Guillaume-Marie-Anne BRUNE (1763-1804-1815)
Le maréchal Brune est né à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) 13 mai 1763, le fils d'un avocat.
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Sa maison natale à Brive-la-Gaillarde, 11 rue Majour.
La plaque
commémorative porte l'inscription suivante:
Le 13 mars 1763 est né dans cette maison
Guillaume-Marie
Anne Brune et de Jeanne de Vielbans. Une de nos plus belles gloires militaires. Simple grenadier en 1790, maréchal de France en mai 1804. Assassiné à Avignon le 2 août 1815.
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Photo aimablement transmise parM. Dominique Contant
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Sa ville natale lui a fait l'honneur d'une belle statue qui orne la place du 14-Juillet, que je peux vous montrer grâce à l'aimable collaboration de M. Dominique Contant
À
BRUNE
né à Brive le 13 mars 1763
assassiné à Avignon le 2 août 1815
ses frères d'armes
ses concitoyens
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LE HELDER |
HELVÉTIE |
POMÉRANIE |
ITALIE |
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Aux volontaires et aux soldats corréziens
de la révolution et de l'Empire
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Maréchal d'Empire
Guillaume Brune
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Généraux de division
Alexandre DALTON Antoine Delmas Nicolas des brULys Jean Antoine MarBOT Antoine Louis MAUCUNE Jean Joseph SAHUGUET Joseph SOUHAM Pierre VIALLE |
Généraux de brigade
Annet Antoine Couloumy Louis Fuzier Jean Joseph Gilibert de Merlhiac Pierre de GIMEL DE TUDEILS Pierre-Jean TREICH des FARGES Martial VACHOT François VACHOT
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Étudiant en droit à Paris, il devient à la Révolution rédacteur en chef d'un qui ne brille pas par la concision de son titre : « le Journal général de la cour et de la ville concernant tout ce qui est décidé à l'Assemblée nationale, ce qui se passe à l'Hôtel de Ville de Paris, dans les districts, au Châtelet, ainsi que les nouvelles authentiques de la province, les anecdotes et tout ce qui est relatif au château des Tuileries».
Avec ses amis Danton et Marat, il est l'un des principaux fondateurs du club des Cordeliers. Volontaire en 1791, il est déjà général de brigade en août 1793 après avoir écrasé l'armée des fédéralistes dans l'Eure, entre Vernon et Pacy. Il sera accusé, mais sans que ses accusateurs n'apportent de preuves, d'avoir participé aux massacres de Septembre. Cette accusation lui coûtera finalement la vie.
Le 13 vendémiaire, il est sous les ordres de Bonaparte, qui l'envoie en Italie, à ses côtés. Sa conduite à Arcole est héroïque, à Rivoli, il gagne son grade de général de division (17 août 1797). Appelé au commandement de l'armée de Hollande, il vainc les AngloRusses à Bergen (à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest d'Amsterdam) le 19 septembre 1799 et force le duc d'York, général en chef de l'armée ennemie, à une capitulation humiliante. Il contribue à la pacification de la Vendée en 1800.
Après Marengo, Bonaparte le nomme commandant en chef de l'armée d'Italie. Brune remporte en décembre 1800 la victoire de Monzembano, aussi décisive que celle de Moreau à Hohenlinden puisqu'elle contraint l'Autriche à signer la paix.
Ensuite, Brune est nommé ambassadeur à Constantinople (septembre 1802). Quand il revient en France, il est Maréchal. En 1807, il commande un des corps d'armée opérant contre la Prusse, est chargé de conquérir la Poméranie. Il prend Stralsund et l'île de Rügen. Il est au sommet de sa gloire.
Suit alors la disgrâce, dont la cause n'est pas entièrement claire. Il reste à la retraite jusqu'en 1814, et son passé fait que les Bourbons n'en veulent pas, alors qu'ils acceptent des gens dont le passé est bien pire !
Aux Cent-Jours, il se déclare pour l'Empereur, qui lui confie le commandement du camp d'observation du Var. Après Waterloo, il reste fidèle à ses idées. Jusqu'au 31 juillet 1815, il laisse flotter à Toulon le drapeau tricolore. Sous la menace d'une inculpation, il décide de se rendre à Paris. Il est assassiné le 2 août 1815 à Avignon par les émeutiers royalistes (les "Verdets" ou la bande de Trestaillons).
Ses assassins jettent son corps dans le Rhône, suite à quoi une main anonyme écrit sur le parapet du pont : "Ici est le cimetière du Maréchal Brune".
Après beaucoup de difficultés, sa veuve récupéra sa dépouille. Elle la garda dans leur château jusqu'à sa mort, en 1829. L'inscription sur le monument funéraire y fait d'ailleurs allusion.
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Les époux furent ensuite réunis dans la tombe au cimetière de Saint-Just-Sauvage (Marne).


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CE
MODESTE |
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REPOSE |
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TERRAIN |
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Le maréchal Brune aurait dû avoir sa statue, par le sculpteur Séraphin, dans une des niches du Louvre, rue de Rivoli. Mais la statue ne fut pas réalisée avant la Grande Guerre, et le programme fut abandonné après la victoire.
On a souvent écrit que Brune n'avait reçu aucun titre de noblesse: c'est une erreur. Nommé pair de France pendant les Cent-Jours, il devenait ipso facto comte de l'Empire, mais il n'eut pas de lettres patentes, ni d'armoiries.
© D. Timmermans