CAMPAGNE DE FRANCE 1814 (3 b)
16 - 31 mars 1814

Vous pouvez cliquer sur les panoramas pour les agrandir !

Campagne de France (1) : novembre 1813- janvier 1814
Campagne de France (2 a) : 1er- 14 février 1814
Campagne de France (2 b) : 15-28 février 1814
Campagne de France (3 a) : 1er - 15 mars 1814
Campagne de France (3 b) : 16-31 mars 1814
Campagne de France (4) : avril 1814

Ce qui précède Campagne de France (3 a) : 1er - 15 mars 1814

19 mars 1814 : échec et fin du congrès de Châtillon

Entre-temps, les négociations de Châtillon continuent :  le 19 mars, Caulaincourt remet aux Alliés un contre-projet dans lequel Napoléon accepte le retour aux limites de l'ancienne France avec en plus la Savoie, Nice et l'île d'Elbe, et à condition que le pince Eugène garde la couronne du royaume d'Italie, dont l'Adige serait la frontière du côté de l'Autriche.

Ce contre-projet est rejeté par les Alliés, qui considèrent que la France resterait trop puissante.  Le congrès de Châtillon prend donc fin le 19 mars.


20 mars 1814 : bataille d'Arcis-sur-Aube

 

Carte de Kaussler.

 

 

Panorama du champ de bataille d'Arcis-sur-Aube, d'abord vu du côté allié, puis du côté français.

 

 

 


Le bouclier symbolisant la bataille d'Arcis-sur-Aube dans la Befreiungshalle de Kelheim.

 


Après la bataille, de nombreux prisonniers français furent enfermés dans l'église d'Arcis.
Quelques jours plus tard, ils furent même rejoints par de prisonniers de Fère-Champenoise.

22 mars 1814 : l'Empereur est à Orconte

 

 

Le soir du 22 mars 1814, l'Empereur s'installe au château du Plessis à Orconte (entre Vitry et St-Dizier). Le château est alors la propriété de M. Le Blanc Bugnot.

 

24 mars 1814 : l'Empereur est à St-Dizier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 23 mars 1814, l'Empereur s'installe au 60 de la rue du Docteur-Mougeot, à Saint-Dizier. Il y est reçu par le maire, M. Varnier de Cournon.


24 mars 1814 : Cense de Blacy
: les Alliés décident de marcher sur Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La ferme de la Cense, à Blacy - on écrit souvent aussi, la Cense de Blacy.  En cet endroit encore fort isolé de nos jours, à quelques kilomètres à l'ouest de Vitry-le-François, se joua, le 24 mars 1814, le sort de la France et de l'Empire. Lors d'un conseil de guerre, l'Etat-Major allié, en présence des trois souverain, décide de marcher sur Paris, quoi que Napoléon fasse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 24 mars, dans la matinée, Schwarzenberg, dont l'armée est en marche sur Vitry, y est rejoint par le Tsar, puis par le roi de Prusse. Tous les participants se mettent d'accord : il faut marcher sur Paris.


24 mars 1814 : Doulevant-le-Château

DANS CETTE MAISON,
QUI ÉTAIT CELLE DU
NOTAIRE JEANSON
L’EMPEREUR
NAPOLÉON IER
A SÉJOURNÉ LES 24,
25 ET 28 MARS 1814

Napoléon passa 3 nuits dans la maison du notaire Jeausson, rue Haute, à Doulevent-le-Château.  L’ACMN, délégation de Haute-Marne, y fit placer cette plaque le1er mai 1993.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 1814 du commandant Lachouque donne cette photo de la pierre Napoléon à Doulevant-le-Château. Cependant, depuis lors (1959), nulle trace de cette pierre. A-t-elle été détruite parce qu'elle gênait un agriculteur, comme certains l'affirment ? Si oui, où se trouvait-elle et quelle événement commémorait-elle. Le passage de l'Empereur, bien sûr, mais à quelle date et en rapport avec quels faits. Toute information serait la bienvenue.

Doulevant ou Doulevant ? J'ai l'impression que la deuxième forme est la bonne.


25
mars 1814 : bataille de Fère-Champenoise

Il y a lieu de distinguer les deux batailles distinctes de Fère-Champenoise, d'un part celle qui concerne les armées principales au nord et à l'ouest de la ville, d'autre part l'héroïque destruction de la division Pactod à l'est, entre Morains et Bannes.


Bas-relief représentant la bataille de Fère-Champenoise sur le socle de la colonne au roi Guillaume de Wurtemberg, sur la grand-place de Stuttgart. Il commandait les troupes wurtembergeoises en 1814, alors qu'il était Prince héritier.
(Cliquez pour agrandir.)

À la gauche de l’église de Connantre, à l’emplacement de l’ancien cimetière, tombe d’Alexandre Chepeleff :

ICI
REPOSE EN PAIX
ALEXANDRE CHEPELEFF
LIEUTENANT AU RÉGIMENT
DES CHEVALIERS GARDES
DE L’ARMÉE IMPÉRIALE RUSSE
MORT AU CHAMP D’HONNEUR
AU COMBAT DE FÈRE-CHAMPENOISE
LE 25 MARS 1814

 

 

 

Le monument français, devant le monument aux morts de la Grande Guerre, près du cimetière de Fère-Champenoise. Il a été  inaugurée le 10 février 1985 par le Souvenir napoléonien et l’ACMN :

 

 

 

 

AUX

HÉROÏQUES

COMBATTANTS

DU

 25 MARS

1814

 

 

 

 

 


Le bouclier symbolisant la bataille de Fère Champenoise dans la Befreiungshalle de Kelheim.

27 mars 1814 : 2e bataille de St-Dizier

 

 

30 mars 1814 : bataille de Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quartier-général de Joseph à Montmartre, pendant la bataille de Paris, au coin de l'allée des Brouillards et de la rue Girardon.

 

   

Bataille de Paris : PANTIN : voyez ici ce site magnifique sur le sujet : http://bezusaintgermain.uniterre.com/Campagne%2Bde%2BFrance%2B1814%2BBataille%2Bde%2BParis/

En 1814, un meunier de la famille Debray a été crucifié (ou dépecé et cloué) par des cosaques sur les ailes de son moulin à Montmartre.
Il repose ici au cimetière du calvaire à Montmartre.
Plus d'un millier de morts des combats du 30 avril 1814 ont été enterrés dans ce cimetière, mais leur tombe a été perdue...


Le bouclier symbolisant la bataille de Paris dans la Befreiungshalle de Kelheim.

LE 30 MARS 1814
LES COSAQUES LANCÈRENT ICI
EN PREMIER LEUR TRÈS FAMEUX BISTRO
ET, SUR LA BUTTE NAQUIT AINSI
LE DIGNE ANCÊTRE DE NOS BISTROTS
180
ÈME ANNIVERSAIRE

Syndicat d'initiative du vieux montmartre

Tordons tout de suite le cou à ce canard : cette explication souvent reprise est tout à fait FAUSSE !
Si effectivement "bistro" veut dire "vite" en russe, les bistro(t)s français n'ont ABSOLUMENT RIEN à voir avec les événements de 1814. C'est une légende qui a la vie dure, qui est encore accréditée par cette plaque, inaugurée en 1964 au n° 6 de la place du Tertre.

Je cite le Robert : " 1892, -1882 bistrô; cette date écarte l'hypothèse d'une adapt. du russe byistro « vite », qui n'aurait pu se faire qu'en 1814-1815; p.-ê. rapport avec bistouille " (Le dictionnaire des Goncourt mentionne  1856 comme date, mais même cette date est trop tardive pour expliquer une origine remontant à  1814.)  Le mot est donc entré dans la langue française vers la fin du 19e siècle.  Si l'origine remontait à 1814-15, comment ce mot aurait-il sommeillé pendant plus de 70 ans, pour subitement refaire surface vers la fin du siècle. Ceci est non seulement absurde, mais c'est une impossibilité linguistique : il n'y a d'ailleurs aucun autre exemple de cela. Un bistro est simplement - selon l'explication la plus raisonnable - un endroit où on sert de la bistouille, un mauvais alcool. (avec un sens différent dans le Nord).

Pour ceux qui ne "croient" pas au Robert, le TLF dit la même chose :
ÉTYMOL. ET HIST.
1884 arg. pop. bistro « cabaretier » (G. MOREAU, Souvenirs de la Petite et de la Grande Roquette, t. 2, p. 3); 1892 bistrot (TIMM.); d'où le fém. bistrote [1914 d'apr. ESN. sans attest.]; 1919, supra ex. 4.
Orig. obsc.; à rattacher au poit. bistraud « petit domestique » d'orig. inc. (cf. FEW t. 22, 2, p. 61a; v. aussi ESN., s.v. bistaud) si l'on suppose que le mot a tout d'abord désigné l'aide du marchand de vin, plutôt qu'à relier à bistingo « cabaret » 1845 (RAISSON, Une Sombre histoire, I, 40 dans Fr. mod., t. 19, 1951, p. 203), bustingue (avec coquille?) « hôtel où couchent les bohémiens » 1848 (A. PIERRE, Arg. et jargon, ibid.) et bistringue, bastringue*, tous d'orig. obsc.; l'hyp. qui voit dans le mot, l'adaptation du russe bistro « vite » remontant aux cosaques assoiffés occupant Paris en 1814 n'est pas suffisamment fondée.

Aux habitants de Montmartre

A tous les défenseurs de la Butte
qui, devant ce moulin, le 30 mars 1814,
sacrifièrent leur vie en combattant les envahisseurs.

                                             Le Vieux Montmartre

30 Mars 1914.                                                          

Une autre plaque au numéro 17 de la même place.

30 mars 1814 : Sens

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

85, rue de la République : une plaque commémorative indique l'emplacement de l'Hôtel de l'Ecu de France où l'Empereur déjeuna avec Berthier et Gourgaud.

Le soir même, vers 23 heures, il apprit à Juvisy la capitulation de Paris.

C'était la fin de l'Empire...

31 mars 1814 : entrée des souverain alliés dans Paris

 

SUITE : Campagne de France (4) : avril 1814

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Campagne de France (4) : avril 1814

Cartes (sauf mention contraire) :Johnston, Alex. Keith, Atlas to Alison's History of Europe, William Blackwood and Sons, Edinburgh and London,  1848.

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