Jean-Baptiste JOURDAN (1772-1804-1833)

Jourdan est né à Limoges, fils d'un chirurgien-barbier, le 29 avril 1762 au 37 de la rue Pont-St-Étienne. La belle maison à colombages existe encore et porte une plaque commémorative.

 

ICI est né

le 29 avril 1762

jean-baptiste

comte jourdan

vainqueur de fleurus, maréchal de France

Érigé en 1851

sous l'administration de

MM. de mentque préfet & louis ardant maire

 

Photos aimablement communiquées par M. Dominique Contant.

 

En 1778, il s'engage dans le régiment d'Auxerrois. Après les campagnes de la guerre d'Indépendance américaine, il est rapatrié, malade, et réformé (1784)

Il est mercier dans sa ville natale lorsque la Révolution survient.

Capitaine de la garde nationale de Limoges (1789), réintégré dans l'armée (1791), il se retrouve à la tête du 2e bataillon de la Haute-Vienne. Il se distingue aux batailles de Jemmapes (sic), de Neerwinden et de Famars.

Le coq trône tristement sur le monument de Jemappes.

Un témoin de temps disparus : le coq de Jemappes, longtemps avant que les lotissements ne viennent entièrement dénaturer le site...

 

Il est nommé général de brigade le 27 mai 1793, et déjà général de division le 30 juillet de la même année. Commandant en chef de l'armée des Ardennes puis de l'armée du Nord, il bat le prince de Cobourg à Wattignies (octobre 1793), l'obligeant à lever le blocus de Maubeuge.

Le nom de Jourdan figure en bonne place sur le monument commémorant la victoire de Wattignies (1ère ligne, à droite).

Et il est lui-même représenté en général triomphateur sur le monument célébrant cette même victoire à Maubeuge. Le monument fut inauguré en 1893, pour le centenaire, sur la grand-place de Maubeuge, pour être ensuite transféré place Vauban, où il se trouve encore. La belle sculpture est de Léon Fagel.
 

Jourdan est entouré de Carnot (à gauche) et Duquesnoy (à droite)

Disgracié, mais rappelé peu après, il prend le commandement de l'armée de Moselle (10 mars 1794), devenue, l'année suivante, l'armée de Sambre-et-Meuse (13 juin 1795). Il s'empare de Charleroi et, le lendemain, remporte sur les coalisés la bataille mémorable de Fleurus (26 juin 1794), qui permet de reprendre les places de Landrecies, du Quesnoy, de Valenciennes et de Condé, délivrant ainsi toutes les frontières du Nord.  Il continue sur sa lancée et bat Clerfayt à Aldenhoven (2 octobre) et prend Cologne, Coblence, Maestricht et Düsseldorf.

Bien évidemment, son nom ne pouvait manquer sur le "monument des 3 victoires françaises de Fleurus".

Il est élu au Conseil des Cinq-Cents par le département de la Haute-­Vienne (1797) et deux fois président de ce Conseil, il fait voter le 5 septembre 1798 la loi de levée en masse de la conscription, loi qui portera son nom.  

Il condamne le coup d'État du 18-Brumaire, ce qui entraîne son exclusion du Corps législatif. Il est envoyé comme ambassadeur en République cisalpine (1801), devient conseiller d'État en 1802, général en chef de l'armée d'Italie (1804-1805), puis maréchal lors de la première promotion du 19 mai 1804. 

Il devient ensuite le conseiller militaire et l'ami du roi Joseph, qu'il accompagnera en Espagne comme major général du roi et gouverneur de Madrid (8 juillet 1811). Mais il est battu par  Wellington à Vitoria (21 juin 1813) et rentre en France.

Il mène adroitement sa barque et ne subit pas de déchéance au cours des changements de régime qui vont se succéder. À la chute de l'Empire, il est confirmé par Louis XVIII dans le commandement de la 15e division militaire. Pendant les Cent-Jours, il reçoit le commandement de Besançon (4 juin 1815) et, sous la seconde Restauration, obtient successivement le titre de comte, le gouvernement de la 7e division militaire et un siège à la Chambre des pairs (6 mars 1819). Mais cela a un prix : on l'oblige à présider le conseil de guerre qui doit juger le maréchal Ney.  Il y échappe cependant en se déclarant incompétent.  Jourdan termine enfin sa carrière comme dix-neuvième gouverneur des Invalides  (11 août 1830) et à sa mort, survenue le 23 novembre 1833, il est inhumé dans le caveau des Gouverneurs.

Ici reposent

les cendres

d'un bon français

d'un brave soldat

et

d'un excellent père de famille

Jn. Bte. JOURDAN

Maréchal pair de France

décédé

gouverneur des Invalides

le 23 9bre 1833

 

© D. Timmermans

Sa ville natale lui a fait l'honneur d'une belle statue, par le sculpteur Robert sur la place... Jourdan. (Ces 3 dernières photos sont à nouveau aimablement communiquées par M. Dominique Contant.)

 

 

AU MARECHAL JOURDAN

 

WATTIGNIES

ARLON

 

FLEURUS

ALDENHOVEN

Il existe une autre statue du Maréchal Jourdan, à Paris, rue de Rivoli, par Muller.

Toute sa vie, il aura espéré, en vain, le titre de duc de Fleurus, et ce n'est que... sous la Restauration qu'il sera officiellement fait comte, lui, le général qui avait sauvé la Révolution !  Cependant, Louis XVIII n'a fait que régulariser une situation qui existait. En effet, nommé pair de France pendant les Cent-Jours, il devenait ipso facto comte de l'Empire, même s'il n'eut les lettres patentes que sous la Restauration.

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir !

Retour à la page MARÉCHAUX

Retour à la page d'accueil