Maréchal de l'Empire
Duc d'Istrie
Grand-Aigle de la Légion d'honneur
Colonel-général commandant la cavalerie de la Garde impériale
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Jean-Baptiste BESSIÈRES naît à Prayssac, dans le Lot, le 6 août 1768.
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BESSIÈRES JEAN B. Né à Prayssac (Lot) 6 août 1768 Maréchal d'Empire Duc d'Istrie Tué d'un boulet de canon à Weissenfels près Lützen 1er mai 1813 Il vécut comme Bayard et mourut comme Turenne (Mémorial de Ste-Hélène) |
Au Maréchal Bessières La commune de Prayssac
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Statue du Maréchal, par Malknecht, érigée en 1845 dans le village natal du Maréchal.

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Rivoli. La Favorite. St-Jean d'Acre. Aboukir. Marengo. Olmutz. Austerlitz. Iéna. |
Friedland. Eylau. Medina-del-Rio-Seco. Burgos. Esling. Wagram. Flessingue. La Moscowa.
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1792. Soldat Adjudant Sous-Officier 1793. Sous-Lieutenant 1794. Capitaine des Guides 1798. Chef d'escadron 1799. Colonel 1800. Général de Brigade 1802. Général de Division 1804. Maréchal d'Empire 1809. Duc d'Istrie 1812. Colonel-Général |
Capitaine de grenadiers dans la Garde nationale de Prayssac, en septembre 1789. Cavalier dans la Garde constitutionnelle du Roi, le 7 avril 1792. Licencié avec ce corps, le 5 juin. Volontaire dans la Garde nationale de Paris (bataillon des Jacobins Saint-Dominique), en juillet 1792. Prend part à la journée du 10 août. Chasseur, le 1er novembre, dans la Légion de cavalerie des Pyrénées, devenue 22e Chasseurs à Cheval. Adjudant, le 1er décembre.
Sous-lieutenant, le 16 février 1793. Lieutenant, le 10 mai. Adjoint à l'adjudant général Quesnel, le 1er septembre. Élu capitaine au 22e Chasseurs, le 8 mars 1794. Confirmé, le 5 août. Fait les campagnes de 1794 et 1795 à l'armée des Pyrénées-Orientales.
Passe en 1796 à l'armée d'Italie et se distingue, le 11 mai, au combat de Crémone. Nommé, le 5 juin, capitaine commandant des Guides de l'armée d'Italie par le général en chef Bonaparte. Se couvre de gloire à Roveredo où, le 4 septembre, avec six de ses chasseurs, il enlève deux canons à l'ennemi. Il est nommé chef d'escadrons sur le champ de bataille. Se signale à la bataille de Rivoli, le 15 janvier 1797, et au combat de La Favorite, le 16. Chargé, par Bonaparte, de porter à Paris les drapeaux conquis dans ces deux batailles et de les présenter au Directoire exécutif. Confirmé dans le grade de chef d'escadrons, le 4 mars. Chef de brigade, le 9.
Embarqué pour l'expédition d'Égypte, le 19 mai 1798. Se fait remarquer au siège de Saint-Jean-d'Acre et à la bataille d'Aboukir. Rentré en France avec Bonaparte, le 9 octobre 1799, il prend part à la journée du « 18 Brumaire », à Saint-Cloud. Commandant la garde à cheval des Consuls, le 10 novembre. Commandant en chef la garde du Corps législatif, le 30. Se distingue à Marengo, le 14 juin 1800. Général de brigade, commandant en second la cavalerie de la garde des Consuls, le 18 juillet.
Il épouse, 26 octobre 1801, Marie-Jeanne Lapeyrière, dont il eut un fils unique. Commandant la cavalerie de cette garde, le 20 novembre 1801. Général de division, le 13 septembre 1802.
Maréchal de l'Empire le 19 mai 1804. Grand-officier de la Légion d'honneur et chef de la troisième cohorte de l'Ordre, le 14 juin 1804.
Colonel-général commandant la cavalerie de la Garde impériale. Grand-Aigle de la Légion d'honneur, le 2 février 1805. Décoré de l'Ordre du Christ de Portugal.

Statue du Maréchal Bessières, par Malknecht, place Aristide-Briand à Cahors.
Commandant la division de cavalerie de la Garde impériale à la Grande Armée, le 23 septembre 1805. Fait, à la tête de cette cavalerie, au combat de Brünn, le 18 novembre, une brillante charge qui met l'ennemi en déroute. Se fait remarquer à Austerlitz, le 2 décembre. Se distingue à la bataille d'Iéna, le 14 octobre 1806. Commandant le 2e corps de réserve de cavalerie, le 10 décembre. Occupe Biezun, le 19. Commande la Garde et culbute la cavalerie ennemie à Eylau, le 8 février 1807, et à Friedland, le 14 juin. Assiste à l'entrevue de Tilsitt, le 25.
Chargé du commandement de toutes les troupes et des provinces entre le Douro et les Pyrénées, le 19 mars 1808. Fait marcher, du 7 au 21 juin, plusieurs détachements sur Logroño, Saragosse, Ségovie, Valladolid et Santander. Prend Palencia, le 8 juin, et fait désarmer la province, les 9 et 10. S'empare de Valladolid, le 12; de Santander, le 23. Gagne, le 14 juillet, la bataille de Medina del Rio Seco. Napoléon, en recevant la nouvelle, s'écrie : " C'est une seconde bataille de Villa Viciosa. (Cf. 1710) Bessières a mis mon frère Joseph sur le trône d'Espagne."
Bessières s'empare ensuite de Benavente, le 19 ; de Zamora, le 20 ; de Léon, le 26, et assure les communications avec le Portugal. Entre à Miranda, le 25 octobre; à Aranda, le 16 novembre. Se signale au combat de Somosierra, le 30. (Avait été nommé commandant de la cavalerie de l'armée d'Espagne, le 9 novembre 1808.) Fait sommer, le 2 décembre, la ville de Madrid, qui se rend, le 4. Poursuit les Espagnols et les culbute, le 6, à Guadalajara, et, le 8, à Santa-Cruz. Passe l'Eszla, le 30 ; traverse Benavente et poursuit l'ennemi jusqu'a Puente-de-la-Velana.
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Passe à l'armée d'Allemagne, en 1809, et est chargé de commander le corps de réserve de cavalerie, le 10 avril. Culbute la cavalerie ennemie dans la plaine en avant de Landshut, le 21 avril ; se porte, le 22, sur Wilsburg et Neumark dont il s'empare. Entre à Wels, le 2 mai. Se distingue à Ebelsberg, le 3 ; à Essling, le 22. Fait duc d'Istrie, par lettres patentes du 28 mai 1809. A Wagram, le 6 juillet, a son cheval emporté par un boulet de canon et reçoit du même coup une légère contusion à la cuisse. Commandant la 16° division militaire et les trois divisions de Gardes nationales réunies à Saint-Omer, Lille et Ostende, le 20 août. Général en chef de l'armée du Nord, le II septembre. Se distingue à la reprise de Flessingue, le 15 décembre. Prend le commandement de la Garde impériale, le 19 janvier 1810. Commandant et gouverneur de Strasbourg, par ordre de l'Empereur du 19 mars, lors du passage de l'Impératrice Marie-Louise.
Général en chef de l'armée du Nord, en Espagne, le 15 janvier 1811. Se distingue à la bataille de Fuentes-de-Oñoro, le 5 mai.
Commandant la cavalerie de ta Garde impériale en mai 1812. Se distingue au combat de Ghorodnia, le 24 octobre, en culbutant l'ennemi, à la tête de la cavalerie de la Garde, et se fait remarquer pendant toute la retraite.
Commandant la cavalerie de la Garde impériale dans la campagne de Saxe de 1813. Tué par un boulet, le I°' mai 1813, en avant du village de Rippach, près de Lützen, au moment où il s'avançait pour faire une reconnaissance.
L'auberge "Zum Weiβen Schwan" à Rippach (Saxe) n'a pas changé de nom, ni d'enseigne. Près de 200 ans plus tard, le cygne blanc orne toujours façade. Ici eut lieu, le matin du 1er mai 1813, la dernière rencontre entre Napoléon et le maréchal Bessières. Quelques heures plus tard, il sera blessé mortellement par un boulet.

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À la mémoire de Jean Baptiste BESSIÈRES Maréchal d'Empire Duc d'Istrie Colonel Général de la Cavalerie de la Garde Impériale Grand Aigle de la Légion d'Honneur Grand Croix de St. Henri de Saxe du Christ de Portugal de Léopold d'Autrich, Né à Pressac Dép.t du Lot Le 6 août 1768, tué d'un boulet en combatant pour la France à Weissenfels près Lützen le 1er mai 1813
Il vécut comme Bayard Il mourut comme Turenne Napoléon |
Une plaque commémorative provenant du quartier Napoléon à Berlin, et portant presque le même texte que celui de Prayssac, fut apposée sur la façade de l'auberge en 1992.
Quelques images du champ de bataille de Weissenfels
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Plus à l'ouest. |
Au nord. |

Le champ de bataille, un peu au nord de l'endroit où Bessières fut touché.

L'événement vu par le peintre Boutigny (tableau présenté au Salon de 1904).
Au sujet de sa mort, Napoléon déclara dans le Mémorial de Ste-Hélène : "Il vécut comme Bayard et mourut comme Turenne."
En 2007, le Scharnhostkomitee eut la bonne idée de marque l'endroit tragique d'une borne commémorative.
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HIER WURDE MARSCHALL VON FRANKREICH J.B. BESSIÈRS HERZOG VON ISTRIEN TÖDLICH VERWUNDET |
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GEFECHT BEI RIPPACH 1. MAI 1813
14 UHR |
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Wir danken Herrn Alexander Herklotz sehr herzlich für diese Bilder.
"Ici fut mortellement blessé le Maréchal de France J.B.
BESSIÈRS (sic), duc d'Istie. " "Combat de Rippach. 1er mai
1813" "14h00"
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Son frère Bertrand fut également général sous l'Empire, et un de leurs cousin, Julien, devint préfet.
Le fils du Maréchal, Napoléon Bessières, duc d'Istrie, né 2 août 1802, pair de France le 17 août 1815. Marié en avril 1826 à Mathilde-Louise Lagrange (décédée 26 octobre 1873), fille du général comte de l'Empire. Napoléon Bessières décède sans postérité le 21 juillet 1856.
Le nom du Maréchal est inscrit au côté est de l'Arc de Triomphe de l'Étoile.
Le corps du maréchal fut embaumé et ramené en France, où il fut déposé dans la crypte des Invalides.

J.B. BESSIÈRES, Duc d'Istrie, Maréchal de
France, Golonel-Général de la Cavalerie
de la Garde
et Grand-Cordon de la Légion d'Honneur, Commandant de la Couronne de Fer
d'Italie, né à
Pressac, tué par un boulet de canon à Weissenfels le 1er mai 1813.
Son cœur, par contre, fut déposé dans l'église de Thillay (Val d'Oise), où il resta jusqu'en 1968, date à laquelle il fut transféré dans l'église de Prayssac, son village natal.
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U ICI REPOSE LE CŒUR de Jean Baptiste BESSIÈRES, Maréchal de France, Duc d'Istrie Colonel Général de la Cavalerie de la Garde Impériale, Grand Croix de la Légion d'Honneur de St. Henri de Saxe, du Christ de Portugal, de Léopold d'Autriche, Né à Pressac Dép.nt du Lot Le 6 août 1768, tué d'un boulet en combatant pour la France à Weissenfels près Lützen le 1er
mai 1813. DE PROFUNDIS.
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Voici la pierre couvrant le cœur du Maréchal.
Le nom du Maréchal est bien sûr mentionné
parmi les maréchaux et généraux morts au combat pour la France dans la galerie des
Batailles du
château de Versailles, où il a également son buste
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Il est également représenté sur la façade nord du Louvre. Cette statue est une oeuvre de Latour.
Toutes les statues de maréchaux et généraux dans les niches de la façade nord du Louvre avaient été prévues par Achille Fould, mais elles furent seulement réalisées en 1910 à la demande du ministre des Beaux-Arts Dujardin-Beaumetz.

N.B. : Pour toutes les inscriptions, la graphie du monument ou de l'époque a été respectée.
© D. Timmermans