers, tués ou blessés. Le général Pinoteau fut du nombre de ces derniers. L’ennemi avoua une perte de deux mille quatre cents hommes. Le prince de Schwartzenberg et le général Wittgenstein furent blessés.

Le même jour, le maréchal Macdonald, qui par la route de Châtillon occupait le pays entre l’Aube et la Seine, avait fait porter sur la Ferté, le général Milhaud avec les divisions de cavalerie Piré et Briche, et la brigade d’infanterie du général Simmer. Notre avant-garde rencontra la cavalerie autrichienne sur les hauteurs en avant de la Ferté. La canonnade s’engagea vivement, et nos escadrons se déployant allaient fournir leurs charges, lorsque l’ennemi repassa l’Aube et rompit le pont de la Ferté.

Source: - Éphémérides militaires depuis 1792 jusqu'en 1815, ou Anniversaires de la valeur française. Février. par une société de militaires et de gens de lettres, 1820 Pillet aîné (Paris), (1818-1820).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’église Saint-Pierre, transformée en 1814 en magasin à fourrages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au moment de l’occupation de la ville par les Coalisés, l’empereur François Ier avait installé son QG chez M. Maupas, rue d’Aube, dans l’ancien hôtel de Surmont,  actuellement la poste...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...tandis que le tsar Alexandre Ier logeait chez monsieur Berault, 7 et 9, rue d’Aube.

Sur l’hôtel de ville, une plaque rappelle :
 

 

 

 



 

HÔTEL DE VILLE
ANCIEN COUVENT DES URSULINES BÂTI EN 1643
LES BÂTIMENTS QUI LONGEAIENT LA RUE D’AUBE ONT ÉTÉ BRÛLÉS
EN 1814 PAR DES PRISONNIERS ENFERMÉS DANS LA CHAPELLE.

 

 

 

 

 

 

 


Le bouclier symbolisant la bataille de Bar-sur-Aube dans la Befreiungshalle de Kelheim.


24-28 février
1814 : pourparlers de Lusigny-sur-Barse






















Lusigny-sur-Barse, petite ville entre Bar-sur-Aube et Troyes et où se trouvait l'état-major allié, avait été choisi comme siège pour les pourparlers d'armistice.

Le prince Henri de Prusse, frère du roi, avait son QG dans la maison de maître Jean-Henri Clément, notaire, maire de la commune. C'est chez lui que se réunirent les négociateurs.  Les pourparlers faisaient suite à ceux de Châtillon- sur-Seine.  Les pourparlers à Lusigny portaient seulement sur une demande d'armistice qui devait préluder à des négociations.  La maison existe toujours et est située 25, rue Clemenceau.

Stèle 21 : Lusigny-sur-Barse
Février 1814, pourparlers d’armistice à Lusigny.
Place de l’Europe,/rue Louis Genevois/rue Clémenceau, à coté du centre commercial (en coordonnées : N48.25412°- E4.26691° ou 48°15'14.66"N  4°16'1.02"E)

 

Téléchargez ici la carte du circuit Napoléon 1814, mentionnant les 25 stèles de la campagne de 1814 dans l'Aube : http://musee-napoleon-brienne.fr/sites/default/files/circuit_napoleon_1814.pdf


27 février
1814 : combat de Meaux

Comme nous venons de le dire, l'armée coalisée de Silésie, sous les ordres du feld-maréchal Blücher, quittant les bords de l'Aube se portait sur la Marne, et poussant devant elle les maréchaux Marmont et Mortier, menaçait encore de leur couper la retraite sur Meaux.

Ces deux maréchaux avaient à peine passé le pont de Trilport qu'ils apprirent qu'un parti ennemi, venu par Coulommiers, venait de se présenter devant Meaux, et déjà occupait le faubourg-de Cornillon. Le maréchal Marmont se hâta d'arriver, et attaqua les Russes, qui, embusqués dans les maisons, s'y défendirent opiniâtrement; mais enfin ils furent dépostés et abandonnèrent leur projet Les corps français prirent alors position à Meaux, et l'armée de Silésie, menacée par l'empereur Napoléon, qui la suivait de près, passa la Marne et se jeta dans la Picardie.

 

 

 

À l’angle de la rue du Boulet-Russe et de la rue du Commandant-Bergé, boulet de canon situé entre le premier et le deuxième étage avec inscription au fronton de l’immeuble :

 

 

 

« AU BOULET RUSSE DU 27 FÉVRIER 1814. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ne manquez pas de visiter ces pages:   http://bezusaintgermain.uniterre.com/Campagne%2Bde%2BFrance%2B1814%2BBataille%2Bde%2BL%2BOurcq/

28 février 1814 : combat de Dolancourt
Stèle 24 : Dolancourt

28 février 1814, combat à Dolancourt
Arrêt pique-nique D619 (ancienne N19), 300 m avant le pont en venant de Troyes (en coordonnées : N48.26775°- E4.61057° ou 48°16'15.88" N 4°37' 2.06" E)

 


Dolancourt, vue prise de la stèle 24 vers la 25. (donc vers le NE)

Le 28 février 1814 : COMBAT DE GUÉ-À-TRESME

Nous avons dit aux combats de Bar-sur-Aube et de Meaux (27 février), que le feld-maréchal Blücher, commandant l'armée coalisée de Silésie, poussant devant lui les corps de maréchaux Mortier et Marmont, descendait la Marne pour arriver sous Paris.

Les maréchaux prévoyant que le projet du feld-maréchal Blücher, suivi dans sa marche par Napoléon, était de passer la Marne à la Ferté-sous-Jouarre et de se porter sur l'Ourcq, résolurent de quitter Meaux et de prendre position sur la rive de cette dernière rivière.

Le 28 février, le général Vincent, commandant l'avant-garde du maréchal Mortier, rencontra, entre Parrin et Vareddes, la cavalerie du corps prussien de Kleist et la ramena l'épée aux reins jusqu'à Gué-à-Tresme, où se trouvait en position le corps principal ennemi. La division de la garde impériale, sous les ordres du général Christiani, étant alors arrivée avec son artillerie, canonna vivement le village. Pendant que ce général l'attaquait de front, il le fit tourner par le régiment des chasseurs-flanqueurs, et les Prussiens en furent délogés. Le général Kleist ayant fait rompre le pont de Lizy, s'établit à Fulaines, et le maréchal Mortier resta à Lizy. L'ennemi perdit dans cette affaire quatre cents hommes, dont deux cents prisonniers, les Français, 250 homme

Le 28 février 1814 : REDDITION DE LA FÈRE

Le général prussien Bülow se présente, le 26 février, devant la Fère, où se trouvaient f quatre cents hommes de garnison, commandés par le général d'artillerie Pomereuil ; il en forme aussitôt l'investissement, insulte ses faubourgs et commence à y jeter des obus. Ce début intimida le gouverneur, qui, sommé et menacé d'une escalade qu'il ne crut pas être en état de repousser, remit la place et obtint la faculté de se retirer à Noyon, sous condition de ne point servir du reste de la campagne.  

 

 

Éphémérides militaires depuis 1792 jusqu'en 1815, ou Anniversaires de la valeur française. Février. par une société de militaires et de gens de lettres, 1820 Pillet aîné (Paris), (1818-1820).

Cartes (sauf mention contraire) :Johnston, Alex. Keith, Atlas to Alison's History of Europe, William Blackwood and Sons, Edinburgh and London,  1848.


1. Charles Pierre Victor (1812 - 1891), 2e comte Pajol, chef d'escadron au corps d'état-major, général de division lors de la guerre de 1870, chevalier de la Légion d'honneur.

 

SUITE : Campagne de France (3 a) : 1er-15 mars 1814

Campagne de France (1) : novembre 1813- janvier 1814
Campagne de France (2 a) : 1er- 14 février 1814
Campagne de France (2 b) : 15-28 février 1814
Campagne de France (3 a) : 1er - 15 mars 1814
Campagne de France (3 b) : 16-31 mars 1814
 Campagne de France (4) : avril 1814
Campagne de France Sud-Est
Campagne de France Sud-Ouest

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