La Bataille de Waterloo...

                                                                                                                                                                                    ...vue au travers des monuments de l'AFEW.

Une petite présentation de l'Association Franco-Européenne de Waterloo : fondée le 5 juin 1986, à l'initiative de Français et de Belges, l'Association franco-européenne de Waterloo poursuit actuellement diverses missions statutaires qui s'inscrivent dans le cadre de ses objectifs mémoriaux, patrimoniaux, culturels et scientifiques.

C'est dans ce cadre que l'association a érigé au début des années 1990, avec la collaboration de la Fondation Napoléon, sur le champ de bataille de Waterloo une série de stèles et de plaques commémoratives pour diverses unités françaises qui se sont distinguées au cours de la bataille.

Nous suivrons un itinéraire de visite pratique - donc ni chronologique ni historique, du nord vers le sud (avec exception pour la plaque à Waterloo et le monument de Charleroi, qui ne se trouvent pas sur le champ de bataille).

Si vous cliquez sur le numéro de l'image GoogleEarth, vous irez directement au monument.

1) Stèle au 21e de Ligne (3e Div. (Marcognet), 1er Corps)

2) Stèle au 8e de Ligne (4e Div. (Durutte), 1er Corps)

3) Plaque au 13e Léger (2e Div. (Donzelot) et au 1er Génie (1er Régiment de Sapeurs-Mineurs) (1er  Corps)

4) Stèle au 6e d'Artillerie (1er Corps)

5) Plaque au Corps de Santé

6) Stèle au 5e Cuirassiers (14e Div. (Delort), 4e Corps de Cavalerie de Réserve (Milhaud))


7) Stèle à la Jeune Garde

8) Plaque au Lt Louis (3e Tirailleurs, Div. de Jeune Garde)

9) Plaque au 8e d'Artillerie (6e Corps)

10) Stèle au 5e de Ligne (19e Division (Simmer), 6e Corps)

11) Stèle au 11e Chasseurs à Cheval (5e Division Subervie, 1er Corps de Cavalerie de Réserve)

 

12) Plaque à la Grande Armée

 

13) Monument aux Armées françaises

1)


1) Stèle au 21
e de Ligne (3e Div. (Marcognet), 1er Corps)

EN CE LIEU
LE 18 JUIN 1815
LE 21E RÉGIMENT
D’INFANTERIE DE LIGNE
DE LA DIVISION MARCOGNET
ATTAQUA HÉROÏQUEMENT
LES UNITÉS
ANGLO-ÉCOSSAISES
FORMANT LA BRIGADE
DU MAJOR GÉNÉRAL PACK

 

                           FOND.

A.F.E.W.             NAPOLÉON

 


Au bout du chemin (ou rue) de la Croix, à l'endroit où il devient le chemin du Dimont, au croisement du chemin qui conduit au monastère de Fichermont se trouve la stèle en souvenir du 21e de Ligne (héritier du régiment de Vaubecourt), de la division Marcognet (1er Corps), qui attaqua ici la 9e brigade anglaise du général Pack. Le régiment eut à Waterloo 4 officiers tués, 2 blessés mortellement, un blessé disparu et 17 officiers blessés.

 

L’inauguration de cette stèle eut lieu le 23 octobre 1999, tout comme celle de la plaque au Corps de Santé.
A 15 h en présence de reconstitueurs, le colonel  Codaccioni, commandant le 21ème Régiment d’Infanterie, dévoila la stèle en présence de S.E. M. Jacques Rummelhardt, Ambassadeur  de France à Bruxelles. Un descendant du Feld-Maréchal Blücher participa également à cette commémoration. 

 Panorama (regard vers le sud) à partir de ce monument :  le terrain parcouru par l'avance française du 1er Corps.

2) Stèle au 8e de Ligne (1ère Brigade (Pégot), 4e Div. (Durutte), 1er Corps)

 

EN CE LIEU
LE 18 JUIN 1815
LE 8E RÉGIMENT
D’INFANTERIE DE LIGNE
DE LA DIVISION DURUTTE
ATTAQUA AVEC SUCCÈS
LA 2E LÉGION ALLEMANDE
DU COLONEL
VON OMPTEDA


FONDATION                     
NAPOLÉON          AFEW. 

 

Le régiment, qui faisait partie de la 1ère brigade (Maréchal de Camp Pégot) était en 1815 commandé par le Colonel Ruelle, il se composait de 2 bataillons (le 1/8 (512 h), Chef de bataillon Bertrand, blessé, et le 2/8 (471 h), Chef de bataillon Arbey), pour un total de 983 hommes.
Selon le général H. Couvreur, il y avait au moins 2 officiers belges dans ce régiment, le lieutenant Pierre Boucher, de Namur (impossible de savoir s'il s'agit du sous-lieutenant Bouché mentionné ci-dessous) et le Lieutenant Fontignier, de Roux.
Le régiment eut à Waterloo 1 officier tué, le capitaine Leprince et 19 officiers blessés.

 

LEPRINCE, capitaine tué

 

BERTRAND, chef de bataillon., blessé

BOUILHET, capitaine adj.-major, blessé

BOULLENGER, capitaine, blessé

SOUILHAGON, capitaine, blessé
ARLIN, capitaine, blessé
PLUCHARD, capitaine blessé
VIVÈS, lieutenant, blessé
COUSIN, lieutenant, blessé
BAILLET, lieutenant, blessé
 


LAHOUGUE, lieutenant, blessé
CORBRION, lieutenant, blessé
LEGRAND, lieutenant, blessé
LAROCHE, sous-lieutenant,blessé
BRARD, sous-lieutenant, blessé
MARTlNET, sous-lieutenant, blessé
GUIGNARD, sous-lieutenant, blessé
DUMESNIL, sous-lieutenant, blessé
LANCÉ, sous-lieutenant, blessé
BOUCHÉ, sous-lieutenant, blessé

Extrapolation pour la troupe : une quarantaine de morts et 750 blessés ! Cela équivaudrait à 82 % de pertes !

Cette stèle fut inaugurée le 7 novembre 1992 par M. A. Laurent, secrétaire-général des Anciens Combattants français en Belgique, en présence du colonel de la Forcade, attaché de Défense, représentant S.E. l'Ambassadeur de France, et du colonel Bereil, chef de corps du 8e Régiment d'Infanterie "Austrasie". Régiment de la 8e DI, puis régiment de la CMD de Lille, il est dissous en 1998 dans le mouvement de professionnalisation des armées.

 

"On peut s'étonner de la présence du 8ème de ligne en cet endroit, alors que [...]  la division Durutte est engagée sur l'extrême nord-est de la ligne française.  La raison en est que, après la prise de la Haie-Sainte vers 18 h 30, le maréchal Ney rassemble un maximum de troupes pour exploiter ce succès local (ou bien a-t-il déjà  rassemblé ces troupes plus tôt, pour appuyer la conquête de la ferme).  C'est dans ce cadre qu'il rappelle la brigade Pégot (8ème et 29ème de Ligne), et peut-être aussi le 85ème.  Le colonel Ompteda, obéissant malgré lui à l'ordre plus qu'imprudent du prince d'Orange, fut tué près de cet endroit par des cuirassiers français. "

Bulletin de la Société Royale Belge d'Etudes Napoléoniennes, 2008, N°52, La division Durutte à Waterloo,  W. Aerts, commenté et annoté par Dominique Timmermans, (p.18). 

Idem chez le commandant Lachouque, Un secret de Waterloo, p.241 :
"Pourtant, l'élan est donné ; l'infanterie aborde les Anglais; un combat à la fourchette s'engage entre les brigades de du Plat (Légion Allemande), qui est tué, et de William Halkett ; la Brigade de Pégot * (2.000 hommes) retirée au général Durutte est engagée à l'est de la Haie-Sainte; finalement les débris des 108e, 100e et 4e léger sont rejetés. Le 108e perd vingt officiers, dont Higonet, son colonel; le 4e léger, qui en a laissé trente devant Ligny, en compte encore huit hors de combat !"
* dont fait partie, nos le rappelons, le 8e de Ligne. La seule chose sur laquelle les historiens ne s'accordent pas, c'est le moment : avant ou après la prise de la Haie-Sainte ? (ou pourquoi pas, avant et après ?)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Récemment (2010), comme on peut le voir sur cette photo, des vandales ont essayé d'arracher l'aigle. Heureusement, le glorieux rapace a bien résisté.

Actes de vandalisme sur le champ de bataille de Waterloo

Il n'a malheureusement pas résisté à une nouvelle tentative de vol, sans doute au cours du week-end du 1-2 octobre 2011.

Encore une fois, du vandalisme sur le champ de bataille, encore une fois, la stèle du 8e de Ligne a trinqué. Nous avons constaté ce 25 avril 2013 que des imbéciles ont "soigneusement" arraché les lettres "En ce lieu" au début de la phrase sur le monument.

Pourquoi ? Vandalisme pure, ou pseudo-historiens croyant que l'emplacement n'est pas exact et qui veulent "corriger" ou réécrire l'histoire à leur façon ? Ils devraient savoir, s'ils savent un peu consulter les livres sur la bataille, que le maréchal Ney a, pour le dernier assaut sur la Haie-Sainte, rassemblé des troupes disponibles, y compris de la division Durutte qui, en début de bataille, se trouvaient plus à l'est.


Où va-t-on si n'importe qui commence à "corriger" des monuments à sa manière. Dans le même esprit, il ne faudrait alors même plus s'étonner que quelqu'un veuille, de sa propre initiative, bouger la colonne Gordon, car en effet, Gordon a été blessé bien plus près de l'emplacement du Lion...

 

Etat début 2013                                                                                                                              Après restauration complète (22/11/2014)

 

3) Plaque au 13e Léger (2e Div. (Donzelot), 1er Corps) et au 1er Génie (1er Régiment de Sapeurs-Mineurs) (1er Corps)

 

LE 18 JUIN 1815
VERS 18 H 30
LA FERME DE LA HAyE SAINTE
(
sic)
FUT ENLEVÉE PAR LE MARÉCHAL NEY
GRACE AUX ASSAUTS HÉROÏQUES
DES SAPEURS DU 1ER RÉGIMENT DU GÉNIE
DU COLONEL LAMARE
2E COMPAGNIE DU 2E BATAILLON
ET DU 13E RÉGIMENT D’INFANTERIE
LÉGÈRE DE LA DIVISION DONZELOT

FONDATION NAPOLÉON            A.F.E.W.

Le 13e Régiment d'infanterie légère eut à Waterloo 5 officiers tués, 1 blessé mortellement, un disparu et 20 officiers blessés (+ 2 le 17).
Le 1er Régiment du Génie est créé en 1814 sous le nom de 1er Régiment de Sapeurs-Mineurs. C'est sous ce nom qu'il fait la campagne de 1815. Il devient le 1er octobre 1816 le Régiment royal du Génie de Metz (N° 1) avec des éléments de l'ancien 2e Régiment de sapeurs-mineurs.
Il prend le nom de  1er Régiment du Génie en 1820.
Le 1er Régiment de Sapeurs-Mineurs eut à Waterloo 1 officier tué, 1 blessé mortellement, 9 officiers blessés. Cette unité était commandée par le Colonel Jean-Baptiste LAMARE, né le 29 septembre 1775 à Bruxelles. Il fut naturalisé français en 1816. Le plus ancien des régiments du Génie est malheuresement dissous en 2010.
Cette plaque en marbre noir, apposée sur les murs de la Haie Sainte, fut également inaugurée le 7 novembre 1992, en présence du colonel de la Forcade, par le chef de bataillon e.r. P. Guyot. président de l'Amicale des Anciens du 1er Régiment du Génie.

 

4) Stèle au 6e d'Artillerie (1er Corps)

 

DE LA BELLE-ALLIANCE
À PAPELOTTE
LE 18 JUIN 1815
DES UNITÉS
DU 6E RÉGIMENT
D’ARTILLERIE À PIED
DU COLONEL HULOT
ONT APPUYÉ DE LEURS
FEUX EFFICACES
LES ATTAQUES DU
1ER CORPS D’ARMÉE
FRANÇAIS
 

FONDATION                            
NAPOLÉON               A.F.E.W.

 

Le régiment eut à Waterloo 1 officier disparu, un blessé disparu et 4 officiers blessés.
La stèle, située à +/- 200 au nord de la Belle-Alliance, fut inaugurée le 7 novembre 1992 par le colonel Recher, Président de l'Amicale. en présence du colonel Denichou, Chef de Corps du 6e Régiment d'Artillerie.

L'emplacement n'est qu'approximatif.

Comme on peut le voir ci-dessous, la crête où avait pris place la "Grande Batterie" se trouve un peu plus au nord. (Mark Adkin, The Waterloo Companion p.295). De plus, le 6e d'Artillerie (ses 9e (4e Div.), 19e (3e Div.), 10e (2e Div.) et 20e (1e Div.) compagnies occupaient la partie est de la Grande Batterie, la partie près de la route étant formée par les 12 livres de la Garde.

 

 

Photo prise presque au bord de la route : un escalier d'une vingtaine de marches conduit de la route à la crête, ce qui donne bien la différence de niveau, beaucoup plus impressionnante que l'on croit.

 

Photo prise un peu plus à l'intérieur des champs.

5) Plaque au Corps de Santé

 

À LA MÉMOIRE DU CORPS
DE SANTÉ FRANÇAIS QUI PRODIGUA
LE 18 JUIN 1815 SES SOINS
LES PLUS DÉVOUÉS
 

FOND. NAPOLÉON               A.F.E.W.

 

La plaque fut inaugurée le 23 octobre 1999, en présence de S. E. M. Jacques Rummelhard, Ambassadeur de France à Bruxelles et de nombreuses autorités belges et françaises (le Professeur J-E Humblet, président d’Honneur de l’Association franco-européenne de Waterloo, le Colonel Pierre Couvreur, Secrétaire général d’Honneur et Ph. de Villelongue, président de l’ Association, Mme Monseu, M. J-J Rateau, le Colonel (er) A. Laurent de l’Assemblée des Français de l’Etranger et du Colonel P. Marchand, qui représentait le Souvenir français. Le Colonel Couvreur dans son allocution rappela le rôle des chirurgiens et du Corps de santé dans les batailles de l’Empire.

 

Cet ancien relais de poste, construit en 1765, appartenait en 1815 à un brasseur de Plancenoit, Nicolas-Antoine Delpierre. La ferme ne souffrit presque pas des combats, le bâtiment principal ayant échappé à l’incendie.

Notons que si le bâtiment en brique rouge (maintenant également peint en blanc), sur la droite, est postérieur à la bataille, celui à l'arrière est lui bien d'époque.

 

6) Stèle au 5e Cuirassiers (14e Div. (Delort), 4e Corps de Cavalerie de Réserve (Milhaud))

 

DE CE LIEU PARTIT
LE 18 JUIN 1815
LE 5RÉGIMENT
DE CUIRASSIERS
DU CORPS DE CAVALERIE
DE MILHAUD
POUR CHARGER
LES CARRÉS DE
L’INFANTERIE
BRITANNIQUE

A.F.E.W.
 FOND. NAPOLÉON. 

 

Le régiment eut à Waterloo 2 officiers tués (le Chef d'Escadron Delaroche et le Lieutenant Demulder) et 12 blessés.
Cette stèle, située sur le terre-plein où le chemin de la Belle-Alliance se sépare pour devenir la rue aux Loups et le chemin du Lanternier, près de la chapelle St-Roch, fut inaugurée le 19 octobre 1991 par le Général de Pouilly, vice-président des anciens Cuirassiers du 5e Régiment (Royal Pologne) en présence du Colonel Petiot, Chef de Corps du Régiment, et du Colonel Clouet des Perrusches, attaché de Défense près l'Ambassade de France à Bruxelles. En décembre 1995, cette stèle fut brisée par un acte un véhicule qui la renversa, mais restaurée à l'identique.

Le choix de ce endroit est assez malheureux, car le 5e Cuirassiers avait en réalité pris place quelque 600 mètres plus au nord-est. Les unités de cavalerie les plus proches de cet endroit étaient les 2e Chevau-légers Lanciers de la Garde (Colbert) et les 7e et 12e Cuirassiers (Travers).

 

7) Stèle à la Jeune Garde

 

EN CE LIEU
LE 18 JUIN 1815
À 5 HEURES DU SOIR
LA JEUNE GARDE
DE
L’EMPEREUR NAPOLÉON
SOUS LES ORDRES
DU GÉNÉRAL COMTE
DUHESME
S’OPPOSA
GLORIEUSEMENT
AUX PRUSSIENS
DU
GÉNÉRAL BÜLOW

 

À la jeune garde
A.F.E.W.
FOND. NAPOLÉON

Comme la stèle au 5e Cuirassiers, la stèle à la Jeune Garde fut inaugurée le 19 octobre 1991. Elle se situé sur rond-point au carrefour entre le chemin du Lanternier et celui de Camuselle et fut inaugurée par M. Roger Landry, vice-président du Souvenir Napoléonien et secrétaire général de la Fondation Napoléon.

En 2005, entourée de quelques reconstitueurs tchèques.
 


8) Plaque au Lt Louis (3e Tirailleurs, Div. de Jeune Garde)

AU LIEUTENANT M. LOUIS
3E TIRAILLEURS DE LA GARDE
NÉ À JODOIGNE LE 3.4.1787
TOMBÉ À PLANCENOIT LE 18.6.1815
FOND. NAPOLÉON                     A.F.E.W.

Cette plaque, sur la façade de l'église Ste-Catherine, fut inaugurée par M. de St-Robert, conseiller culturel de l'Ambassade de France, en présence de Monsieur Rotthier, bourgmestre de Lasne et du colonel Clouet des Perusches, attaché de Défense, représentant S.E. l'Ambassadeur de France. A celle occasion (date inconnue mais postérieurement à 1990), une messe fut célébrée par M. l'abbé Stouf, curé de l'église Ste-Catherine de Plancenoit. L'office religieux était rehaussé par la présence d' un détachement du 1er Régiment de Chasseurs de Ligny et par la Musique de la Garde de Waterloo, dirigée par l'adjudant-chef Grapin.



9) Plaque au 8e d'Artillerie (6e Corps)

 

EN CES LIEUX, LE 18 JUIN 1815,
LES 1E ET 2E COMPAGNIES
DU 8E RÉGIMENT D’ARTILLERIE À PIED
DU COLONEL CARON
ONT APPUYÉ DE LEURS FEUX EFFICACES
LE 6E CORPS D’ARMÉE FRANÇAIS

 

A.F.E.W.
Fondation NAPOLÉON

La 1e Cie était l'artillerie divisionnaire de la 19e Division (Simmer) et la 2e Cie était celle de la 20e Division (Jeanin). Le régiment eut un officier blessé mortellement et 3 officiers blessés.

Cette plaque, à l'origine placée au dos de la chapelle principale au bout du cimetière, sur le mur extérieur, fut inaugurée le 6 novembre 1993, conjointement par le baron de Méneval et par le colonel BEM Jean Fain, en présence du colonel de la Forcade, attaché de Défense près l'Ambassade de France et du général Bats, secrétaire-général de la section de Belgique de la Légion d'Honneur, ainsi que d'une délégation du 1er Tirailleurs-Grenadiers de Paris.

 


La plaque au 8e d'Artillerie à son emplacement d'origine.

Quelques temps plus tard, elle fut placée au chevet de l'église.

 


10) Stèle au 5e de Ligne (19e Division (Simmer), 6e Corps)

EN CE LIEU
LE 18 JUIN 1815
LE 5e RÉGIMENT
D’INFANTERIE
DE LIGNE DU COLONEL ROUSSILLE
DIVISION SIMMER
S’OPPOSA
HÉROIQUEMENT
AU CORPS PRUSSIEN
DU GÉNÉRAL
VON BÜLOW
 

A.F.E.W.
FONDATION NAPOLÉON

Le régiment eut à Waterloo 3 officiers tués, un officier blessé mortellement et 20 officiers blessés.
Cette stèle (carrefour rue du Mouton - rue d'Anogrune - rue Là-Haut) fut également inaugurée le 6 novembre 1993, par Monsieur A. Laurent, secrétaire-général des Anciens Combattants français en Belgique, membre du Conseil Supérieur des Français de l'Etranger, accompagné de Messieurs Cabau et Jullien, délégués de l'Amicale du 5e Régiment d' Infanterie "Navarre", en présence du capitaine Barbié de Préaudeau, officier de traditions du 5e R.I..

 


11) Stèle au 11e Chasseurs à Cheval (5e Division Subervie, 1er Corps de Cavalerie de Réserve)

EN CES LIEUX
LE 18 JUIN 1815
LE 11E RÉGIMENT
DE CHASSEURS À CHEVAL
DU COLONEL
NICOLAS
DIVISION SUBERVIE
SABRA AVEC SUCCÈS
LES PRUSSIENS
DU COLONEL VON HILLER
 

A.F.E.W.
FONDATION NAPOLÉON

Le régiment eut à Waterloo 2 officiers blessés disparus et 10 officiers blessés.
La stèle au 11e Chasseurs à Cheval, au bout de l'avenue de Wagram, fut également inaugurée le 6 novembre 1993, en présence des mêmes personnalités. par M. Delobel de l'Amicale des Anciens du 5e Cuirassiers, mandaté par le président de l'Amicale du 5e Cuirassiers, le colonel du Paty de Clam, en présence du capitaine Herdalot et du major Dumas du 11e Régiment de Chasseurs à Cheval.

 


12) Plaque à la Grande Armée

 

AUX OFFICIERS SOUS-OFFICIERS ET SOLDATS
DE LA GRANDE ARMÉE DE TOUTES ORIGINES
TOMBÉS EN ROMAN PAïS DE BRABANT, AUX
BATAILLES DES QUATRE-BRAS, WATERLOO ET
WAVRE EN JUIN 1815.
 

 

 

JUIN 1989                       
L'ASSOCIATION FRANCO-EUROPEENNE
DE WATERLOO A.S.B.L.       

 

Cette plaque, dans l'église St-Joseph de Waterloo, a été inaugurée le 15 juin 1990 par S.E. le comte du Cause de Nazelle, Ambassadeur de France, en présence du baron Gourgaud, président du Souvenir Napoléonien, du comte de Meeus d'Argenteuil, Intendant du duc de Wellington et de nombreuses autres personnalités. Mgr Letourneur, président des prêtres anciens combattants français, concélébra l'Eucharistie avec M. Dereymaeker, curé de la paroisse.
On notera que le terme de "Grande Armée" est incorrect dans ce contexte. Il y a lieu de lire "Armée du Nord".

13) Monument aux Armées françaises


Le monument aux armées françaises est situé sur l’esplanade de la gare du Sud, près du pont sur la Sambre.
Érigé par l'AFEW avec le soutien des autorités françaises et de la ville de Charleroi, il a été inauguré le
19 septembre 1997 sous le Haut patronage de S. E. M. Jacques Bernière, Ambassadeur de France à Bruxelles, en présence de M. Van Cauwenberghe, ministre de la Région wallonne, de M. Van Gompel, bourgmestre de Charleroi, du Colonel P. Marchand (Souvenir français), du Professeur J-E Humblet, Président de l’AFEW, ainsi que du colonel P. Couvreur, Secrétaire général, de Ph. de Villelongue, Président du Comité chargé de la réalisation du monument, ainsi que de nombreuses personnalités civiles et militaires françaises et belges. 

Aux armées françaises
qui ont franchi la Sambre

Elles montaient combattre
pour la liberté


JEMAPPES 1792
FLEURUS 1794


LIGNY 1815
WATERLOO 1815


LOUVAIN 1831
ANVERS 1832


CHARLEROI 1914
GEMBLOUX 1940


Ville de Charleroi


Ministère Français des Anciens
Combattants


Fondation Napoléon
et tant d'autres donateurs


Association franco-européenne
de Waterloo

 

Bibliographie :

 

- Mark Adkin, The Waterloo Companion, Aurum Press, 2001.

- Alain CHAPPET - Roger MARTIN - Alain PIGEARD, Le Guide Napoléon - 4000 lieux pour revivre l'épopée, Bibliothèque Napoléonienne, Tallandier, 2005.

- Hecq, Jean, La promenade impériale, itinéraire commenté des plaques et des stèles érigées par l'Association Franco-Européenne de Waterloo avec le concours de la Fondation Napoléon, A.F.E.W., s.d., Louvain-la-Neuve.
- Hofschröer,Peter,  Waterloo 1815 - Wavre, Plancenoit & the race to Paris, Pen & Sword, 2006.    

- Martinien, Aristide, Tableaux par corps et par batailles des Officiers tués et blessés pendant les guerres de l'Empire (1805-1815), Editions militaires européennes, Paris + les Suppléments.

-  G. Speeckaert et I. Baecker, Les 135 vestiges et monuments commémoratifs des combats de 1815 en Belgique, Waterloo, relais de l'histoire, 1990. (INDISPENSABLE pour trouver les monuments !) Attention, il ne mentionne évidemment que les monuments antérieurs à 1990.


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