Jean LANNES

(1769-1804-1809)

maréchal de l'Empire
duc de Montebello
prince de Sievers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lannes en Sous-Lieutenant au 2e Bataillon du Gers en 1792,
par P. Guérin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean Lannes
marÉchal de France Duc de Montebello naquit dans cette maison
le 10 avril 1769
fÊtes du centenaire 31 mai 1909.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maison natale du maréchal Lannes, 18, rue Montebello à Lectoure (Gers, France). Auteur : Morburre
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Lectoure-maisonLannes.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lectoure, promenade du Bastion, statue de Lannes en marbre blanc par Jean-Pierre Cortot, érigée en 1934.

« Lectoure-StatueLannes » par MorburreTravail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Mais la perte la plus considérable, la plus douloureuse pour l'armée française à Essling, fut celle du maréchal Lannes, duc de Montebello, qui, le 22 au soir, vers les six heures, eut une cuisse emportée par un boulet. Napoléon apprenant cette nouvelle, s'écria: « Il fallait que, dans cette journée, mon cœur fût frappé par un coup aussi sensible pour que je pusse m'abandonner à d'autres soins qu'à ceux de mon armée. » Le duc de Montebello, revenant de son évanouissement, lui dit: « Dans une heure vous aurez perdu celui qui meurt avec la gloire et la conviction d'avoir été et d'être votre meilleur ami. » On lui fit l'amputation, et, transporté à Vienne, il y mourut le 31 mai suivant.

La ville de Lectoure, dans le département du Gers, se glorifie d'avoir vu naître le maréchal Lannes ; il partit comme volontaire dans le département du Gers, lorsque les insolentes proclamations du duc de Brunswick appelèrent aux armes la jeunesse française. Nommé sergent-major, il devint bientôt officier, et s'étant souvent distingué à l'armée des Pyrénées orientales, il parvint rapidement au grade de chef de brigade. Réformé par un gouvernement qui punissait ses meilleurs défenseurs, il resta quelque temps sans emploi. Lorsque Bonaparte prit le commandement de l'armée d'Italie, Lannes fut se présenter à cette armée comme simple volontaire. Son mérite ne pouvait être méconnu: le nouveau général en chef l'employa comme adjudant- général. Nous l'avons vu aux batailles de Montenotte, de Millesimo, au combat de Dégo, justifier par sa bravoure le choix de Bonaparte, dont il devait devenir un des plus habiles lieutenants. Il passa le Pô le premier de l'armée, se distingua au combat de Fabio, et à Lodi il fut du nombre des intrépides généraux qui s'élancèrent sur le pont à la tête des troupes. Nommé général de brigade après la prise de Pavie, qui s'était révoltée et qu'il soumit le premier, il suivit l'armée au siège de Mantoue ; là, avec six cents grenadiers, il enlève à la baïonnette le faubourg Saint-Georges, défendu par de nombreux ennemis. Quoique blessé au combat de Governo, il ne quitta point l'armée; blessé de nouveau, mais plus sérieusement, devant Arcole, il était souffrant, étendu sur un lit, lorsqu'il apprend que le combat est terrible, et qu'on ne peut forcer le passage du pont; il sort de son lit malgré ses douloureuses blessures, il se précipite au milieu de la mitraille. Atteint d'une nouvelle blessure à la tête, il tombe sans connaissance. Rétabli, il marche avec le général Victor contre les troupes que la cour de Rome a levées contre nous; à la tête de la brigade, il enlève les retranchements ennemis près d'Imola, et s'empare de la ville. Il accompagna Bonaparte en Égypte; y fut nommé général de division; fit partie de l'expédition de Syrie; se distingua dans plusieurs combats; contribua principalement au succès de la bataille d'Aboukir. Blessé à la jambe à l'attaque du fort de ce nom, il revint en France; et lorsqu'au 18 brumaire le gouvernement changea, Lannes se montra un des plus zélés amis de Bonaparte. Dans la mémorable campagne de Marengo, le général Lannes commandait l'avant-garde: il franchit le premier de l'armée le Saint-Bernard, devenu à jamais célèbre par ce passage. Le premier il attaqua les Autrichiens. Aoste, Châtillon tombent devant lui. Il escalade la citadelle d'Ivrée. Arrivé sur les bords de la Chiusella, le corps qu'il commande emporte le passage de vive force, traversant la rivière sur le pont et à la nage. Il pénètre dans Pavie, en chasse les Autrichiens, et s'empare de leur artillerie. La bataille de Casteggio et de Montebello ajoutèrent à la réputation de bravoure du général Lannes celle de général habile. C'est en mémoire de cette journée glorieuse que le nom de Montebello devint inséparable de celui de Lannes. Sa conduite, à la bataille de Marengo, lui valut des éloges publics de la part du général en chef. Ce fut à cette occasion qu'il eut un sabre d'honneur. Cette récompense, qui enfantait de si brillants exploits parmi nos guerriers, allait bientôt être remplacée par une décoration nouvelle, qui devait donner des charmes à la mort même. Au retour de cette campagne, le général Lannes fut nommé à l'ambassade de Portugal. Créé maréchal d'empire, il commanda dans les campagnes d'Austerlitz, d'Iéna et de Friedland, et soutint dignement sa grande réputation. Ce fut pendant la pénible campagne de 1807, qu'avec une franchise dont il ne se départit jamais devant celui qui la souffrait impatiemment, il répondit à Napoléon, qui le questionnait sur la Pologne : Je pense que ce pays ne vaut pas le sang du dernier caporal de l'armée. Il commanda aussi en Espagne. Saragosse en ruines fut témoin de sa bouillante audace. La guerre d'Autriche, en 1809, fut sa dernière campagne. Il mourut comme il avait vécu, environné de gloire.

 

Extrait de Éphémérides militaires depuis 1792 jusqu'en 1815, ou Anniversaires de la valeur française. Mai. par une société de militaires et de gens de lettres, 1818 Pillet aîné (Paris) 1818-1820.

page en cours de réalisation

Lannes ne pouvait manquer de figurer parmi les officiers représentés dans les niches du Louvre, rue de Rivoli. Il s'agit d'une œuvre de Gabriel Vital-Dubray (1857).

 

L'endroit tragique: au 99 de la Schlachthammerstrasse, près de l’angle avec la Langergarten Gasse, lieu probable où le maréchal Lannes fut blessé mortellement, le 22 mai 1809.

 

Certaines sources parlent cependant d'un autre endroit, ceci reste à examiner. Je vous donne ici une comparaison des deux endroits :

1.Schlachthammerstrasse 99, près de l’angle avec la Langergarten Gasse.

2. au bout de la Saltenstrasse.

Le maréchal Lannes est mort dans à Kaiserebersdorf, à 5 km au sud-est de Vienne. Pour plus de détails sur sa mort, je vous recommande la lecture de cette page du magnifique site de Robert Ouvrard :  http://www.histoire-empire.org/essling/la_mort_de_lannes_01.htm

La representation par le peintre Boutigny :



La maison au numéro 12 de la Mailergasse où il mourut, bien que fortement rénovée, existe encore.

Elle porte une plaque commémorative avec l'inscription :

In diesem Hause
starb am 31.5.1809
der bei Aspern schwerverwundete
Marschall
Jean Lannes
Herzog von Montebello

                            Bezirksmuseum
                                     Simmerung

Chose étonnante et très peu connue : c'est ce même jour, dans cette même ville de Vienne, que le grand compositeur Joseph Haydn mourut également !
 

Il fut inhumé au Panthéon en 1810 lors d'une cérémonie grandiose à l'occasion du premier anniversaire de sa mort.

IENA
PULTUSK
FRIEDLAND
TUDELA-RATISBONNE
ESSLING

ARCOLE
ST-JEAN D'ACRE
MONTEBELLO
MARENGO
AUSTERLITZ

 

Cependant, son cœur fut déposé dans la chapelle familiale du cimetière de Montmartre (avenue de Montmorency).

ICI REPOSE LE CŒUR
DU MARÉCHAL LANNES, DUC DE MONTEBELLO

On notera, à gauche, la tombe de la famille du général Kirgener de Planta, tué en même temps et par le même boulet que le général Duroc, Grand Maréchal du Palais, aux côtés de l'Empereur à Markersdorf, le 22 mai 1813. Il n'est pas clair si celui-ci y repose également, mais c'est peu vraisemblable, car une stèle indique la tombe de Kirgener à gauche de l'entrée de la ferme où est mort Duroc.

Le maréchal Lannes a bien entendu son nom marqué sur les tables de bronze des Maréchaux et Généraux morts pour la France, dans la galerie des Batailles au château de Versailles. .



Son buste par François Masson y figure également.
 


Collection Hachette : Maréchaux d'Empire, Généraux et figures historiques (Collection de l'auteur)

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