Dominique Joseph René VANDAMME

 Cassel 1770-1830 Cassel

Général de Division - Comte d'Unsebourg
Grand-aigle
de la Légion d'honneur
Pair de France
Grand-croix de l'Ordre royal de Hollande
Grand-croix de l'ordre du Mérite militaire de Wurtemberg

Vandamme (Dominique-Joseph-René), fils d'un chirurgien de Cassel (Nord), naquit dans cette ville le 5 novembre 1770.

Élève de l'École militaire de Paris, et entretenu par le maréchal de Biron, il entra, le 8 juillet 1788, comme soldat dans le 4e bataillon auxiliaire du régiment des colonies, s'embarqua le 2 février 1789, à Lorient, sur la flûte l’Uranie, arriva, le 31 mars à la Martinique, et fut immédiatement incorporé dans le régiment de cette colonie. De retour en France, le 29 avril 1790, il passa, le 22 juin 1791, au régiment de Brie, depuis 24e d'infanterie, et reçut son congé définitif le 26 août 1792. Telles furent les humbles prémices d'une des grandes renommées militaires de la République et de l'Empire.

En 1792, Vandamme forma, dans son pays natal, une compagnie franche; il la conduisit à l'armée du Nord, et cette compagnie ayant été amalgamée au bataillon des chasseurs de Mont-Cassel, il devint chef de ce corps, le 5 septembre 1793, puis, le 27 du même mois, général de brigade, à 22 ans ! Cet avancement rapide, mais concevable, si l'on se reporte aux circonstances, était d'ailleurs mérité.


Le 8 septembre 1793, Houchard remporte une victoire importante sur les Coalisés du duc d’York et du feld-maréchal Freytag à Hondschoote. Comme Valmy, Hondschoote à son « moulin de la victoire ».

A Hondschoote, du 6 au 8 septembre 1793, il avait déployé sous les ordres de Houchard la bravoure la plus brillante et montré qu'il entendait la guerre, en indiquant aux commissaires de la Convention une manœuvre qui, exécutée comme la projetait, eût coupé la retraite à l'ennemi; aussi fut-il de suite employé à d'importantes opérations. Il s'empara de Furnes le 30 vendémiaire an II (21 octobre 1793), contribua, le 1er thermidor (19 juillet 1794), à la prise d'Ypres, et peu après il investit Nieuport ; mais, contraint de se retirer devant des forces supérieures, il perdit une partie de son artillerie. Dans cette même campagne, Vandamme se distingua devant Vanloo et prit Menin.

Le 1er février 1794, il achète dans sa ville natale à Pierre-Alexandre de Magnac, prévôt de la collégiale Saint Pierre, une ancienne demeure du chapitre de l’église Notre-Dame, devenue bien national.

Le château de Cassel, ancienne demeure du chapitre de l’église Notre-Dame, devenu bien national, fut racheté par le général le 13 pluviôse an II (1er février 1794) à Pierre-Alexandre de Magnac, prévôt de la collégiale Saint Pierre. Il baptisa sa demeure « La Frégate ».
Voici la "Frégate" du temps de sa spendeur, côté jardin...

Le Cercle Impérial Cercle Impérial de Flandre, 3, rue Notre-Dame à 59670 Cassel - France, fondé le 8 juillet 2016, est une association régie par la loi du 1er juillet 1901.
Elle a pour but de :
- étudier et faire connaître la vie et l’oeuvre du général Dominique Vandamme ainsi que la période allant de la Révolution française au second Empire.
- encourager, coordonner, soutenir tous les efforts visant à ce but.
- constituer un fonds documentaire et muséal.
- oeuvrer à l’acquisition, la préservation, la sauvegarde et la restauration d’objets, mobiliers, bâtiments et monuments intéressant la période sus-définie.

Courriel : info@c-i-f.fr https://www.facebook.com/Cercle-Impérial-de-Flandre-117581565546412/ 

Dans cette optique, il se mobilise pour sauvegarder et restaurer la "Frégate".


Etat en 2018.Le château est situé au 31-33 rue Bollaert-le-Gavrian, à Cassel.

Pendant celle de l'an III (1794-95), commandant par intérim la division de Moreau, il emporta le fort de Schenck (Schenkenschanz, près de Clèves, maintenant en Rhénanie du Nord-Westphalie), le 16 brumaire (6 novembre 1794), et, le 19 (9 novembre 1794), il chassa l'ennemi de Budwich.

Néanmoins, lors de la réorganisation de l'état-major de l'armée, le 25 prairial (13 juin 1795), il fut mis en réforme. Cette disgrâce provenait de ce qu'il avait été dénoncé comme terroriste et comme ayant livré Furnes au pillage. Déjà, en 1793, on lui avait reproché des actes de violence envers les habitants de la Flandre, et de terribles représailles à l'égard des émigrés pris les armes à la main. Toutefois, le Comité de Salut public, par arrêté du 7 vendémiaire an IV (29 septembre 1795), le remit en activité de service.

Envoyé dans l'Ouest le 29 septembre 1795 et, de là, à l'armée de Rhin-et-Moselle, Vandamme enleva, le 27 thermidor de la même année (14 août 1796), la porte qui défendait la petite ville d'Alpersbasch, passa le Lech sous le feu le plus meurtrier et à l'attaque des hauteurs de Friedberg, se précipitant sur les Autrichiens à la tête de trois régiments de cavalerie légère, il leur prit 16 pièces de canon, et les poursuivit le sabre aux reins jusque dans la vallée de la Sarre. Quelques jours après, il se fit encore remarquer par une attaque impétueuse des retranchements de Kehl et de Huningue.

L'année suivante, au passage du Rhin, à Diersheim, où il eut un cheval tué sous lui, il effectua le premier débarquement, pénétra au delà de Gengenbach, et battit l'ennemi entre Zimmern et Benchen, et le chassa sur le Kniebis.

L'attentat commis à Rastatt ayant rallumé la guerre, Vandamme, qui avait été nommé général de division le 17 pluviôse an VII (5 février 1799), eut le commandement de l'aile gauche de l'armée du Danube.

 

Médaillon représentant Vandamme jeune.

Un jour que, faiblement accompagné, il allait à l'aventure reconnaître les avant-postes ennemis, il tomba dans une embuscade de dragons du régiment de Latour ; presque aussitôt abandonné des siens, il lutta seul contre 8 de ses adversaires, en tua 2, mit les autres en fuite et regagna le camp français.

De nouvelles accusations ayant été dirigées contre lui, le Directoire, par un arrêté du 8 floréal (27 avril 1799), le traduisit devant un conseil de guerre, mais un autre arrêté en date du 2 fructidor (19 août 1799) annula le premier. Alors le ministre envoya Vandamme sur les côtes du Nord-Ouest, afin de pourvoir à leur défense.

Cette opération terminée, il se rendit en Hollande, alors envahie par les forces combinées de l'Angleterre et de la Russie. Placé à l'aile gauche de l'armée gallo-batave, il prit une division russe tout entière au combat de Bergen (19 septembre 1799), et contribua puissamment à la victoire de Castricum (Hollande-Septentrionale), le 6 octobre 1799. Après peu de jours passés à Cassel pour se remettre de ses fatigues, il se trouva au passage du Rhin par l'armée de ce nom, fit capituler le fort de Hohentwiel, que défendaient 80 pièces de canon, et combattit ensuite à Hohentwiel le 2 mai 1800, à Stockach le 3, à Engen le 4, à Moeskirch (Meßkirch en Bade-Wurtemberg) le 5, à Memmingen, le 10 mai 1800.

Le 8 août 1800 il se marie à Cassel avec Marie Françoise T'Kint. Le 17 août 1800, il est accusé cette fois d’abus et d’irrégularités administratives, il est de nouveau destitué, mais pour très peu de temps puisqu'il est affecté à l'armée des Grisons sous les ordres de Macdonald.

Mis en traitement de réforme, le 29 thermidor an VIII (17 août 1800), et rappelé, le 19 fructidor (6 septembre 1800), au service actif, il commanda l'avant-garde de l'armée dite de Réserve, avec laquelle il franchit le Splügen. Accueilli à son retour de la manière la plus flatteuse par le Premier Consul, il en reçut une paire de pistolets magnifiques de la manufacture de Versailles. Nommé membre de la Légion d'honneur, le 19 frimaire an XII (11 décembre 1803), et grand-officier de l'Ordre le 25 prairial suivant (14 juin 1804), alors qu'il avait sous ses ordres la 2e division du camp de Saint-Omer, Vandamme, attaché, en l'an XIV (1805-06),  au 4e corps de la Grande Armée, eut, le 13 vendémiaire (5 octobre 1805), l'honneur de porter les premiers coups à l'armée autrichienne, en culbutant, au pont de Donauwörth, le régiment de Colloredo, auquel il fit éprouver une perte de 60 hommes tués et de 150 prisonniers.

À Austerlitz (2 décembre 1805), sa division occupait la gauche du maréchal Soult; elle enleva le village d'Augezd (Újezd) et puis celui de Telnitz (Telnice), actions qui valurent à Vandamme, le 3 nivôse (24 décembre 1805), la dignité de grand-aigle, ainsi qu'un des terrains et une habitation dans les polders de l'île de Cadzand, où il s'était illustré (l'île est d'ailleurs mentionnée sur sa tombe).


En 1806, Vandamme dirige, sous le roi Jérôme Napoléon, le siège de Glogau ; il s'empara de cette ville le 30 novembre. Vue des remparts de la ville.

En 1806, il dirigeait, sous le roi Jérôme Napoléon, le siège de Glogau ; il s'empara de cette ville le 30 novembre, de Breslau le 3 janvier 1807, de Schweidnitz le 8 février, et de Neisse le 16 juin suivant. Se portant ensuite sur Glatz, il força, le 23 du même mois, le camp retranché établi en avant de celle ville. Le 22 octobre 1806 il est fait grand-croix de l'Ordre royal de Hollande et Frédéric de Wurtemberg le fait grand-croix de l'ordre militaire de Wurtemberg.

L'Empereur lui avait donné le commandement de la 16e division militaire le 11 septembre 1807, et l’a investi de celui du camp de Boulogne le 16 août 1808 ; il l’envoie, le 11 mars 1809, à Heidenheim, se mettre à la tête de 10.000 Wurtembergeois formant le 8e corps de la Grande Armée, avec lequel le 20 avril, conjointement avec le maréchal Lefebvre, il bat à Abensberg la division autrichienne du général Thierry.

 
Seul et modeste monument de la bataille, la Napoleonsteil, érigée sur le tertre où l'Empereur se tint pendant la bataille.
Dans la Straubingerstrasse, où celle-ci passe au-dessus de la voie rapide. C'est ici que l'Empereur, accompagné du prince royal de Bavière, harangua les troupes bavaroises et wurtembergeoises.

ZUR ERINNERUNG
AN DIE SCHLACHT
BEI ABENSBERG
AM 19. u. 20. 4. 1809


Napoléon Ier harangue les troupes bavaroises et wurtembergeoises à Abensberg, par Jean-Baptiste Debret.

Le 22 avril 1809 à la bataille d'Eckmühl, il prend le château et le village de ce nom, et le 17 mai repousse vigoureusement l’ennemi à Urfahr (maintenant quartier nord de Linz, en Haute-Autriche).

Le château d'Eckmühl, âprement disputé ce 22 avril 1809.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L'arrière du château, la partie ancienne.

Réintégré, à son retour de l'armée, dans le commandement du camp de Boulogne, occupé pendant son absence par le général de Sainte-Suzanne, il se permit de s'installer violemment dans la maison du maire et de faire jeter dehors les meubles qu'il ne trouvait pas à sa convenance. Ce magistrat se plaignit de cette violation de domicile au ministre de la guerre qui, ayant pris les ordres de l'Empereur, intima au général Vandamme l'ordre de quitter immédiatement la maison dont il s'était emparé, et de garder les arrêts pendant vingt-quatre heures. Mais Napoléon, à qui l'on peut reprocher une trop grande facilité à pardonner, oublia bientôt cette incartade et envoya Vandamme dans la 14e division militaire, après l'avoir  nommé, le 1er  janvier 1811, président du collège électoral de Hazebrouck : il l'avait quelque temps auparavant créé comte d'Unsebourg1. Quoique destiné à commander les troupes westphaliennes faisant partie de l'armée expéditionnaire de Russie, il ne fit point cette campagne, ayant été mis en disponibilité le 6 août 1812, par suite de ses démêlés avec le roi Jérôme.

 

 1. Et non Unebourg, comme l'écrit Mullié.

 

Rappelé à la Grande Armée le 18 mars 1813, il commanda le 1er corps pour cette campagne. Maître de Hambourg/Harburg2 le 27 avril, le 29, il occupa l'île de Wilhelmsburg (au sud de la ville), ce qui lui permit de commencer le bombardement de Hambourg, que l'ennemi évacua dans la nuit du 30 au 31, et il se préparait à marcher contre les Russes, quand l’armistice de Pleiswitz/Pläswitz (maintenant Pielaczkowice) suspendit les hostilités.

2. Harburg est un district Sud  de Hambourg.

Celles-ci étant reprises, il s'empara, le 25 août, de Pirna3 et de Hodendorf, défit, le 28, le duc de Wurtemberg, à qui il fit 2.000 prisonniers, passa la gorge de la grande chaîne des montagnes de la Bohême et marcha sur Kulm, où 10.000 Russes, commandés par le général Ostermann, le contraignirent à rétrograder après un combat opiniâtre.

On l'accusa, dans le temps, d'avoir causé sa défaite en restant à Kulm au lieu de se retirer sur les hauteurs; mais Vandamme, qui ne convint jamais de cette faute, a souvent dit, depuis, qu'il prouverait, dans des Mémoires qu'il projetait de publier et par des documents authentiques, qu'il suivit ses instructions, et que, d'ailleurs, il devait compter sur un renfort considérable qu'il attendit vainement.4  Quoi qu'il en soit, attaqué le 30 au matin, il se défendit vaillamment, et peut-être même se serait-il dégagé si, vers deux heures, une colonne ennemie, en débouchant par les montagnes, n'eût tombé sur ses derrières. Alors, cerné de toutes parts par 170,000 hommes, Vandamme, malgré des prodiges de valeur, fut mis en pleine déroute, et, criblé de blessures, il fut fait prisonnier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Et non "Perne" comme l'affirment Mullié et Wikipédia, en le copiant.

4 Marmont était en position pour venir le soutenir, mais il n’en fit rien.

 

La capture de Vandamme à la bataille de Kulm. Si la bataille s'était déroulée différemment, et s'il avait été soutenu, la campagne de 1813 aurait pu se dérouler autrement, et Vandamme aurait reçu le bâton maintes fois mérité.

 


Schande, monument à l'emplacement où Vandamme fut fait prisonnier.
C'est peut-être un fait unique, du moins très rare. Il existe très peu de monuments érigés à un endroit où un général a été fait prisonnier, tout un honneur pour Vandamme.

Conduit en présence de l'empereur Alexandre, ce prince s'oublia au point de l'apostropher des épithètes de brigand et de pillard. « Sire, » lui répliqua Vandamme,  « Je suis un soldat, mais il est un crime dont jamais ma main ne s'est souillée... » « Qu'on l'emmène ! s'écria le Tsar en lui tournant le dos. » Pourtant, il ordonna qu'on lui rendît son épée, que le grand duc Constantin lui avait fait enlever. Vandamme, dirigé sur Moscou, et transféré à Kazan, à vingt lieues de la Sibérie, revit le sol de sa patrie le 1er septembre 1814. Mais un ordre du gouvernement lui enjoignit de se retirer à Cassel.

Le retour de l’Empereur, le 20 mars 1815 le ramena sur la scène du monde. Il se rendit aussitôt à Paris, se présenta devant l'Empereur qui, le 2 juin, le nomma pair et commandant de la 2e division militaire, et lui confia le commandement du 3e corps, à la tête duquel, après la bataille de Ligny, il obtint un avantage signalé à Wavre. Il poursuivait l'ennemi lorsqu'il apprit le désordre de Waterloo.

Le Pont du Christ à Wavre

Le Christ porte encore dans son flanc gauche l'impact d'un biscaïen. Selon la direction du tir, il devrait être prussien, les Français venant du côté opposé. Sauf, bien sûr, s'Il a été transféré sur l'autre parapet lors de travaux !

 

 

 

 

 

On a souvent répété que les généraux Vandamme et Gérard avait fortement engagé le maréchal Grouchy à marcher sur Waterloo. A cet égard, Vandamme n'a jamais voulu s'expliquer.  Quoi qu'il en soit, dans sa position, il pouvait être écrasé ; cependant, constamment harcelé par les Prussiens, il opéra sa retraite en bon ordre, passa la Sambre à Namur, sans qu'ils osassent l'inquiéter, et continua son mouvement rétrograde sur Paris, où il ramena son corps d'armée presque intact, ainsi qu'un matériel considérable.

Son armée fit croire un moment que les destinées de la France n'avaient pas été totalement décidées à Waterloo. « Je suis fier, écrivait-il à la Chambre des représentants, d'être venu au secours de la capitale avec une pareille armée. Ses courageuses dispositions ne peuvent manquer de nous faire obtenir des conditions plus avantageuses, si nous sommes obligés de traiter avec l'ennemi. »

Vandamme occupait alors Montrouge, Meudon, Vanves et Issy ; plusieurs généraux, à la tête desquels on remarquait Fressinet, vinrent l'y trouver pour lui offrir le commandement en chef de l'armée : il refusa.        Paris étant occupé par les alliés, Vandamme se retira derrière la Loire, et envoya sa soumission au roi, ce qui ne l'empêcha pas d'être .compris dans l'ordonnance du 24 juillet. Il se retira d'abord dans un château près de Limoges, mais le préfet de la Haute-Vienne lui ayant prescrit de sortir de ce département dans les vingt-quatre heures, il prit la route d'Orléans et se rendit à Vierzon.

Enfin, compris dans l'ordonnance du 14 juillet 1815, il lui fallut sortir du royaume, et ne trouvant pas d'asile en Belgique, il s'embarqua pour les États-Unis.

L'ordonnance du 1er décembre 1819, sur les bannis, mit fin à son exil; il fut même rétabli sur le cadre de l'état-major général comme disponible, le 1er avril 1820, puis il prit sa retraite définitive le 1er janvier 1825.

 

Le nom, sur le fronton.

 

Le général Vandamme y meurt le 15 juillet 1830.

Depuis cette époque, Vandamme vécut dans la retraite. Il passait la belle saison à Cassel, l'hiver à Gand, occupant ses loisirs à des œuvres de bienfaisance et à rédiger des Mémoires qu'il serait désirable qu'on publiât. Il mourut dans sa demeure à Cassel, le 15 juillet 1830, et il fut enterré dans le cimetière communal.

Sa tombe, bien mal en point, au cimetière de Cassel (59), dans les années 1990.

 

La même, après restauration. Merci au Souvenir français et à la municipalité de Cassel !

Les batailles sont celles mentionnées sur la colonne, mais le graveur du 21e siècle n'était décidément pas doué pour la géographie : Biberach est devenu "Bierach", Urfahr, "Urefahr" ; Eckmuhl est même devenu "Eckmulng". Pourtant, sur la colonne, c'était correct, il n'y avait qu'à transcrire ! C'est à pleurer !
Il n'est pas non plus doué pour l'orthographe : "retraitte" de Moreau !

Ici repose
le Général VANDAMME
Général d'Empire
Comte d'Unsebourg

5 Nov 1770 - 15 Juill 1830

né et mort à Cassel

 

 

A la mémoire du
Général Comte Vandamme
par Mme la Comtesse son épouse
et le comte DIOMEDE, son fils

 

 

Hondschoote, Île de Cadsand, Bierach,(sic!)
Alkmar, Bergen, Castricum,
Passage du Waal, Passage du Rhin, Retraitte(re-sic) de Moreau, Passage du Splugen,
Ulm, Austerlitz, Abensberg, Eckmulng (re-re-sic!!),
Lintz, Urefahr (re...sic), Pirna, Culm, Fleurus,
Ligny, Namur.

 

 

 

 

Un grand merci à M. Roger Chastain, 1er Vice-Président APN, pour ces photos.

Nous avons été très heureux de constater, lors d'une récente visite, que la plaque avait été remplacée et les nombreuses fautes, corrigées.

 

Ici repose
le Général VANDAMME
Général d'Empire
Comte d'Unsebourg

5 Nov 1770 - 15 Juill 1830

né et mort à Cassel

 

Hondschoote
Île de Cadsand
Biberach
Alkmar
Bergen
Castricum
Passage du Waal
Passage du Rhin
Retraite de Moreau
Passage du Splugen
Ulm
Austerlitz
Abensberg
Eckmuhl
Lintz
Urfahr
Pirna
Culm
Fleurus
Ligny
Namur.

 

A la mémoire du
Général Comte Vandamme
par Mme la Comtesse son épouse
et le comte DIOMEDE, son fils

 

La plaque, enfin corrigée !

 

 

 

Hondschoote, Île de Cadsand, Biberach,
Alkmaar, Bergen, Castricum,
Passage du Waal, Passage du Rhin,
Retraite de Moreau, Passage du Splügen,
Ulm, Austerlitz, Abensberg, Eckmuhl,
Lintz, Urfahr, Pirna, Culm, Fleurus,
Ligny, Namur.

Au bout de la rue Bollaert-le-Gavrian, à l'intersection avec les rues Achille Samyn et de Wattenà Cassel, le petit monument à Vandamme, élevé le 25 juin 1922.

   

 

Furnes 1793

Bergen 1799

Austerlitz 1805

Silésie 1807

CASSEL

AU

GÉNÉRAL

VANDAMME

___

Né à Cassel                              1770

Capitaine-Commandant              1792

Général de Brigade                    1793

Général de Divison                     1799

Général Ct 16e Div Mil Lille          1801

Gd Off de la Légion d'Honneur        1804

Grand Aigle de la Légion d'Honneur 1805

Comte d'Unsebourg                     1809

Pair de France                            1815

Mort à Cassel                             1830

 

Brême 1813

Dresde 1813

Ligny 1815

Namur 1815

 

Son nom est inscrit sur le côté Nord de l'arc de triomphe de l'Étoile.
(Côté Nord, 4e col., 4e nom à partir du bas.)

 

 

D’après C. Mullié, Biographie des célébrités militaires des Armées de Terre et de Mer de 1789 à 1850, Paris, Poignavant et Cie, Éditeurs, s.d., avec corrections (e.a. des noms des lieux) et adaptation des dates.

Napoléon sur Vandamme :

- Si j'avais deux Vandamme, j'en ferais fusiller un; mais je n'en ai qu'un, et je le garde... 

- Si j'étais obligé de faire la guerre au diable, je l'y enverrai. Il est le seul capable de le mettre à la raison.

Vandamme au Tsar :

- « Je suis un soldat, mais il est un crime dont jamais ma main ne s'est souillée ! » [Sous-entendu : Celui d’avoir assassiné mon père.] 

 

 


Collection Hachette : Maréchaux d'Empire, Généraux et figures historiques (Collection de l'auteur)

Retour à la page Généraux

Retour à la page d'accueil