CAMPAGNE DE FRANCE 1814 (1)
Novembre - décembre 1813 - janvier 1814


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Campagne de France (1) : novembre 1813- janvier 1814
Campagne de France (2 a) : 1er- 14 février 1814
Campagne de France (2 b) : 15-28 février 1814
Campagne de France (3 a) : 1er - 15 mars 1814
Campagne de France (3 b) : 16-31 mars 1814
Campagne de France (4) : avril 1814

16 novembre 1813 : proposition de Francfort

Négociations sur base  des frontières "naturelles" de 1799.

Napoléon accepte le 30 novembre.

Les Alliés refusent et exigent les frontières de 1792 !

Carte générale de la Campagne de 1814

24-31/12/1813 Ste-Croix-en-Plaine janv.1814 St-Marcel 11/01 Epinal 18/01 Choignes 01/02 La Rothière 29/01 Brienne-le-Château 20-21/03 Arcis-sur-Aube 10/02 Champaubert 25/03 Fère-Champenoise 11/02 Montmirail 30/03 Paris 26/03 St-Dizier 14/02 Vauchamps 12/02 Château-Thierry 18/02 Montereau 9-10/03 Laon 7/03 Craonne 13/03 Reims 5/03 Berry-au-Bac 24-28/02 Lusigny-sur-Barse 24/02 Bar-sur-Aube 27/02 Meaux 3/03 Laubressel 8/03 Chaumont 08-09/03 Chavignon

24-31 décembre 1813 : Combats de Ste-Croix-en-Plaine

Nous commencerons cette campagne de 1814... en 1813.  En effet, le premier combat de cette campagne eut lieu la veille de la Noël à Sainte-Croix-en-Plaine, dans le Haut-Rhin, à quelques kilomètres au sud de Colmar.

Après l'investissement d'Huningue et de Neuf-Brisach et la capture de Colmar par un corps d'armée de l'Armée de Bohème, le Maréchal Victor envoie le 5ème Corps de Cavalerie de Milhaud pour les contrer. Il réussit à reprendre Colmar le 23 décembre. Le lendemain, les 2ème, 6ème et 11ème Dragons (Division Briche) rencontrent l'ennemi, composé des hussards autrichiens du colonel Scheibler, des cosaques d'Elmorsin et de chevau-légers bavarois. Les dragons tuent ou blessent 400 hommes et font 150 prisonniers. Ils repoussent l'ennemi au-delà de Sainte-Croix-en-Plaine.

Le 31 décembre 1813, les Alliés attaquent à nouveau le village, mais il est victorieusement défendu, cette fois par les 19ème, 20ème et 22ème et 25ème Régiments de Dragons (Division Lhéritier).

Pour le centenaire de ces combats, en 1913, un régiment bavarois -alors caserné à Colmar- érigea une stèle à la mémoire des combattants bavarois, autrichiens et russes. On choisit le "Kosakenloch" - trou des cosaques, emplacement présumé d'une fosse commune de 300 victimes des combats, au nord de l’agglomération de Sainte-Croix-en-Plaine, à  l'ouest de la N 422 et du chemin de fer. Les Français érigèrent à côté un monument aux dragons, apparemment également en 1913. Ces monuments furent restaurés en 1985 par l'A.A.C.M.N..

On notera, sur base des données ci-dessus, qu'il semble y avoir eu une confusion entre la date du 24 décembre (1er combat) et la mention des unités qui ont combattu lors du 2ème combat, le 31 décembre.

 

 

 

 

 

 

Sur le monument de gauche, on reconnaît le profil d'un chevau-léger bavarois, avec le casque à chenille typique.

Le monument bavarois ne porte aucune inscription, ce qui s'explique par le fait qu'elles furent martelées en 1945.

En-dessous, l'écusson bavarois aux losanges bleus et blancs.

À LA MÉMOIRE  DES

 DRAGONS VICTORIEUX

 DU GÉNÉRAL

 MILHAUD

STE CROIX 24.12.1813

 19e - 20e - 22e - 25e

REGTS DE DRAGONS

AACMN - 21.9.1985."

 

M. Michel Schaffner, président de l'Union nationale des Combattants de Sainte-Croix-en-Plaine, a eu l'amabilité de nous communiquer quelques précisions intéressantes au sujet de ce monument.

En se basant sur une source de M. Léon Rohn , documentaliste des Archives départementales du Haut-Rhin aujourd'hui décédé, il peut nous donner les éléments suivants.

Le monument a été érigé en décembre 1915 par des soldats bavarois.  Il portait à l'origine l'inscription suivante :

" Hier liegen, gefallen im Reitergefecht bei Heiligkreuz am 24. Dezember 1813, neben Oesterreichern und Kosaken, 21 tapfere Bayern vom 7. Chev. Regiment."

Traduction : "Ici reposent, tombés au combat de cavalerie dans la localité de Sainte Croix en Plaine, le 24 décembre 1813, aux côtés d'Autrichiens et de Cosaques, 21 vaillants Bavarois du 7ème Régiment de Chevau-légers."

Les auteurs de la mise en place du monument en 1915 n'oublièrent pas de signer leur œuvre du souvenir.  Ils firent tailler au dos de la pierre l'inscription suivante :

" In ihrem Gedenken errichteten diesen Gedenkstein im Dezember 1915 die Kameraden der Bayr. Res. Art. Mun. Kolonne Nr 8 der König Bayr. 8 Res. Div."

Traduction : "  Les camarades de la colonne n°8 de la Réserve bavaroise des munitions d'artillerie appartenant à la 8ème Division de Réserve ont érigé ce monument en leur souvenir en décembre 1915."

Pour être complet, une deuxième précision s'impose : signe du temps, dans l'euphorie de la libération, le 5 février 1945, la stèle fut renversée. Elle gisait quelques années dans les broussailles du bosquet, alors en cuvette. Elle fut ensuite relevée mais les inscriptions précitée ont été martelées après la Libération.

UN grand merci à M. Schaffner pour ces précisions intéressantes.

Janvier 1814 : St-Marcel

Au nord-est du village de St-Marcel, en Meurthe-et-Moselle, plus précisément au nord-est du hameau de Caulre (à un coup de fusil du champ de bataille de Mars-la-Tour), on trouvera, à l'orée d'un bois, ce qui est marqué sur les cartes IGN comme la "croix des Soldats".

Ici

sont tombés

3 soldats français

victimes de la retraite

de 1814

Je n'ai aucune précision quant à la date, aux faits ou à l'identité des soldats concernés, mais le lieu géographique laisse à penser qu'il doit s'agir de victimes d'une escarmouche en janvier 1814. Toute information serait la bienvenue.

6 janvier 1814 : Rothau

HOMMAGE
AUX PARTISANS
N. WOLFF (ROTHAU)
1814
AUX VOLONTAIRES
DES COMPAGNIES SCHMIDT ET
DE KLOPSTEIN (MUTZIG)
1870
-----
SOUVENIR FRANÇAIS
-----

Le Guide Napoléon nous apprend que ce monument avait été installé à Provenchères-sur-Fave (Vosges) en 1897, lors de l’occupation allemande de l’Alsace-Moselle. Installé à Rothau depuis 1925, il fut démonté au cours de la Seconde Guerre mondiale,  et à nouveau en place ici depuis 1954. C'est donc bien l'endroit idéal pour ce monument, car le cimetière du village fut bien le lieu des combats du 6 janvier 1814. Plus d'informations ici : http://badonpierre.free.fr/salmpierre/tome3r.html


La défense du cimetière de Rothau par Nicolas Wolff et ses partisans, le 6 janvier 1814.
Les combats du cimetière se livreront contre des Autrichiens, alors que le tableau semble représenter des Bavarois, avec à l'arrière-plan, des cosaques.

11 janvier 1814 : Epinal


                                                                                                                                                                                        Carte de Kaussler.

11 janvier 1814 : bataille de Hoogstraten

Une (modeste) plaque existe, le tout est de savoir où et quand elle sera placée !

18 janvier 1814 : Choignes

Choignes ?  Un combat oublié, en fait, si peu connu que beaucoup de sources ne mentionnent même pas (il n'y a rien chez Lachouque, ni chez Tranié), et que celles qui le font, ne mentionne pas de date ou une date erronée ! Ainsi Victoires, défaites, etc....  (tome 23), ne mentionne pas de date, mais Pigeard (dans son Dictionnaire des batailles), qui a manifestement repris les termes de cet ouvrage, a fait une déduction (erronée) sur base de la dernière date mentionnée et donne le 20 ! Vaudoncourt en parle, également sans date.  Par contre, Koch, lui donne.. le 19.  Nous devons cette connaissance à l'érudition de M.  L. Fontaine, et à son amabilité, l'autorisation de reproduire ces deux photos.
(Je ne peux que recommander de visiter son site très intéressant, 
La Haute-Marne sous l'Aigle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pont sur la Marne à Choignes (près de Chaumont), théâtre d'un combat, le 18 janvier 1814, entre les grenadiers à pied de la Garde du  maréchal Mortier et les troupes wurtembergeoises. Aucun monument ni aucune plaque pour perpétuer le souvenir de ce succès.

Photo aimablement communiquée par M. L. Fontaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une autre vue du pont de Choignes. C'est par ce versant boisé que les Wurtembergeois, venant de la  route Bourbonne-les-Bains - Montigny-le-Roi - Chaumont, sont arrivés pour s'emparer du pont, avant d'en être chassés.

Photo aimablement communiquée par M. L. Fontaine.

19 janvier 1814 : début du blocus d'Auxonne (-> 23 avril)

-Sur le monument aux morts de la ville, une plaque en bronze montre un poilu de la 1 GM félicité par 3 personnages historiques, dont Jeanne d'Arc, peut-être Vauban, et ce qui semble un général de l'Empire. Cela doit évoquer le siège de la ville en 1814 ou en 1815.

Selon ce site, il s’agirait de Napoléon.  http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/98/20/55/PDF/Cahiers-AXP--14-18.pdf

Je suis sûr que c’est faux. Raison de plus d'en douter : on y qualifie Jeanne d'Arc de "personnage du 17e siècle" !!!

J'ai clairement l'impression qu'il s'agit d'un général de l'Empire.

Relations des sièges d’Auxonne 1814 et 1815.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6550498w/f7.image

 Les commandants

En 1814 : (siège de 4 mois)
Commandant supérieur Major Rublin
Commandant génie général Andréossy (Victor Antoine, pas Antoine François)
Directeur de l'Artillerie : Col Bontems

En 1815 :
Commandant de l'Artillerie Général Pellegrin
Commandant du Génie Lt-Col Bergère
Commandant d'armes : cdt Gantherel

Puis (nommés par la Restauration
Commandant de place  : Colonel Braun
Commandant du Génie Col Michel
Commandant de l'Artillerie: Maj Fantin
Commandant d'armes : Colonel Braun

Toute suggestion serait la bienvenue.

 

Le 23 avril, un armistice est conclu, le blocus se termine et les communications avec l'extérieur sont rétablies.

20 janvier 1814 : Bülow entre dans Liège


23 janvier
1814 : Tournus - Mâcon

Tournus en 1814 et en 1815 : histoire locale (1903) / par chef de bat. Joseph Guironde:  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56137499

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 23 janvier 1814, une colonne française part de Tournus et se dirige vers Macon, occupé par les troupes autrichiennes.  La porte nord de cette ville est occupée par un poste autrichien. Le général Legrand de Mercey, qui commande la colonne française, ordonne le feu des tirailleurs.  Les troupes françaises reconquièrent la ville et en chassent les Autrichiens, qui subissent de lourdes pertes : 10 tués, 40 blessés et 37 prisonniers. Les Français n'ont que quelques blessés.

 

À LA MÉMOIRE
DES GARDES NATIONAUX ET DE TOUS LES BRAVES
QUI SUR L’INITIATIVE DES CITOYENS
L. BIDAT
CHAUSSIER, A. GAUTHIER, L.-G. DE MONTCROC
 ET A. PIOT
J.-FR. DUNAND ÉTANT MAIRE
REPRIRENT MACON AUX AUTRICHIENS
LE 23 JANVIER 1814
 SOUS LA CONDUITE DU GÉNÉRAL LEGRAND DE MERCEY
ET DU COMMANDANT D’ÉTAT-MAJOR CH. BIDAT
FAIT D’ARMES
QUI VALUT À LA VILLE DE TOURNUS
LA CROIX DE LA LÉGION D’HONNEUR
ET CETTE GLORIEUSE CITATION
DU MINISTRE DE LA GUERRE
A L’ORDRE DU JOUR DE LA NATION
EN DATE DU 3 MAI 1815


QUE L’EXEMPLE DE TOURNUS ENFLAMME L’ÉMULATION
DE TOUTES LES CITÉS QUE TOUTES SOIENT DISPOSÉES
À MÉRITER AU BESOIN LES MÊMES ÉLOGES DU SOUVERAIN,
LA MÊME RECONNAISSANCE DE LA PATRIE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ICI REPOSE
CHARLES BIDAT
CHEVALIER DE LA LÉGION D’HONNEUR
ANCIEN CHEF DE BATAILLON À L’ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL
DE LA GRANDE ARMÉE
NÉ LE 22 MARS 1770
DÉCÉDÉ LE 26 8BRE 1865

 

 

 

 

Charles Bidat, commandant d'état-major, mentionné sur le monument de la ville, repose au cimetière de Tournus, non loin de l'entrée, à droite.  Toute information biographique sur lui ou sur Louis Bidat,  capitaine de la garde nationale de Tournus, serait la bienvenue. Idem pour le Docteur Jean-François Dunand, maire de la ville en 1814.

 

Docteur Dunand

            Maire de

            Tournus

1814                    

 

11/02 Montmirail 14/02 Vauchamps 10/02 Champaubert 30/03 Paris 20-21/03 Arcis-sur-Aube 01/02 La Rothière 29/01 Brienne-le-Château 26-27/02 Bar-sur-Aube 03/03 Laubressel 25/03 Fère-Champenoise 26/03 St-Dizier 18/02 Montereau 16-17/02 Guignes-Valjouan-Mormant 20-22/02 Nogent-sur-Seine 13/03 Reims 09-10/03 Laon 07/03 Craonne 08-09/03 Chavignon 12/02 Château-Thierry 27/02 Meaux 08/03 Chaumont 02/03 Bar-sur-Seine

Carte globale pour la campagne de France de 1814. (Carte cliquable)

27 janvier 1814 : combat de Saint-Dizier

Sous un temps épouvantable,  l'Armée, commandée par l'Empereur en personne s’accrochent avec l'avant-garde de Blücher, qui est repoussée à Saint-Dizier. Napoléon veut empêcher la jonction de Blücher avec Schwarzenberg.

Le Général Milhaud surprend la Division de Cavalerie ennemie sous les ordres de Sacken. Le Maréchal Victor attaque vers 9h, le Général Duhesme porté en avant, déloge les Hussards russes, les obligeant à abandonner Saint-Dizier. L’Infanterie française entre dans la ville, tambours en tête précédant de peu Napoléon qui est accueilli avec enthousiasme par les habitants. «L’Empereur est acclamé. Les habitants, maltraités par les cosaques, l’appelaient leur libérateur. Napoléon descendit de cheval et défendit à ses gardes d’éloigner cette population qui se pressaient autour de lui », raconte l’adjudant-commandant Auguste Petiet. Ce succès, sans importance sur le plan militaire, a pour effet immédiat de remonter le moral des populations et des soldats.
A partir du 28 janvier 1814, l’armée, aidée par la population, progresse vers Brienne-le-Château, par Eclaron, Montier-en-Der.
 


28 janvier
1814 : Droyes

Pas un monument, mais certainement un lieu napoléonien !  En effet, ici, la terre porte encore les traces du passage de l'Empereur.

Sur le territoire de la commune de Droyes (52), au bord de la D12/D13, on trouve le "Carré de l'Empereur". C'est l'endroit qui avait été choisi, le 28 janvier, pour établir la tente de l'Empereur. Les troupes, en marche pour Brienne-le-Château, y passèrent. L'endroit est émouvant, car on distingue encore nettement les traces des tranchées creusées autour de la tente (visibles sur la photo au pied de la plaque).

 

CARRÉ DE L’EMPEREUR
Au cours de la campagne de France
le 28 janvier 1814, l’Empereur Napoléon 1er
se dirigeant sur Brienne-le-Château a
fait dresser ICI sa tente.

 

Vers 2010-2011, le panneau a été retiré pour être remplacé par celui-ci.

28 janvier 1814 : Montier-en-Der

Finalement, l'Empereur n'y resta pas et passa la nuit à Montier-en-Der, chez le général Rémy Vincent, maire de la ville.

Ci-dessous, une vue sous le même angle que la carte postale, dont la photo date d'avant la destruction de la maison le 15 juin 1940. Le panneau, qui commençait à rouiller et qui était semblable à celui de Droyes, a également été remplacé.

Seuls subsistent de nos jours les jardins de la maison qui accueillit l'Empereur.

28 janvier 1814 :

Ce même 28 janvier, une expédition de cosaques a lieu sur la ferme de Beauvoir, à Chaumesnil, (qui sera le théâtre d'un épisode de la bataille de La Rothière).
Cet événement est le sujet de la stèle n° 7 du circuit Napoléon 1814.
(Au croisement D960 - D2, près du banc)

 

 

 

 

29 janvier 1814 : Bataille de Brienne-le-Château

Napoléon veut encore empêcher la jonction de Blücher avec Schwarzenberg qui arrive par le sud-est en lui coupant la route de Troyes, et se dirige, par des chemins réputés impraticables, sur Brienne qu'il attaque le 29. La ville et le château de Brienne sont occupés par les corps russes de Osten-Sacken et d'Olsoufiev, avec lesquels se trouve Blücher, qui manque d'être pris avec son état-major. Napoléon engage 16.000 hommes contre les 26.000 alliés. Malgré leur supériorité numérique, les alliés sont expulsés de la ville, c'est une victoire pour Napoléon. Les pertes sont de 3 à 4.000 hommes côté français, de 3 à 6.000 hommes côté allié.

Bas-relief représentant la bataille de Brienne-le-Château sur le socle de la colonne au roi Guillaume de Wurtemberg, sur la grand-place de Stuttgart. Il commandait les troupes wurtembergeoises en 1814, alors qu'il était Prince héritier.
La plaque indiquant qu'il s'agit de la bataille de Brienne, en-dessous du bas-relief, a malheureusement disparu.
(Cliquez pour agrandir.)
 

 
https://youtu.be/L2u0rv4hZwA

 

 
https://youtu.be/jtjR7FqyL_E
Panorama du champ de bataille de Brienne-le-Château, le 29 janvier 1814.
Vue à partir des positions alliées (château de Brienne, QG de Blücher),
vue de l'endroit de la fuite de Blücher et de l'endroit où l'Empereur a failli être capturé par des cosaques.
Maison où il logea à Maizières-lès-Brienne..

Brienne-le-Château Stèle n°2 du Circuit Napoléon 1814 :
29 janvier 1814, La bataille de Brienne
Avenue de Bauffremont - 102 rue de l’École Militaire  (en coordonnées : N48.39404°- E4.52594° ou 48°23'38.43"N   4°31'33.00"E )

 

Brienne-le-Château


L'entrée et les grilles du château.


Le château de Brienne-le-Château, QG de Blücher pendant la bataille.

 Le Feld-Maréchal y avait pris ses aises... tout comme ses troupes. Le château fut à ce point saccagé que lorsque, après la bataille, on voulut y faire loger l'Empereur,... on n'y trouva plus une seule pièces ayant encore des vitres intactes !

Ce beau dessin de Liliane et Fred Funcken représente en fait Blücher au château de Saint-Cloud, mais nous avons trouvé amusant de le placer ici pour illustrer l'événement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les troupes du général Château, conduites par Royer, font irruption par l'escalier de la cave, alors que Blücher est en train de dîner. Il échappe d'extrême justesse à la capture en s'enfuyant par l'escalier de droite. Il put se sauver grâce à un Saxon nommé Dietschin qui habitait déjà 20 ans à Brienne, ce qui scandalisa la population de la ville. Il semblerait que Dietschin ait été discrètement "liquidé" par la suite.

 

Etape n°3  du circuit :
29 janvier 1814, Blücher prend la fuite.

La Halle de Brienne (en coordonnées : N48.39183°- E4.52440° ou 48°23'30.76"N   4°31'27.63"E)

 

 

Téléchargez ici, sur le site du musée de Brienne, la carte du circuit Napoléon 1814, mentionnant les 25 stèles de la campagne de 1814 dans l'Aube :
http://musee-napoleon-brienne.fr/sites/default/files/circuit_napoleon_1814.pdf
Félicitons-les pour cette excellente initiative !

Le tombeau de l'amiral Baste, dans le cimetière de Brienne-le-Château.

ICI

EST MORT POUR LA DÉFENSE DE LA PATRIE

 LE 29 JANVIER 1814,

AU PREMIER COMBAT DE BRIENNE

 LE CTE PIERRE BASTE

 CONTRE-AMIRAL ET GÉNÉRAL COMMANDANT

 UNE BRIGADE DE LA JEUNE GARDE IMPÉRIALE

 

Le général Decouz sera mortellement blessé à Brienne, où il commandait la 3ème division de la Jeune Garde, et décédera à Paris le 18 février 1814.

Il repose dans la 22ème division du Père-Lachaise.

Etape n°1 du Circuit Napoléon en 1814 :
Napoléon 1
er et Brienne-le-Château
devant l'École Militaire, Musée Napoléon  (en coordonnées : N48.38876°- E4.52846° ou 48°23'19.86" N   4°31'42.28" E)

 
 

 

Rances

Autre témoin des combats de 1814 : l'église de Rances, à 10 km au nord de Brienne.  On peut encore clairement y voir les traces des balles et des biscaïens.


Emouvantes traces de ces combats oubliés. Il y a quelques années, on a cru intelligent de les boucher au ciment : heureusement, le ciment est tombé et les glorieuses cicatrices ont reparu !

29 janvier 1814 : sur la route entre Brienne-le-Château et Maizières-lès-Brienne
29 janvier 1814, Napoléon surpris par une bande de cosaques.
D400, 1 km après la sortie de Brienne-le-Château, en direction de Juzanvigny  (en coordonnées : N48.40481°- E4.54819° ou 48°24'17.33"N   4°32'53.45"E)

Napoléon en danger à Brienne (1891) de Robert-Alexander Hilingford (1825-1904).

Episode dont la véracité a été contestée par l'Empereur, Gourgaud sauve l'Empereur d'un parti de cosaques.

"Le 29 janvier 1814, le soir de la bataille de Brienne, Napoléon retournait à son quartier-général de Mézières. 50 Cosaques, qui s'étaient jetés sur les derrières de l'armée française, fondirent avec impétuosité sur le groupe de l'empereur, sans savoir qui ils attaquaient. Napoléon était en tête, et Gourgaud lui faisait un rapport. Dans le même moment où un Cosaque allait porter un coup de lance à l'empereur, Gourgaud eut le bonheur de tuer ce Cosaque d'un coup de pistolet a bout portant. Il fut récompensé de cette action par le don de l'épée que Napoléon avait portée dans ses premières campagnes d'Italie." Biographie nouvelle des contemporains, ou ..., Volume 8 1822 :Gourgaud

"Comme il était nuit noire, raconte le capitaine Coignet, une bande de Cosaques qui rôdait, cherchant quelque occasion de butin, entendit le pas des chevaux montés par Napoléon et son escorte. Cela les fit courir. Ils se ruèrent d'abord sur un des généraux, qui cria : « Aux Cosaques !» et se défendit. Un des Cosaques, apercevant à quelques pas de là un cavalier à redingote grise, courut sur lui. Le général Corbineau se jeta d'abord à la traverse, mais sans succès. Le colonel Gourgaud, qui causait en ce moment avec Napoléon, se mit en défense et, d'un coup de pistolet tiré à bout portant, abattit le Cosaque. Au coup de pistolet, nous arrivâmes sur ces maraudeurs.  Ce fut le dernier épisode de la journée. « Il était temps de s'arrêter, ajoute Coignet, tout le monde était sur les dents et tombait de besoin. Vingt-quatre heures sans débrider, sans manger ! Je puis dire que les soldats avaient fait plus que leurs forces et s'étaient battus comme des lions, un contre quatre. »  Napoléon Ier et son temps: Histoire militaire, gouvernement intérieur, lettres, sciences et arts, Roger Raymond Peyre, 1888.

 


Cliquez pour agrandir.
A l'avant-gauche, la stèle-pupitre N° 4.

Deux autres représentations du même événement.

"Napoleon auf dem Schlachtfelde von Brienne von Kosaken umzingelt, 1814" par C. G. Lohse (Dresden)

William Barnes Wollen, extrait de Illustration from Cassell's History of England, 1890.


 

29 janvier 1814 : Maizières-lès-Brienne

Le 29, jour de la bataille de Brienne, Napoléon rencontre  un de ses anciens professeurs à l’École militaire de Brienne, le père Henrion -et non Henriot-, alors curé de Maizières.  Le soir, il couche dans une maison située route d’Épothémont, (maintenant 3 rue aux Chênes) appartenant à l'époque à M. Bouillevaux, maire de la commune.

Selon Lachouque, il couche au presbytère (aujourd'hui détruit).

















 

 

 

 

Le tombe du père Henrion, ancien professeur du futur Empereur et curé de Maizières-lès-Brienne en 1814, (avec celles des autres prêtres), une dalle à gauche de la porte de l'église du village.

Etape n°5: Maizières-lès-Brienne
29 janvier 1814, l’élève retrouve son ancien maître.
D69 - D2, place de la Mairie, près de la fontaine – (en coordonnées : N48.43691°- E4.58701°ou 48°26'12.81"N   4°35'13.05"E)

 

















 

 

 

 

 

Pendant la nuit, Blücher se retire sur Bar-sur-Aube et, le 30, Napoléon entre à Brienne. Là, il apprend que Blücher et Schwartzenberg ont opéré leur jonction et qu'ils l'attendent au sud avec plus de 100 000 hommes.

 

Cartes (sauf mention contraire) : Johnston, Alex. Keith, Atlas to Alison's History of Europe, William Blackwood and Sons, Edinburgh and London,  1848 ou 1850.
 

SUITE : Campagne de France (2 a) : 1er- 14 février 1814

Campagne de France (1) : novembre 1813- janvier 1814
Campagne de France (2 a) : 1er- 14 février 1814
Campagne de France (2 b) : 15-28 février 1814
Campagne de France (3 a) : 1er - 15 mars 1814
Campagne de France (3 b) : 16-31 mars 1814
Campagne de France (4) : avril 1814

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