Guillaume-Marie-Anne BRUNE

(1763-1804-1815)

maréchal de l'Empire

comte de l'Empire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brune en Capitaine Adjoint au Adjudants généraux en 1792, par J.B. Vinchon.

   

Le maréchal Brune est né à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) 13 mai 1763, le fils d'un avocat.

Voici son acte de naissance (A.D. 19) : (merci à D. Contant)

Guillaume Marie Anne                            Brune fils naturel
Et légitime de Monsieur M(aîtr)e         Etienne Brune avocat
Et Mlle Jeanne Vielban et né le treize mai mille sept cent
Soixante et trois a eu pour parrain Messire Guillaume de Sahuguet
d'Amarzit d'Espagnac Chevalier Seigneur de Puimarets et pour
marraine Demoiselle Marie Anne Vielban de Mailhard qui ont
signé, de ce requis par nous avec plusieurs autres parens et amis
 despagnac    de Vielbant            dupugnac (?)                  vendihac
                    Brune ..............qui sont pour.....

Notons que sa mère appartenait à la petite noblesse et est habituellement mentionnée sous le nom de Jeanne de Vielbans. (avec s)

 

 

 

Sa maison natale à Brive-la-Gaillarde, 11 rue Majour. La plaque commémorative porte l'inscription suivante:

 

 

 

Le 13 mars 1763

est né dans cette maison

Guillaume-Marie Anne Brune
fils d'Étienne, avocat

et de

Jeanne de Vielbans.

Une de nos plus belles gloires militaires.

Simple grenadier en 1790,

maréchal de France en mai 1804.

Assassiné à Avignon le 2 août 1815.

------------
Délibération du conseil municipal
du 9 juillet 1902

 

 

 

 

Photo aimablement transmise

parM. Dominique Contant

 

Sa ville natale lui a fait l'honneur d'une belle statue qui orne la place du 14-Juillet, que je peux vous montrer grâce à l'aimable collaboration de M. Dominique Contant

 

À

BRUNE

né à Brive le 13 mars 1763

assassiné à Avignon le 2 août 1815

ses frères d'armes

ses concitoyens

 

LE HELDER

HELVÉTIE

POMÉRANIE

ITALIE

 

 

Aux volontaires et aux soldats corréziens

de la révolution et de l'Empire

_______________

Maréchal d'Empire

Guillaume Brune

Généraux de division

 

Alexandre DALTON

Antoine Delmas

Nicolas des brULys

Jean Antoine MarBOT

Antoine Louis MAUCUNE

Jean Joseph SAHUGUET

Joseph SOUHAM

Pierre VIALLE

Généraux de brigade

 

Annet Antoine Couloumy

Louis Fuzier

Jean Joseph Gilibert de Merlhiac

Pierre de GIMEL DE TUDEILS

Pierre-Jean TREICH des FARGES

Martial VACHOT

François VACHOT

 

 

Étudiant en droit à Paris, il devient à la Révolution rédacteur en chef d'un qui ne brille pas par la concision de son titre : « le Journal général de la cour et de la ville concernant tout ce qui est décidé à l'Assemblée nationale, ce qui se passe à l'Hôtel de Ville de Paris, dans les districts, au Châtelet, ainsi que les nouvelles authentiques de la province, les anecdotes et tout ce qui est relatif au château des Tuileries».

Avec ses amis Danton et Marat, il est l'un des principaux fondateurs du club des Cordeliers. Volontaire en 1791, il est déjà général de brigade en août 1793 après avoir écrasé l'armée des fédéralistes dans l'Eure, entre Vernon et Pacy. Il sera accusé, mais sans que ses accusateurs n'apportent de preuves, d'avoir participé aux massacres de Septembre. Cette accusation lui coûtera finalement la vie.

Le 13 vendémiaire, il est sous les ordres de Bonaparte, qui l'envoie en Italie, à ses côtés. Sa conduite à Arcole est héroïque, à Rivoli, il gagne son grade de général de division (17 août 1797). Appelé au commandement de l'armée de Hollande, il vainc les Anglo­Russes à Bergen (à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest d'Amsterdam) le 19 septembre 1799 et force le duc d'York, général en chef de l'armée ennemie, à une capitulation humiliante. Il contribue à la pacification de la Vendée en 1800.

Après Marengo, Bonaparte le nomme commandant en chef de l'armée d'Italie. Brune remporte en décembre 1800 la victoire de Monzembano, aussi décisive que celle de Moreau à Hohenlinden puisqu'elle contraint l'Autriche à signer la paix.

Ensuite, Brune est nommé ambassadeur à Constantinople (septembre 1802). Quand il revient en France, il est Maréchal. En 1807, il commande un des corps d'armée opérant contre la Prusse, est chargé de conquérir la Poméranie. Il prend Stralsund et l'île de Rügen. Il est au sommet de sa gloire.

Suit alors la disgrâce, dont la cause n'est pas entièrement claire. Il reste à la retraite jusqu'en 1814, et son passé fait que les Bourbons n'en veulent pas, alors qu'ils acceptent des gens dont le passé est bien pire !

Aux Cent-Jours, il se déclare pour l'Empereur, qui lui confie le commandement du camp d'observation du Var.  Après Waterloo, il reste fidèle à ses idées. Jusqu'au 31 juillet 1815, il laisse flotter à Toulon le drapeau tricolore. Sous la menace d'une inculpation, il décide de se rendre à Paris. Il est assassiné le 2 août 1815 à Avignon par les émeutiers royalistes (les "Verdets" ou la bande de Trestaillons).

Ses assassins jettent son corps dans le Rhône, suite à quoi une main anonyme écrit sur le parapet du pont : "Ici est le cimetière du Maréchal Brune". 

Après beaucoup de difficultés, sa veuve récupéra sa dépouille.  Elle la garda dans leur château jusqu'à sa mort, en 1829.  L'inscription sur le monument funéraire y fait d'ailleurs allusion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le château de Saint-Just-Sauvage, acheté par le maréchal au cours de sa carrière. Sa veuve y garde son corps jusqu'à sa mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une autre vue du même château.

Les époux furent ensuite réunis dans la tombe au cimetière de Saint-Just-Sauvage (Marne).

 

 

 

 

 

 

 

 

ICI REPOSE
GUILLAUME MARIE ANNE
BRUNE
MARÉCHAL DE FRANCE
MORT À AVIGNON
LE 2 AOÛT 1815
SES RESTES MORTELS
FURENT RECUEILLIS
ET RELIGIEUSEMENT CONSERVÉS
PAR SON ÉPOUSE. 

 

 

 

 

 

 

CE MODESTE
MONUMENT
A ÉTÉ ÉLEVÉ
À LEUR MÉMOIRE
PAR FRANÇOIS LEGROS
EX-CAPITAINE
DE LA GARDE IMPÉRIALE
ET SON ÉPOUSE
MARGUERITE ANTOINETTE
LAUMOND
PETITE COUSINE DU MARÉCHAL

ICI REPOSE
ANGÉLIQUE NICOLLE
PIERRE
VEUVE DU MARÉCHAL
BRUNE
DÉCÉDÉE À SAINT-JUST
LE 1er JANVIER 1829. 

CE TERRAIN
A
ÉTÉ CONCÉDÉ
À PERPÉTUITÉ
POUR LA SEPULTURE
DES DEUX ÉPOUX
PAR DECISION
DU CONSEIL MUNICIPAL
DE LA COMMUNE
DE ST-JUST

 

Le maréchal Brune aurait dû avoir sa statue, par le sculpteur Séraphin, dans une des niches du Louvre, rue de Rivoli. Mais la statue ne fut pas réalisée avant la Grande Guerre, et le programme fut abandonné après la victoire.

On a souvent écrit que Brune n'avait reçu aucun titre de noblesse: c'est une erreur.  Nommé pair de France pendant les Cent-Jours, il devenait ipso facto comte de l'Empire, mais il n'eut pas de lettres patentes, ni d'armoiries.

 

Retour à la page Maréchaux

Retour à la page d'accueil

© D. Timmermans