CAMPAGNE D'ALLEMAGNE 1813

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14-19 octobre 1813 : de LIEBERTWOLKWITZ à LEIPZIG

18 octobre 1813 : Leipzig (page non encore finalisée)

 

Texte ci-dessous extrait de Éphémérides militaires depuis 1792 jusqu'en 1815, ou Anniversaires de la valeur française. Octobre. par une société de militaires et de gens de lettres, 1820 Pillet aîné (Paris) 1818-1820.
Nous avons modernisé l'orthographe et les noms des lieux, ainsi que quelques autres éléments trop datés de 1820.

Le 18 octobre 1813. BATAILLE DE LEIPZIG[1]

Nous avons vu, au 16 octobre, quels furent les circonstances qui amenèrent de Dresde dans les plaines de Leipzig l'armée française, contrainte à la défensive après une offensive longue et brillante

 

Le succès de la bataille livrée le 16 n'avait cependant pas été assez avantageux pour améliorer sa position, que chaque instant rendait plus critique; et, en effet, le 16, elle n'avait pas eu à combattre toutes les forces de l'ennemi. Le prince royal de Suède, qui commandait quatre-vingt-deux mille hommes et les corps de Bennigsen et Colloredo, forts de quarante- un mille, n'étaient pas encore en ligne ce jour-là; mais leur arrivée était prochaine, et l'armée alliée allait ainsi réunir autour de Leipzig une masse de trois cent cinquante mille combattants, dont cinquante-quatre de cavalerie[2]. L'armée française, ayant laissé à Dresde vingt-cinq mille hommes sous les ordres du maréchal Gouvion-Saint-Cyr, se trouvait réduite, sous Leipzig, à cent cinquante- six mille huit cents hommes, dont seulement vingt-deux mille huit cents de cavalerie[3].

 

Cette énorme disproportion de forces ne laissait aucun doute sur le résultat d'une nouvelle bataille, qui ne pouvait plus être à l'avantage des Français. L'empereur Napoléon, ne pouvant plus se faire illusion, sentit tout le danger de sa situation; il avait à lutter contre un ennemi presque trois fois plus nombreux, qui, placé autour de lui en cercle, occupait les trois quarts de la circonférence. Nous avions, à la vérité, gagné du terrain le 16, à notre centre et vers la droite; mais notre gauche, repoussée par l'armée de Silésie, touchait déjà aux faubourgs de Leipzig, seul et unique point de retraite; de sorte que si cette gauche, attaquée de nouveau par le général Blücher et par le prince royal de Suède, qui arrivait sur ce point par la route de Halle, ne pouvait pas résister à une si grande supériorité; la ville, toute ouverte, tombait au pouvoir des vainqueurs, et alors notre droite et notre centre étaient entièrement détruits. Napoléon, dans l'impossibilité de se dégarnir sur aucun point, préféra de rapprocher son centre de Leipzig, appuyant ainsi sa gauche, et laissa sa droite dans la même position. Une sage prévoyance eût voulu qu'il commençât sa retraite dès la nuit du 16 au 17. Car si le 16, il n'avait pu remporter une victoire décisive, le succès était encore plus impossible par l'augmentation des forces de l'ennemi. D'ailleurs, nous avions fait de grandes pertes dans la première bataille; nos munitions commençaient à devenir rares, et on ne pouvait trop se dépêcher de passer un effroyable défilé long d'une demi-lieue, formé par cinq ou six ponts placés sur autant de petites rivières qui se croisent en tous sens au milieu de marais impraticables, et que l'armée avait à dos sur sa seule route de retraite; une autre considération devait hâter la marche rétrograde de Napoléon : c'était la défection de la Bavière, dont l'armée s'étant jointe à l'armée autrichienne, avait quitté l'Inn et marchait pour lui couper toute retraite; mais il ne pouvait se faire à l'idée d'évacuer l'Allemagne et de reporter le théâtre de la guerre sur le Rhin. Disposant encore d'une armée nombreuse, il ne put se décider à ne pas combattre ; tout calcul de la raison disparut, et il voulut encore une fois tenter la fortune qui venait de le fuir sans retour.

 

La journée du 17 se passa sans mouvement hostile de part ni d'autre; seulement, à notre gauche, la cavalerie du duc de Padoue ayant fait un mouvement pour se placer à la droite de l'infanterie du général Souham, le général Blücher crut qu'on allait l'attaquer, et fit porter en avant un gros corps de cavalerie, soutenu de vingt-quatre bouches à feu; la canonnade s'engagea. Le duc de Padoue chargea l'ennemi: mais s'étant trop laissé emporter à l'ardeur de la poursuite, il fut pris de flanc et ramené après avoir perdu quatre pièces de canon.

 

Le prince de Schwarzenberg, commandant l'armée alliée, attendait l'arrivée du prince royal de Suède, des généraux Bennigsen et Colloredo pour recommencer l'attaque. Ces corps étant entrés en ligne vers le milieu de la journée, elle fut décidée pour le lendemain; Napoléon ne fit aucun mouvement. Le 18, à deux heures du matin, il rapprocha son centre de Leipzig, laissant sa gauche et sa droite dans leur première position, appuyées à la Partha et à la Pleisse. Le corps du général Bertrand, qui dans la journée du 16 avait défendu Lindenau en arrière de Leipzig, reçut l'ordre de marcher sur Weissenfels, et d'occuper le passage de la Saale, afin d'assurer la retraite de l'armée. Le général Bertrand balaya la plaine de Lützen et se rendit maître, à midi, du pont de Weissenfels. Cependant Napoléon, qui pensait à la retraite, ne prit aucun moyen pour la rendre prompte et facile. On ne prépara aucun pont sur les différentes rivières qu'il fallait passer, de sorte que lorsque l'armée fut vivement poussée le 19 au matin, elle ne trouva qu'un seul passage, mais tellement long et étroit que, bientôt encombré, toute retraite devint impossible.

 

Le 18 au matin, les deux armées étaient en présence et prêtes à commencer le combat. Depuis la guerre des Gaulois contre César, au siège d'Alésia, jamais armée si nombreuse n'avait été réunie sur un même champ de bataille; mais malheureusement il n'en fut pas ici de même qu'à Alésia, car le plus grand nombre l'emporta.

 

A huit heures du matin, l'armée de Bohême commença l'attaque en forçant les postes avancés que les Français avaient laissés en se retirant sous Leipzig. A dix heures, la canonnade s'engagea sur toute la ligne, et toute l'armée ennemie se déploya. Le maréchal Macdonald, duc de Tarente, qui se trouvait au centre, attaqué de front par le corps de Klenau et la division Zieten, le fut bientôt de flanc par le corps de Bennigsen, qui, ayant emporté Baalsdorf, menaçait de le tourner. Le maréchal se replia sur Stötteritz, où il appuya sa droite au général Lauriston. Dans le même temps, le prince Poniatowski avec les Polonais, qui tenait notre extrême droite, violemment abordé, perdit les villages de Dölitz et Lössnig, et allait être forcé à Connewitz, lorsque Napoléon, qui était placé avec la garde impériale sur le Thonberg, près d'un moulin à tabac, et de cette hauteur centrale se trouvait en mesure de soutenir les points trop fortement menacés, fit marcher à son secours deux divisions de la Jeune Garde sous les ordres du maréchal Oudinot. Le prince Poniatowski reprit alors l'avantage, et culbuta l'ennemi avec une perte énorme sur Dölitz ; mais le prince de Schwarzenberg ayant porté sur ce point de grandes masses, les Polonais furent encore repoussés, et reprirent leur position de Connewitz, qu'ils conservèrent cependant toute la journée, malgré les puissants et nombreux efforts de l'ennemi.

 

L'attaque la plus vive était au village de Probstheida, angle saillant de notre ligne, où se réunissaient le centre et la droite. Depuis le commencement de l'action, le feu se soutenait avec la même violence, sans que les alliés obtinssent le moindre avantage. Ce poste pétait défendu par le 2e corps, commandé par le maréchal Victor. Vers deux heures, le prince de Schwarzenberg envoya de nouvelles divisions sur ce point. L'ennemi pénétra jusqu'aux premières maisons du village, mais fut culbuté dans le vallon par une charge vigoureuse que fit exécuter le roi de Naples; il se rallia, soutenu par des troupes fraîches; il revint à la charge, entra dans Probstheida, mais en fut encore chassé, laissant sur le terrain un grand nombre de tués et de blessés. Les troupes ennemies qui depuis le matin attaquaient Probstheida recevant dans ce moment de nouveaux renforts, le roi de Naples fit soutenir le 2e corps. Ce fut en vain que l'ennemi renouvela deux fois ses attaques avec des forces immenses, nos braves soldats, électrisés par l'exemple du roi, de leurs généraux et de leurs officiers, se surpassèrent eux-mêmes, et l'empêchèrent constamment de pénétrer dans le village.

 

A cinq heures, l'empereur Napoléon fit avancer ses réserves d'artillerie, et les mit en batterie sur le plateau de Probstheida. Elles dirigèrent une canonnade foudroyante contre la ligne ennemie déployée dans le vallon. Le prince de Schwarzenberg, pour dégager ses troupes d'un feu meurtrier, les replia sur le plateau opposé, qu'il garnit également de toute son artillerie. Cette canonnade épouvantable se prolongea jusqu'à la nuit, et jusqu'à la nuit nos bataillons, criblés par une épaisse grêle de mitraille" restèrent inébranlables à leurs postes. Ce fut dans ce moment que le général Vial fut tué, le général Rochambeau blessé à mort, et que le général Belliard[4] eut le bras cassé par un boulet. La perte de l'ennemi fut au moins aussi forte que celle des Français, car si son artillerie était deux fois plus nombreuse, la nôtre portait sur des masses bien plus profondes. Deux tentatives que nos troupes firent pour déboucher de Probstheida, pendant cette canonnade, ne réussirent pas, et nous nous bornâmes à conserver ce village.

 

On ne se battait pas avec moins d'opiniâtreté à notre gauche qu'au centre et à la droite. A huit heures du matin, le prince royal de Suède passa la Partha et vint prendre position entre les corps de Blücher et de Bennigsen. Le maréchal Ney, commandant notre gauche, voyant sa droite menacée d'être prise à revers par ce mouvement, fit sur-le-champ un changement de front, l'aile droite en arrière, rapprochant ainsi cette aile de Leipzig et de notre centre. Vers onze heures', la cavalerie ennemie arriva devant Heiterblick, où se trouvait l'avant-garde du 7e corps, commandé par le général Reynier, et composée de deux régiments de cavalerie saxonne et d'un bataillon d'infanterie de la même nation. A l'approche des ennemis, cette troupe passa dans leurs rangs et tourna aussitôt ses armes contre nous[5]. Quelques instants après, deux brigades saxonnes, commandées par le général de Ryssel et le colonel Brause, et la brigade de cavalerie wurtembergeoise du général Normann, passèrent aussi à l'ennemi avec toute leur artillerie, qu'elles tournèrent de suite contre la division Durutte. Tous les efforts du général de Zeschau, commandant en chef les troupes saxonnes, ne purent retenir dans nos rangs qu'un petit nombre de ses soldats avec lesquels il resta en homme d'honneur au poste qu'il s'était chargé de défendre[6]. On rapporte que le général Reynier, croyant que ces troupes exécutaient seulement sans ordres un mouvement en avant, s'élança à la tête de la colonne en lui criant d'arrêter. Que le général saxon qui la conduisait paraissant vouloir s'emparer du général français, quelques jeunes officiers, la tête baissée ,honteux qu'ils étaient de leur propre conduite, s'approchèrent de celui-ci et le supplièrent de se retirer en lui disant: « Évitez-nous une infamie de plus, et n'ajoutez pas à notre action l'odieux de vous emmener à l'ennemi. » On assure encore que le commandant de l'artillerie saxonne ayant dit, en arrivant dans les rangs ennemis: « J'ai brûlé la moitié de mes munitions contre vous, je vais tirer le reste contre les Français, » les officiers et généraux russes, au milieu desquels il se trouvait, ne purent s'empêcher de lui témoigner tout le mépris qu'ils ressentaient pour lui, malgré l'avantage qu'ils retiraient de cette trahison. Tant il est vrai qu'un transfuge est si vil, que la honte et le mépris l'attendent même dans le parti pour lequel il se déshonore!

 

La défection des Saxons nous fit perdre la position de Paunsdorf, qu'ils étaient chargés de défendre, et l'ennemi, repoussant le général Reynier, avança en force sur Leipzig, dont il n'était plus qu'à une lieue. Le maréchal Ney, qui dans le même temps était vivement attaqué à Schönefeld par le général Blücher, ne put faire soutenir le général Reynier. Déjà deux fois ce village avait été pris par l'ennemi; deux fois il en avait été chassé; revenant sans cesse à la charge avec des troupes fraîches, il s'en empara de nouveau à trois heures après midi. Le maréchal fit un nouvel effort pour le reprendre : un bataillon du 65e régiment, conduit par son brave chef, le commandant Vielbans[7], qui, quoique non guéri encore d'une blessure reçue à la bataille de Dresde, n'avait pas voulu quitter son drapeau, se porta au pas de charge sur Schönefeld, et l'enleva à la baïonnette. Nous nous maintînmes encore dans cette position pendant deux heures; mais l'armée du prince royal de Suède avançant toujours, le maréchal Ney fut contraint de se replier derrière Reudnitz, à un quart de lieue de Leipzig. Cependant le prince royal de Suède faisait des progrès effrayants ; la division Delmas, malgré son opiniâtre résistance, plusieurs fois repoussée, avait fait des pertes énormes; le général Delmas[8], officier d'un grand mérite, était blessé à mort; l'ennemi paraissait n'avoir plus qu'un effort à faire pour pénétrer dans Leipzig. L'empereur Napoléon, instruit de ce qui se passait à sa gauche, s'y rendit à cinq heures du soir avec une division de la garde à pied et les grenadiers à cheval. Le village de Reudnitz fut repris. Les grenadiers à cheval et une division de cuirassiers se portèrent sur Volkmansdorf, et après plusieurs charges heureuses l'ennemi fut replié sur les hauteurs et contre Schönefeld, où il parvint à se maintenir. Dans le même moment, Napoléon voulant profiter d'une lacune qui se trouvait entre Bennigsen et le prince royal de Suède pour prendre ce dernier en flanc, porta sur le village de Mölkau le général Nansouty avec la cavalerie légère de la garde, soutenu par la division Durutte et vingt pièces de canon; mais cette manœuvre ne réussit pas: le général Nansouty fut repoussé, et l'ennemi s'empara des villages de Stuntz et Sellerhausen, où il se maintint jusqu'à la nuit. Vers les six heures, le général Blücher, qui était arrivé jusque sous les murs de Leipzig, lit attaquer le faubourg de Rosenthal par le général Sacken; mais les troupes qui y étaient, malgré leur petit nombre, s'y défendirent avec tant d'opiniâtreté, que tous les efforts des Russes échouèrent. La nuit mit fin aux mouvements des troupes, mais la canonnade se prolongea encore jusqu'à neuf heures.

 

Ainsi se termina la fameuse bataille du 18 octobre, dont les suites ont été si funestes pour la France; mais quels qu'en aient été les résultats, elle n'en est pas moins un des plus glorieux faits d'armes dont puisse s'honorer l'armée française. Malgré l'énorme disproportion des forces, cette armée ne fut point vaincue, puisque toutes les attaques de l'ennemi avaient été arrêtées. On n'avait pas, à la vérité, pu réparer tout à fait le mal qu'avait causé l'odieuse trahison des Saxons, mais nous avions conservé notre terrain au centre et à la droite, et regagné une partie de celui que nous avions perdu dans la journée vers la gauche. Cependant nos pertes et notre position étaient telles qu'il n'était plus possible de retarder d'un seul instant une prompte retraite. Depuis le 15 nous avions consommé deux cent cinquante mille coups de canon; il n'en restait pas plus de seize mille dans les parcs, et nos réserves les plus voisines étaient Erfurt et Magdebourg. Napoléon ordonna donc le mouvement rétrograde sur Erfurt vers dix heures du soir, et vint coucher dans un faubourg de Leipzig. On lui avait proposé d'incendier les immenses faubourgs de cette ville et de se servir du corps de la place comme d'une tête de pont qui aurait été défendue par six mille hommes et soixante bouches à feu; mais il refusa de prendre une mesure qui devait entraîner la ruine d'une des plus belles et plus commerçantes villes d'Allemagne, et cela sous les yeux du souverain qui l'y avait accompagné comme allié[9]. Il préféra faire défendre ces faubourgs par une partie de l'armée, pendant que les équipages et l'autre partie passeraient le défilé. Le mouvement des équipages et de l'artillerie ne s'effectua que lentement durant la nuit, de sorte que le lendemain au jour un grand nombre de voitures de toute espèce obstruèrent les débouchés de la ville et les approches du défilé. Les corps du maréchal Marmont et celui du général Souham; la division Durutte restant du 7e corps dont les Saxons avaient fait partie; le maréchal Macdonald et le prince Poniatowski furent chargés de défendre les approches de la ville pendant que le reste de l'armée effectuerait sa retraite. A neuf heures du matin, Napoléon étant monté à cheval alla voir le roi de Saxe. Il le laissa libre de faire ce qu'il voudrait, mais lui conseilla cependant de rester plutôt dans ses États pour les sauver de l'anarchie que pouvait répandre l'esprit insurrectionnel de son armée. Il lui laissa un bataillon saxon, resté encore fidèle, afin de lui servir de garde et pour le mettre à l'abri du premier mouvement de l'ennemi. Vers dix heures, Napoléon prit congé de ce prince. La seule porte de Leipzig, qui conduisait directement au pont était tellement obstruée, qu'il fut obligé de retourner sur ces pas, de sortir de la ville par où il était entré, et de suivre les boulevards extérieurs jusqu'au défilé. Là, le plus grand désordre régnait déjà: l'infanterie, l'artillerie, la cavalerie voulant passer à-la-fois: ce ne fut qu'avec beaucoup de peine que Napoléon, accompagné de son escorte, put parvenir jusqu'au premier pont, d'où alors il gagna facilement le village de Lindenau, à l'extrémité du défilé, où se trouvait déjà la garde et une partie de l'armée.

A la pointe du jour, l'ennemi s'étant aperçu de la retraite de l'armée française, s'élança de tous les côtés sur Leipzig. Blücher à la gauche sur la Partha
[10], le prince royal de Suède au centre, et Schwarzenberg à la droite sur la Pleisse assaillirent à la fois les faubourgs. Ce ne fut qu'après trois heures du combat le plus meurtrier que les alliés parvinrent à emporter d'assaut nos premiers postes; mais nos troupes s'étant jetées dans les maisons, ne purent de longtemps en être débusquées. On se battit avec acharnement jusqu'à onze heures. Dans ce moment le prince royal de Suède et Blücher forcèrent les barrières de la ville, et pénétrant dans les rues, se réunirent sur la grande place aux Autrichiens, auxquels les troupes badoises, qui étaient restées jusque là dans nos rangs, ouvrirent la porte de Saint-Pierre. Le bataillon saxon que Napoléon avait laissé à la garde du Roi se mit à tirer sur nos troupes des maisons et des remparts.

 

L'encombrement était à son comble ; cependant nos braves soldats, dans le faubourg de Halle, disputaient encore le terrain pied à pied. Les Polonais défendaient aussi vigoureusement le boulevard de l'ouest, où ils étaient acculés, et la retraite des corps qui avaient combattu la veille continuait, mais lentement: encore deux heures, et notre valeureuse arrière-garde était sauvée; car il lui restait la possibilité d'incendier la partie de la ville qu'elle occupait encore, et d'arrêter ainsi pour quelque temps la poursuite de l'ennemi. Mais quelques tirailleurs russes du corps du général Langeron[11] se glissèrent le long de l'Elster jusqu'au pont par où défilait l'armée française. D'après les ordres de Napoléon, le principal pont qui se trouvait sur la Pleisse avait été miné, et le général Dulauloy, commandant l'artillerie de la garde impériale, chargea le colonel Montfort de le faire sauter, lorsque les dernières troupes seraient passées. Ce colonel, au lieu de rester lui-même pour l'exécution d'un ordre si important, se contenta d'y laisser un caporal et quatre sapeurs. Ceux-ci, entendant des coups de fusil si près d'eux, pensèrent que l'armée ennemie arrivait au pont, et croyant n'avoir pas de temps à perdre pour assurer la retraite, ils mirent le feu aux fougasses et le firent sauter [12]. Cette précipitation inconsidérée coupa toute retraite aux troupes qui restaient encore dans Leipzig. Alors les plus braves, ces vétérans de la gloire qu'avaient épargnés vingt ans de bataille, réduits au désespoir, se firent ensevelir sous les débris du faubourg de Randstad ; le reste, voyant que désormais toute défense était inutile, chercha à se sauver au travers de la Pleisse et du lit bourbeux de l'Elster, où beaucoup se noyèrent. Le maréchal Macdonald passa cette rivière à la nage[13]. Le prince Poniatowski, déjà blessé, reçut un coup de feu au moment où il la traversait, et se noya. Le combat ne finit à Leipzig qu'à deux heures après midi. Le soir, la partie de l'armée qui passa le défilé et se rallia près de Lindenau, alla bivouaquer à trois lieues de là à Markrandstadt, et le lendemain elle se mit en marche sur Erfurt par Lützen et Weissenfels, où, au passage de la Saale, elle eut une assez forte escarmouche avec l'ennemi, mais n'en continua pas moins sa retraite sans être sérieusement inquiétée.

 

La perte des alliés dans les sanglantes journées des 16, 18 et 19 ne fut pas moindre de quatre-vingt mille hommes hors de combat, parmi lesquels on compta huit généraux tués et onze blessés[14]. Celle de l'armée française monta à vingt mille morts, trente mille prisonniers, y compris vingt mille malades ou blessés, qui restèrent dans les hôpitaux de Leipzig, deux cents bouches à feu et plus de six cents chariots. Outre ceux que nous avons déjà nommés, les généraux Lauriston, Reynier, Charpentier, Aubry, Valory, Bertrand (général de brigade) et sept à huit généraux polonais furent faits prisonniers, presque tous blessés.

 

Ces braves Polonais, ces fidèles alliés de la France, qui pendant vingt ans ont rivalisé de dévouement avec nos plus illustres guerriers, pour le salut et la gloire de leur patrie adoptive, qu'ils ne trahirent jamais; ces martyrs de la liberté dont le sort trahit encore ici les généreux efforts, dans ces trois jours de carnage se montrèrent supérieurs à eux-mêmes et à leur mauvaise fortune. Leur vaillant chef, le prince Poniatowski, rendit à l'armée française tous les services qu'on peut attendre d'un général consommé. Digne prix d'une si belle conduite, il avait été nommé maréchal de l'empire après la bataille du 16, mais la mort qui allait l'atteindre ne devait pas le laisser jouir d'une gloire si bien méritée. Sa perte retentit au cœur de toute l'armée; et chacun donna des larmes à la tragique fin d'un prince plus grand encore par ses belles qualités que par sa naissance. Son corps, retrouvé dans l'Elster, reçut des alliés tous les honneurs dus à sa réputation et à son rang, et l'empereur Alexandre le fit transporter à Varsovie, où il fut solennellement inhumé.

 

Noble et généreux Poniatowski ! Ta mémoire sera toujours chère aux Français; elle sera révérée chez toutes les nations, tant que les noms de patrie, de vertu et de courage seront en honneur parmi les hommes. 

 


[1] Ouvrages publiés. — Manuscrits et documents communiqués. — Rapports français et étrangers.

[2]   


Armée de Bohême composée de Russes, d'Autrichiens et de Prussiens, commandée par le prince de Schwarzenberg.

Armée du Nord composée de Suédois, Russes et Prussiens, sous les ordres du prince royal de Suède                                          

         Armée de Silésie, composée de Russes et Prussiens, aux ordres du général Blücher.

          Armée de Pologne, composée de Russes et d'Autrichiens, commandée par le général Bennigsen.

TOTAL

145.500 h.

   82.500

   94.000

   50.000

 350.000 h.

                                                                                                                                                                                                        

[3]

Aile droite sous les ordres du roi de Naples.

Centre où était Napoléon              

         Aile gauche commandée par le maréchal Ney, prince de la Moskowa

         Derrière Leipzig, sous les ordres du général Bertrand, gardant le défilé  

         Réserve composée de la Vieille et Jeune Garde, et de la cavalerie du général Nansouty 

TOTAL

    27.000 h

    46.000

    44.000

    15.000

    24.800

156.000 h. 

[4] En 1820 lieutenant-général, premier inspecteur des cuirassiers, comte et pair de France.

[5] Déjà deux jours avant, à Eilenbourg, un régiment bavarois faisant partie des troupes chargées sous les ordres du général Durieux d'escorter le grand parc de l'armée, avait passé à l'ennemi au moment où celui-ci attaquait le général Durieux.

 

[6] Le traducteur des Mémoires du baron d'Ödeleben sur la campagne de 1813, dans des notes qui, du reste, sont aussi justes que judicieuses, assure que, quoi qu'en aient dit les bulletins officiels, il ne resta aucun Saxon dans nos rangs. Nous pouvons affirmer, et nous le devons à la vérité, qu'outre le bataillon d'infanterie que Napoléon laissa le 19 au roi de Saxe, deux régiments de cuirassiers restèrent dans nos rangs jusqu'au 20 au matin. L'auteur de la relation que le lecteur à maintenant sous les yeux fut chargé par Napoléon, dans la nuit du 19 au 20, au village de Markrandstadt, où avait couché le quartier-général, d'aller les remercier de leur fidélité, de les dégager de leurs serments, et de les conduire aux avant-postes, pour qu'ils s'en retournassent près de leur roi.

[7] Cet officier, qui fut encore blessé à la prise de ce village, était en 1820 chef de bataillon dans la légion de la Nièvre.

 

[8] Cet officier général, qui depuis l'élévation de Napoléon à l'Empire n'avait pas voulu servir, lorsqu'il vit que l'armée française essuyait des revers, et que la coalition menaçait d'arriver jusqu'au Rhin, vint en Saxe demander de l'emploi comme soldat, comme simple officier ou dans son grade. Il y avait peu de temps qu'il était arrivé lorsqu'il fut tué.

 

[9] Le roi de Saxe avait quitté Dresde avec 1'empereur Napoléon et était venu à Leipzig, où il resta durant les deux batailles. Du haut d'une tour, il observait le champ de bataille, et ne pouvait assez s'étonner de voir les Français lutter avec tant de valeur contre toutes les armées de l'Europe.

 

[10] Avant de recommencer le combat, le général Blücher fit faire à l'armée française l'impertinente sommation de poser les armes. On pense bien qu'il ne lui fut répondu qu'à coups de canon. M. le général prussien se rappelait sans doute qu'en 1806 il avait capitulé à Schwartau, ayant encore douze mille hommes, devant quatre à cinq mille cavaliers français; et il pensait alors que l'armée française, combattant un contre trois, pouvait bien aussi capituler. Mais cette satisfaction n'était pas réservée à M. le général prussien. 

[11] Le général Langeron, depuis vingt ans au service russe, était Français, natif de Bourgogne.

[12]
Quelques feuilles allemandes ont insinué que c'était à dessein que ce pont avait été coupé si prématurément, et que Napoléon en avait donné l'ordre afin d'éviter que l'ennemi ne s'en emparât et ne poursuivit les Français trop vivement.
Cette calomnie a trouvé en France quelques gens qui l'ont accueillie, surtout après la chute du colosse impérial. La plus légère attention sur h configuration du terrain suffit pour la détruire: l'ennemi se serait emparé du grand pont, qu'on eût pu encore couper le dernier vers Lindenau. Et dans tous lestas le passage était si étroit, que deux pièces de canon eussent suffi pour l'arrêter. D'ailleurs, si cet ordre eût été donné quel est le Français qui, de sang froid, se serait chargé de l'exécuter ? Ce qui prouve encore mieux que c'est un de ces contes inventés par la malignité, c'est que les auteurs allemands ou russes qui ont écrit sur cette guerre, et qui, certes, n'avaient aucune envie d'épargner l'armée française, l'ont tous réfuté. 

 

[13]  Le chef d'escadron de cuirassiers Charles de Baillencourt, rendit dans ce moment un grand service au maréchal, en l'aidant à traverser la rivière et à en escalader les bords très escarpés. Cet officier de mérite fut blessé à la bataille d'Hanau, et mourut quelques temps après à Mayence des suites de sa blessure.

 

[14] Cette situation des pertes des deux partis est tirée des rapports ennemis et des ouvrages publiés à l'étranger.

 

OFFICIERS généraux TUÉS et  Blessés à LEIPZIG

Maréchal Poniatowski, tué 19/10

Maréchal Ney, blessé 18/10

Maréchal Marmont, blessé 18/10

GD Bertrand, blessé 18/10

GD Compans, blessé 16/10 & 18/10

GB Montélégier, blessé 18/10

GD Lefol, blessé 16/10

GB Pelleport, blessé 18/10

GD Latour-Maubourg, blessé 16/10, amputé

GB Pouchelon, blessé 18/10

GD Maison, blessé 16/10

GB Sopransi, blessé 18/10

GD Pajol, blessé 16/10

GB Aymard, blessé 18/10

GB Bachelet d'Amville, tué, 16/10

GB Baillod, blessé 18/10

GB Camus de Richemont, tué 18/10

GB Tolinski, blessé 18/10

GB Ferrière, tué, 16/10

GB Mongenet, blessé 18/10

GB Ménard, blessé 16/10

GB de Coëtlosquet, blessé 18/10

GB Meunier, blessé 16/10

GB Couloumy,  blessé 18/10, prisonnier, décédé 29/10

GB Bessières, blessé 18/10

GB Saint-André, blessé 16/10

GB d'Avrange d'Augeranville, blessé 18/10, prisonnier

GB Filhol de Camas, blessé 16/10

GB Bony, blessé 18/10, prisonnier

GB Choisy, blessé 16/10 & 18/10

GB Bronikowski, blessé 18/10, prisonnier

GB Lévesque de Laferrière, blessé 16/10

GB Sierawski, blessé 18/10, prisonnier

GB Gros, blessé 17/10

GB Gruyer, blessé 10/18

GD Vial, tué 18/10

GB Zoltowski, blessé 18/10

GD Aubry, blessé 18/10, prisonnier,

décédé 10/11
GB Grabowski, blessé 18/10, prisonnier
GD Delmas, blessé 18/10, prisonnier, décédé 20/10

GD Rochambeau, blessé 19/10, prisonnier, décédé 20/10

GD Friederichs, blessé 18/10, prisonnier, décédé 20/10

GD Brayer, blessé 19/10

GD Belliard, blessé 18/10

 

GB Boyer, blessé 19/10, prisonnier,

décédé 30/10

GD Gerard, blessé 18/10

GB Pelletier de Montmarie, blessé 19/10, prisonnier, décédé 1/11

GD Charbonnel, blessé 18/10

GB Kwasniewski, blessé 19/10, décédé 8/12

GD Souham, blessé 18/10

GB Pellegrin, blessé 19/10

GD Sébastiani, blessé 18/10

GB Valory, blessé 19/10, prisonnier

GD Ledru des Essarts, blessé 18/10

GB Bertrand EV, blessé 19/10, mort 15/01/14

GD Rozniecki, blessé 18/10

GB Lafitte, blessé 19/10, prisonnier

GD Kamieniecki, blessé 18/10

GB Mandeville, blessé 19/10, prisonnier

GB Coehorn, blessé 18/10, décédé 29/10

GB Brun, blessé 19/10, prisonnier

GB d'Estko, blessé 18/10, décédé 30/10

GB Uminski, blessé 19/10, prisonnier

GB Maury, tué, 18/10

GB Malachowski, blessé 19/10, prisonnier

GB Maran, blessé 18/10

GB Rautenstrauch, blessé 19/10, prisonnier

 

Le 18 octobre 1813

Le monument de la Monarchenhügel (Colline des Souverains) - Position des souverains alliés le 18 octobre 1813.
(Meusdorf, Blum Strasse, sur la Monarchenhügel)

Le premier monument de la série fut cependant érigé - non pas comme un cube- mais sous la forme d'un obélisque de grès. L'érosion fit cependant qu'on dut le remplacer par l'obélisque de fonte que nous connaissons actuellement. Devant le monument se trouve l'Apelstein 32 qui désigne l'emplacement de la deuxième colonne commandée par le général russe Barclay de Tolly. de Barclay.

 

 

Hier verweilten
in der Schlacht bei Leipzig am 18. Oktober 1813
die verbündeten Monarchen
KAISER FRANZ I
von OESTERREICH
KAISER ALEXANDER
von RUSSLAND
KOENIG FRIEDR. WILHELM III
von PREUSSEN
und waren Zeugen
von ausserordentlichen Tapferkeit ihrer Truppen.

Ici se tenaient, le 18 octobre 1813, pendant la bataille de Leipzig, les souverains alliés, l’empereur François Ier d’Autriche, le tsar Alexandre Ier de Russie et le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse.
Ils furent témoins de l’extraordinaire bravoure de leurs troupes.

 

La Napoleonstein (pierre Napoléon) - Position de Napoléon le 18 octobre 1813.
An der Tabaksmühle, au coin du chemin vers le cimetière, non loin du Völkerschlachtdenkmal.

Ce monument marque l'endroit où l'Empereur avait établi son poste d'observation dans la journée du 18 octobre. Ici se trouvait le moulin à tabac à priser de Johann Gottlob Quandt, propriétaire du Rittergut de Wachau. Ce moulin fut détruit le lendemain, lors de l'attaque sur Leipzig. L'endroit fut considéré comme si important, qu'on organisa une collecte peu de temps après la bataille pour y placer un monument. Ce projet ne se concrétisa que le 27 septembre 1832 par la pose d'une simple pierre sans inscription. Ce n'est finalement qu'en 1856 que le "Verein zur Feier des 19. Oktobers" reprit le projet et installa le monument plus imposant que nous connaissons aujourd'hui et qui fut inauguré le 25 octobre 1857.

HIER WEILTE

NAPOLEON

AM 18. OCTOBER 1813.

DIE KAEMPFE DER

VOELKERSCHLACHT

BEOBACHTEND

Ici se tenait Napoléon le 18 octobre 1813, observant les combats de la bataille des Nations.

STANDORT
DER EHMALIGEN
QUANDTSCHEN
TABAKSMÜHLE
BEFEHLSSTAND
NAPOLEONS.

 

 

Emplacement de l’ancien moulin à tabac de Quandt, poste de commandement de Napoléon.

Le monument autrichien de Paunsdorf (Bubna) - 18 octobre 1813.

Ce monument commémore les troupes autrichiennes qui, venant de Engelsdorf, capturèrent Paunsdorf. Le village fut repris par les troupes françaises de Durutte pour être finalement reconquis, après la trahison des Saxons, par les troupes de Bubna et de Bülow. Le monument fut inauguré le 2 décembre 1913, jour du 65e anniversaire du règne de l'empereur François-Joseph 1er.  Il se trouve dans la Schwedenstrasse, près de l'église de Genezareth.

 

1813

18. OKTOBER

 

 

Oesterreichische

zweite leichte Division

Feldmarchalleutnant Graf Bubna

-------------------------

Dem Andenken der in den

Kämpfen um Paunsdorf u. Mölkau

gefallenen Helden.

 

2ème Division légère autrichienne Feldmarchalleutnant comte Bubna

À la mémoire des héros tombés dans les combats pour Paunsdorf et Mölkau.

Les Apelsteine pour les combats du 18 octobre furent placées entre avril et juillet 1863.

Apelstein 27 Macdonald (Holzhausen, Stötteritzer Strasse/ Mölhauer Strasse)

Cette stèle indique la position du XIe Corps de Macdonald le 18 octobre. Celui-ci était opposé aux troupes du général Benningsen (Apelstein 28). (La position de Macdonald le 16 est indiquée par l'Apelstein 7.)

N

 

 

MACDONALD

XI. Corps

12000 M.

 

 

 

 

 

27.

 

V

Schlacht

bei

LEIPZIG

am

18. October

1813

 

27.
Dr. Theodor Apel 1863

 

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Apelstein 28 Benningsen (Holzhausen, Hänselmann Weg)

L'Apelstein 28 marque la position de la 3ème colonne d'attaque des Alliés commandée par Benningsen le 18, contre Macdonald (Apelstein 27). La disproportion des forces est flagrante :  65 000 hommes contre 12 000 !

V

 

III. Colonne

Gener. Graf

BENNINGSEN

65 000 M

 

 

28.

 

 

V

 

Schlacht

bei

LEIPZIG
am
18. October
1813

 

 

28.

 

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Apelstein 29 Marmont (Schönefeld, Rotheplatz)

Le 18 octobre, Marmont disposait encore de 15 000 hommes pour la défense de Schönefeld. Dans le courant de l'après-midi, ils durent céder devant les attaques du corps de Langeron (Apelstein 30). Pour Marmont, cf. aussi l'Apelstein 25.

 

N

 

Marschall

Marmont

VI. Corps

15000 M.

 

 

29.

 

 

La seconde stèle à Marmont, la numéro 29, se trouve à l'emplacement des 15.000 hommes qui lui restaient au matin du 18 octobre. Dans l'après-midi, les unités durent abandonner Schönefefeld et céder devant la pression des troupes de Langeron (stèle 30), deux fois plus nombreuses.

 

N

Kampf

um

Schönefeld

am

18. October

1813

 

 

29.

 

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Apelstein 30 Langeron (Schönefeld, Theklaer Strasse)

Le corps de Langeron parvint à conquérir Schönefeld contre les troupes du VIème Corps de Marmont (Apelstein 29). Cf. aussi l'Apelstein 16.

V.

 

Gener. Graf

LANGERON

30 000 M.

 

 

30.

 

 

V.

Sturm

auf

SCHOENEFELD

am

18. Oktober

1813.

 

30.

Dr. Theodor Apel 1863.

 

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Apelstein 31 Victor-Lauriston (Leipzig Thonberg, Prager Strasse / Döserner Strasse)

L'Apelstein 31 indique la position de IIème Corps de Victor et du Ve Corps de Lauriston, qui réussirent, le 18, à tenir tête à Probstheida aux assauts alliés des troupes russes de Barclay de Tolly (Armée russe de l'Armée de Bohême, Apelstein 32). Pour Victor, cf. aussi l'Apelstein 1. Lauriston est également mentionné sur l'Apelstein 5.

N

 

Victor

Lauriston

II. und V. Corps

30000 Mann

 

 

31

 

 

 

 

 

 

 

 

V

 

Schlacht

bei

LEIPZIG
am
18. October
1813

 

 

31.
Dr. Theodor Apel 1861

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Apelstein 32 Barclay (Meusdorf, Blum Strasse, sur le Monarchenhügel)

L'Apelstein 32 désigne l'emplacement de la deuxième colonne commandée par le général russe Barclay de Tolly.

Le monument du Monarchenhügel, emplacement occupé par les souverains alliés le 18 octobre 1813.

V

 

II. Colonne

Gener.

BARCLAI

de TOLLY

50.000 M

 

 

32.

a.f.v. A.F. Aster. Leipzig

 

V

Schlacht
bei
LEIPZIG
am
18. October
1813

 

32.
Theodor Apel 1861

 

Après avoir été située sur la Leipziger Strasse, presque invisible dans le jardin de l'auberge "Zum Monarchenhügel" (transformée ultérieurement en crèche - photos ci-dessous), elle a été déplacée au pied du monument du Monarchenhügel, la position des souverains alliés le 18 (voir ci-dessus).

V

Schlacht
bei
LEIPZIG
am
18. October
1813

32.
Theodor Apel 1861

La stèle 32 à son ancien emplacement (2004)

.

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Apelstein 33 Poniatowski - Augereau - Oudinot (Dölitz, Rembrandtplatz)

Au nord-ouest de Dölitz, la stèle 33 regroupe de très nombreuses unités :  le VIIIème Corps de Poniatowski, le IXème Corps d'Augereau et les 3ème et 4ème divisions du Ier Corps de Jeune Garde d'Oudinot.  Le 18, ces troupes défendirent les environs de Connewitz et de Lössnig contre les attaques autrichiennes. (Cf. aussi les Apelsteine 3, 11 et 13.) Cette nouvelle stèle fut placée en 1997, l'ancienne fut transférée dans la cour de la Torhaus Dölitz.

On la trouvera non loin de l'Österreicherdenkmal de Lössnig.

N

 

PONIATOWSKI

AUGEREAU

VIII. u. IX. CORPS

OUDINOT

III. u. IV. DIVISION

D. JUNG. GARDE

30000 M.

 

 

33

N Schlacht bei LEIPZIG am 18. October 1813  33. (?)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La stèle 33 d'origine a été placée dans la cour de la Torhaus Dölitz.

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Le monument de Löβnig (Hessen-Homburg) - 16 et 18 octobre 1813.

Le monument, qui fut inauguré le 18 octobre 1913, évoque le Corps d'infanterie de Réserve autrichien commandé par le Général de cavalerie Erbprinz von Hessen-Homburg, à qui l'Apelstein 34 est également consacrée. Le prince de Hessen-Homburg fut grièvement blessé dans la journée du 18 et remplacé par le Feldmarschall-Lieutenant Nostitz.  Le monument avait fortement souffert de vols à partir des années 50 : tous les ornements de bronze avaient disparu, à part les aigles. En janvier 1989, la plaque de bronze fut remplacée après des contacts avec l'Ordre de Marie-Thérèse. En 1992, les autres ornements furent remplacés.  Le monument se trouve sur la Rembrandtplatz (anciennement Merveldtplatz)

 

1813

16. u. 18.

OKTOBER

 

 

General der Kavallerie
Friedrich Erbprinz von Hessen-Homburg
Oesterr. Reservecorps
1. Korps : Feldzeugmeister Grf. Colloredo
2. Korps : General der Kav. Frh. v. Merveldt
-------------------------
Dem Andenken der in den Kämpfen
um
Connewitz, Löβnig, Dölitz und Dösen

gefallenen Helden.

 

Général de Cavalerie prince héritier Friedrich de Hesse-Hombourg
Corps de Réserve autrichien
1er Corps : Feldzeugmeister comte Colloredo
2e  Corps : Général de Cavalerie baron von Merveldt

À la mémoire des héros tombés dans les combats pour Connewitz, Löβnig, Dölitz et Dösen.

 

Apelstein 34 Erbprinz v.Hessen-Homburg (Dölitz, Bornaische Strasse, non loin de la Torhaus Dölitz)

Face aux troupes symbolisées par l'Apelstein 33, celles représentées par la numéro 34 sont le Corps d'infanterie de Réserve autrichien commandé par le Général de cavalerie Erbprinz von Hessen-Homburg (à ne pas confondre avec le Feldmarschall-Lieutenant P. von Hessen-Homburg (Apelstein 24), qui commandait la 3ème Division du IIIe Corps d'Armée du Feldzeugmeister comte I. Gyulai). Le prince de Hessen-Homburg fut grièvement blessé dans la journée du 18 et remplacé par le Feldmarschall-Lieutenant Nostitz.

V

 

1. Colonne

Erbprinz von

Hessen-Homburg

später General

von Nostitz

50000 Mann

 

 

34

 

V - Schlacht bei Leipzig 18. Oktober 1813 - 34 Dr. Theodor Apel

 

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Apelstein 35 Mortier (Plagwitz, Endersstrasse)

Les positions du IVème Corps du général Bertrand (Apelstein 23) le 16 octobre furent occupées le 18 par les 2ème et 4ème divisions de Jeune Garde sous le commandement de Mortier. (Cf. Apelstein 9). Cf. aussi Apelstein 46.

N - Schlacht bei LEIPZIG am 18. October 1813. Dr. Theodor Apel  -  35

N

 

Marschall

MORTIER

1. u. 2. d. j. G

10000 M.

 

 

 

 

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Apelstein 36 Blücher (Gohlis, Delitzscher Strasse 34)

Blücher attaqua des troupes de Dombrowski (Apelstein 37) le 18, sans parvenir à les repousser.

V.

Schlacht
bei
Leipzig
am
18. Octbr.
1813

36.
Dr. Theodor Apel 1863

 

  

 

Hier stand
am 18. October 1813
Fürst Blücher
mit seinem Stabe

On notera l'inscription au-dessus de la porte ("Le prince Blücher se trouva ici le 18 octobre 1813 avec son état-major") et les trophées au premier étage.

V

 

V. Colonne

Gener.

BLUECHER

Schles. Armee

25 000 M

 

 

36

 

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Apelstein 37 Dombrowski (Gohlis, Nordplatz)

Malgré son infériorité numérique, Dombrowski défendit victorieusement ses positions contre les Prussiens, le 18 à Pfaffendorf.  Cf. aussi Apelstein 21.

N

 

Schlacht
bei
Leipzig
am
18. Oktober
1813

 

37
Dr. Theodor Apel 1863

 

 

 

Bei der Völkerschlacht am 18. Oktober 1813 befand
sich hier die polnische Division Dombrowski.
Sie sicherte von hier aus einen möglichen
französischen Rückzug.
Den ganzen Tag über gab es heftige Gefechte.
Trotz vielfacher Angriffe preu
βischer und russicher
Truppen konnte die Division Dombrowski ihre
Stellung verteidigen.

Dieser Gedenkstein aus dem Jahre 1863 wurde mit
Mitteln der Sachsen LB Landesbank Sachsen
Girozentrale im August 2000 saniert.

"Lors de la bataille des Nations, le 18 octobre 1813, se trouvait ici la division polonaise Dombrowski. Elle assurait ici la possibilité d'une retraite pour les Français. Tout au long de la journée, il y eut de violents combats. Malgré les attaques multiples des troupes prussiennes et russes, la Division Dombrowski parvint à défendre ses positions. Cette pierre commémorative de l'an 1863 a été rénovée grâce au financement de la Landesbank Sachsen."

N

 

General

DOM-

BROWSKI

5000 M.

 

 

 

 

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Apelstein 38 Bernadotte (Heiterblick, Hohenticheln Strasse)

L'Apelstein N°38, la seule dédiée aux troupes suédoises (50.000 h.) à Leipzig. Elle se trouve au nord-est de la ville, à l'est de la Hohentichelstrasse.

V

 

Bernadotte

CARL JOHANN

Kronprinz

v. Schweden

50000 M.

 

 

38

 

 

V

Schlacht
bei
Leipzig
am
18. Oktober
1813

38
Dr. Theodor Apel 1863

 

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Apelstein 39 Reynier (Mölkau, Engelsdorfer Strasse, cimetière)

La stèle 39 indique les positions du VIIème Corps de Reynier le 18.  Il est inutile de rappeler la trahison de la 24ème Division saxonne, qui rejoignit les troupes alliées en pleine bataille, vers 15-16 heures. L'impact psychologique démoralisateur fut plus grand pour les Français que le nombre réel de combattants qui passèrent à l'ennemi (+/- 4.000 hommes). Une partie de l'artillerie à cheval saxonne fut effectivement engagée contre les Français sur ordre de Bernadotte, même s'il ne s'agit que de quelques pièces. Cf. aussi Apelstein 48.

N

 

General

REYNIER

VII. Corps

10,000 M.

 

 

39.

 

 

V

 

Schlacht
bei
LEIPZIG
am
18. October
1813.

 

 

39.

Dr. Theodor Apel 1863

 

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Apelstein 40 Bogue (Heiterblick, An den Theklafeldern)

 

 

 

 

 

 

 

Captain

BOGUE

englische

Raketenbatterie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Apelstein N° 40 au N.O. de Paunsdorf (An der Theklafeldern) indique l'emplacement de la Rocket Battery de Richard Bogue pendant la bataille du 18 octobre. (Elle avait depuis longtemps disparu, quand elle fut remplacée par une nouvelle pierre en 1994.)

 

V

 

Schlacht

bei

Leipzig

18. Oktober

1813.

 

40.

 

Il y a même une Richard-Bogue-Straße à Taucha (coin de la Otto-Schmidt-Straße.)

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Apelstein 41 Ney (Sellerhausen, Volksgarten)

Ce petit obélisque marque la position défensive de Ney au nord-est de Leipzig, le 18.  Ney avait sous ses ordres les troupes de Dombrowski (27ème Division polonaise, Apelstein 37), Marmont (VIe Corps, Apelstein 29) et Reynier (VIIe Corps, Apelstein 39), qui défendaient les faubourgs de Halle et Rosenthal.Ils affontaient les troupes de Benningsen (28), Blücher (36) et Bernadotte (38).

 

 

N.

NEY

Prinz v.d.

MOSKWA

linker Franz.

Flügel

 

 

 

 

 

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Apelstein 42 Bülow (Leipzig, Stephanieplatz)

Une des rares stèles rappelant les événements du 19, l'Apelstein 42 indique la position du Corps de Bülow (IIIème Corps d'Armée prussien, de l'Armée du Nord de Bernadotte) qui réussit à pénétrer dans le centre-ville.

 V

 

General

BUELOW

Graf

v. DENNEWITZ

III. preuβ Corps

29000 Mann

 

 

42

 

V

 

Sturm
auf
LEIPZIG
am

19. October
1813

 

 

42
                                   Dr. Theodor Apel 1863

 

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Apelstein 43 Friccius (place de Crottendorf, Stünzer Park)

L'Apelstein 43 indique le lieu du bivouac de 3e Bataillon de Königsberg, commandé par le major Friccius, du 3ème Régiment de Landwehr de Prusse orientale, dans la nuit du 18 au 19, avant l'assaut final sur Leipzig. La forme inhabituelle du monument est due au fait que la stèle classique fut remplacée dans les années 1890.  Le Major Friccius a également un beau monument près du Johannisfriedhof (Grassimuseum). Cette pierre est la seule posée par Apel à ne pas respecter la répartition entre impair (français) et pair (allié).

@

 

Mit Gott

für König und

Vaterland

 

Major

Carl Friccius

3. Königsberger Bataillon

der 3. ostpreuss.

Landwehr Inf. Regiments

 

 

letzte Rast in der Nacht

vom 18. zum 19. Octbr.

1813

vor der Sturm auf

Leipzig.

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Apelstein 48 Reynier-von Zeschau (Sellerhausen, Risaer Strasse, cimetière)

Cette stèle fut installée en 1994. Elle marque la position, le 18, de la 24e Division saxonne, commandée par von Zeschau, qui faisait partie du VIIème Corps de Reynier, peu de temps avant son passage à l'ennemi. (Cf. Apelstein 39.)
Avec un peu d'ironie, on pourrait se demander si cette stèle et la 39 ne devraient pas porter un sommet en pointe...

N

 

General
Reynier

VII. Corp

General
von Zeschau

Sächsische Division
3500 Mann
letzte Stellung

 

 

48.

 

Cette stèle est une des plus récentes, elle a seulement été posée en 1994.

N

 

Schlacht

bei Leipzig

am

18. Oktober

1813.

 

48.
Dr. Theodor Apel 1863

 

 

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TAUCHA (NE de Leipzig)

Cimetière de Taucha, tombes du général russe Manteuffel et du capitaine anglais Bogue. Au moins un troisième officier allié a été enterré ici, le lieutenant Friedrich Georg von Kleist, membre de la Garde russe. Malheureusement, sa tombe a été perdue.

 

Hier ruhen in Gott die Gebeine

des weyland verstorbenen

Grafen

Gotthard Johann

Manteuffel,

RuSSisch Kaiserlichen General,

Chef des Petersbourgschen

Dragoner Regiments,

Ritter verschiedener Orden.

Geboren in Liefland den 10ten Juny 1771,

tödlich verwundet in der Schlacht bey

Leipzig den 16ten October 1813,  und den

18.ten October U. St*.an seinen Wunden, seine

ehrenvolle Laufbahn im Dienst seines

Vaterlandes und seines Monarchen

geendet.
Ihm setzet dieses Denkmal seine zärtlich

geliebte um Ihn trauernde Gattin
Catharina Gräfin Manteuffel
gebr. Zalesky.


 *und starb

Le verso est beaucoup plus difficile à déchiffrer:

 

Vom Schmerz durchdrungen

betrachtet die unglückliche Gattin

mit Entsetzen

den unerbitterlichen Tod, welcher

den geliebtesten der Gatten, den

treuested Freund, den besten Vater

plötzlich ihrer Liebe entriß.

Sie errichtet ihm dies Monument

die Welt wird in ihm den Held ehren

welcher als Opfer auf dem Felde

des Ruhms in der ewig denkwürdi-

gen Schlacht vor den Mauern von

Leipzig fiel. Unvergeßlich bleiben dem Vaterlande

seine Dienste.

Möge der vorübergehende Wanderer

sein Andenken segnen.

Le général Manteuffel fut mortellement blessé par l'explosion d'un obus alors qu'il donnait ses ordres, au début de la bataille. Les autres faces donnent les mêmes textes en russe.

Traduction :
A l'avant :
"Ici reposent en Dieu les ossements du comte Gotthard Johann Manteuffel, jadis décédé, général de la Russie impériale, commandant du régiment des Dragons de Saint-Pétersbourg, chevalier de plusieurs ordres, né en Livonie le 10 juin 1771, mortellement blessé à la bataille de Leipzig le 16 octobre 1813, décédé de ses blessures le 18 octobre, ayant accompli sa glorieuse carrière au service de sa Patrie et de son Souverain. Son épouse tendrement aimée qui le pleure, Catherine, comtesse Manteuffel, née Zalesky."

A l'arrière :
"Pénétrée de douleur, la malheureuse épouse observe avec effroi l'impitoyable mort, qui a soudainement arraché à son amour l'ami le plus fidèle et le meilleur des pères.  Elle lui a érigé ce monument.  Le monde honorera en lui le héros qui est tombé, victime au champ d'honneur, dans la bataille à jamais mémorable sous les murs de Leipzig.  Ses services restent inoubliables à sa Patrie.  Puisse le passant bénir sa mémoire."

 

Sacred to

Richard Bogue
Native of Hampshire in England and

Captain in his Brittannic Majesty's

Regiment of Royal Horse Artillery

who fell in the 31st. year of his

age, gloriously fighting for the

combined cause of Germany and her

allies at the                                                       

Battle of Leipzig,

On the 18th of October 1813, while

commanding the Congreve Rocket

Brigade, having by distinguished

services at the village of Paundsdorf

fought a most conspicuous part in

the victory of that memorable day.
 

 

Le capitaine Bogue, commandant de la Rocket Battery, fut tué... dans une charge de cavalerie qu'il conduisait à la tête d'un escadron de Dragons que le général Winzingrode lui avait confié.

La face avant du monument porte le même texte en allemand.

Bogue fut la seule perte britannique de la bataille.

 

Traduction:
"Dédié à Richard Bogue, natif du Hampshire en Angleterre et capitaine au régiment d'Artillerie à Cheval de sa Majesté, qui tomba dans sa 31e année, en combattant glorieusement pour la cause conjointe de l'Allemagne et de ses alliés à la bataille de Leipzig, le 18 octobre 1813, alors qu'il commandait la batterie de fusées Congreve, après avoir contribué d'une façon remarquable à la victoire de cette journée mémorable en combattant de façon brillante près du village de Paunsdorf."

 

Leipzig : église orthodoxe russe commémorative de la bataille érigée à l'occasion du centenaire.

Le Kugeldenkmal (monument aux boulets) de Leipzig.


Le monument, situé à l’angle de la Chopin Strasse et de la Reudnitzer Strasse, fut érigé sur l'emplacement d'une tombe commune de plus de 100 combattants.

ZUR ERINNERUNG
AN LEIPZIGS NOT UND RETTUNG
IM OKTOBER 1813

WURDE DIESES DENKMAL VON C. LAMPE GEGRÜNDET
AM 5. JULI 1845, DEM JAHRESTAG DES LETZEN
BEFREIUNGSKAMPFES VON PARIS, UND MIT HILFE
ÖFFENTLICHER BEITRÄGE ERNEUERT IM JAHRE 1863
ZUR 50STEN GEDENKFEIER DER VÖLKERSCHLACHT.

En souvenir de la détresse et de la délivrance de Leipzig en octobre 1813. Ce monument fut érigé par Carl Lampe le 5 juillet1845 pour l’anniversaire des derniers combats de la libération pour Paris.
Rénové en 1863 grâce à une contribution publique pour le 50ème anniversaire de la bataille des Nations.

 

 

Bibliographie :

- Münch, Reinhard, Marksteine und Denkmale der Völkerschlacht in und um Leipzig, Verlag Dr. Bartel, Borsdorf, 2000.

- Cottin, M., Klank, G.,  Kretzschmar, K.-H., Kürschner, D., Petzold, I., Leipziger Denkmale, Sax-Verlag Beucha, 1998.

- B. Charton et X. Frandon, Champs de Bataille Thématique N° 19, Leipzig 1813, La bataille des Nations, mars 2011.

- Alain Pigeard, Hors Série N° 11, Napoléon 1er, Leipzig, La bataille des Nations, Juin 2009.

- Pierre Juhel, Tradition magazine Hors Série N°15, Automne 1813 Napoléon et la bataille des Nations, 2000.

- OdB de Nafziger.

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