Louis-Nicolas DAVOUT

(Annoux 1770-1804-1823 Paris)
maréchal de l'Empire
duc d'Auerstaedt
prince d'Eckmühl

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Davout en Lieutenant-Colonel au 3e Bataillon de l'Yonne en 1792.

   

 

Sans nul doute un des meilleurs tacticiens de l'histoire, sûrement aussi un des plus fidèles parmi les maréchaux de l'Empereur.

Louis-Nicolas Davout est né le 10 mai 1770 à Annoux, dans l'Yonne.

Sa maison natale existe encore et est marquée par une plaque commémorative, qui mentionne :

Dans cette maison

est né le 10 mai 1770

Louis Nicolas Davout

Duc d'Auerstaedt, Prince d'Eckmuhl

Maréchal de France

décédé le 13 juin 1823.

Le onze mai mil sept cent soixante dix a été baptisé,
par moy prêtre soussigné, Louis Nicolas Davoust
fils de Messire Jean François Davoust Écuyer Lieutenant
au Régiment de Royal Champagne Cavalerie, Seigneur
d'Anoux  et de Dame Adelaide Minard de Velard
son épouse, né de la veille, de légitime mariage.
Le parrain a été Messire Nicolas Davoust son
oncle, Capitaine Aide-Major dans le corps des
Carabiniers de Monseigneur le Comte de Provence.
La Marraine Madame Minard de Velard, veuve de
Messire Étienne Minard de Velars Lieutenant
Colonel dans le Régiment de Forest.  Le parrain
a été représenté par Jean Valar et la marraine
par Jeanne Porte, tous deux domestiques chez
Monsieur Davoust qui ne signent. Ont assisté
audit baptême Jean François Davoust père
et Marguerite Lavour tante de ....
qui ont signé avec moy.

Dans la marge :
Louis Nicolas
Davout
Maréchal de France
prince d'Eckmül
duc d'Auerstaedt

(source A.D. 89)
Merci à M. Dominique Contant.

Son père était donc lieutenant au régiment de Royal-Champagne-Cavalerie et de bonne noblesse bourguignonne, seigneur d'Annoux, la famille remontant au XIIIe siècle.  On a souvent écrit que Louis avait fait changer son nom de d'Avout en Davout pour affirmer son attachement aux idées de la révolution. Ce document permet dont de prouver que cela est faux, puisqu'il s'est toujours appelé Davou(s)t, même si la famille est apparentée aux d'Avoust.

Peu de temps après sa naissance, en 1770, ses parents déménagèrent pour aller s'établir à Étivey, à une douzaine de kilomètres au N.E. d'Annoux, dans cette maison, où naquirent ses deux frères, Alexandre, le 14 septembre 1773*, et Charles. La famille y resta jusqu'en 1779, et il y passa donc une bonne partie de son enfance.

A la fin de l'été 1785, il entre à l'Ecole militaire de Brienne-le-Château


L'école, telle qu'elle se présente de nos jours. Seule l'aile de droite est d'époque.

La plaque mentionnant les noms prestigieux des élèves de l'école se trouvait auparavant à droite de la porte d'entrée de l'ancien bâtiment.

 

La plaque se trouve maintenant à droite du bâtiment de gauche (entrée du musée).

Ecole Militaire
1776 à 1793
Sont sortis de cette école :
Bonaparte
Bourrienne
Pichegru
Davout
Nansouty
d’Hautpoul
Gudin
Sorbier
Marescot
La Bretèche
Bruneteau
Valée.

Le futur maréchal embrassa avec ardeur les idées de la Révolution, ce qui lui valut une mise aux arrêts après un toast lors d'un repas de corps à Hesdin, garnison de son régiment (le même que celui de son père) .

 

C'est également au cours de la bataille de Krasnoïe, plus précisément à Dobroye, à l'ouest de Krasnoïe, que le maréchal Davout perdit tous ses bagages, dont son uniforme, son chapeau et surtout son bâton de maréchal. On affirme parfois que ce bâton est à l'Hermitage à Saint-Pétersbourg, mais c'est une erreur.  Ce bâton de Davout conservé à l'Hermitage, qui se trouvait avant 1903 (date du transfert) à la cathédrale Notre-Dame de Kazan à Saint-Pétersbourg, est en fait le bâton capturé le 24 mai 1807 entre Guttstadt and Allenstein. http://www.napoleon-series.org/cgi-bin/forum/archive2005_config.pl?md=read;id=47915

Celui conservé au musée historique de Moscou est bien celui pris à la bataille de Krasnoïe, mais, paraît-il, c'est habituellement une copie qui est exposée. Nous vous présentons ici l'original.

Le bâton de maréchal de Davout en 1909, sur la tombe de Koutousov.
(Hekkel - Trophäen in der Kathedrale von Kasen,
1909.)

 

La ville d'Auxerre (Yonne) a honoré la mémoire du maréchal Davout en 1866, en lui érigeant une belle statue par Dumont, boulevard Davout.

 

L. N. DAVOUT

duc d'AUERSTAEDT

Prince d'Eckmühl

Maréchal de France

Né à Annoux (Yonne)

Le X Mai MDCCLXX

à droite :

OffeMbourg

Pyramides

Samanhout

Ben a Dyn

Aboukir

HÉliopolis

Cap GrisNez

Marienzell

AUSTERLITZ

 

à gauche :

Auerstaedt

eylau

Thann

Eckmühl

wagram

mohilev

moskowa

krasnoé

hambourg

à l'arrière :

SOUSCRIPTION NATIONALE

MDCCCLXVI

 

Plus tard dans sa carrière, il acheta et habita cette maison dans son village natal.

 

Le maréchal Davout est mort le 1er juin (et non le 13 juin, comme l'indique la plaque sur sa maison natale) 1823 d'une phtisie pulmonaire (comme on appelait à l'époque la tuberculose), dans son hôtel de la rue Saint-Dominique à Paris, et fut enterré au cimetière de l'Est, dit du Père-Lachaise, à Paris, dans la 28ème division..

Sépulture

du

maréchal davout

 "Sa tombe mériterait bien une restauration ou, au moins, un nettoyage..." Voilà ce que j'écrivais en 2004.

C'est maintenant chose faite ! A l'occasion du bicentenaire de sa plus belle victoire, une plaque fut même apposée à l'initiative de la promotion de Saint-Cyr "Maréchal Davout" 1977-1979.

 

 

 

 

 


En commémoration du bicentenaire
de la victoire d'Auerstaedt du 14 octobre 1809
et en hommage à notre parrain de promotion,
le maréchal Louis-Nicolas Davout (1770-1823)
duc d'Auerstaedt, prince d'Eckmühl,
gouverneur du grand duché de Varsovie
puis de Hambourg,
ministre de la guerre, pair de France.

Le 14 octobre 2006

La promotion de Saint-Cyr "Maréchal Davout" 1977-1979
 

 

 

Si la sépulture du maréchal Davout est assez connue, même beaucoup de spécialistes ignorent que le Général de Cavalerie Marc Antoine Bonin de la Boninière de Beaumont, qui avait épousé la sœur du Maréchal, et dont il était un ami, repose dans la même tombe. Aucune inscription ne l'indique cependant. Le général de Beaumont fut comte de l'Empire et Premier Ecuyer de Madame Mère.

 

 

 

* Alexandre Davout s'engagea en 1792, fut nommé capitaine au 3ème bataillon de volontaires de l'Yonne. Suspendu comme noble, il fut réintégré et devint aide-de-camp de son frère aîné, puis sous-chef d'état-major à l'armée d'Égypte. Chef d'Escadrons à la suite du 20ème Régiment de Dragons. Redevint aide-de-camp de son frère (1800-1808).  Colonel en 1805. Austerlitz, Auerstaedt, Eylau. Commandant de la Légion d'Honneur en 1807, créé baron de l'Empire en 1808. À Wagram en 1809. Obtient un congé pour raison de santé en 1811, il se retire à Ravières, mais est pourtant nommé général la même année. Admis à la retraite le 26 novembre 1813, il décède à Ravières le 3 septembre 1820, où il repose dans la chapelle Saint-Roch, à l'est de cette petite ville, près du bois des Brousses.


Collection Hachette : Maréchaux d'Empire, Généraux et figures historiques (Collection de l'auteur)


Collection Del Prado : Les plus grands commandants des Guerres napoléoniennes (Collection de l'auteur)

 

Bibliographie:

Frédéric Hulot, Le Maréchal Davout, Éditions Pygmalion, 2003.

 

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