André MASSÉNA

(1758-1804-1817)

Maréchal de l'Empire
duc de Rivoli
prince d'Essling

Le maréchal Masséna qui, comme tous les autres maréchaux, avait si souvent affronté le danger, ne fut qu'un seule fois blessé.  En 1808, lors d'une partie de chasse, il fut gravement à l'œil par Napoléon qui, de très mauvaise foi, en accusa Berthier. Cette accusation est de nos jours encore reprise dans certains livres ! (An., Les Maréchaux de Napoléon, Trésors du Patrimoine, 2003, p.109)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Masséna en 1792,
par F. Waschmuth.

 

 

24 juillet - 28 août 1810 : Siège d'Almeida

La ville fortifiée d'Almeida, clé du Portugal, a été assiégée par les troupes de Masséna du 24 juillet au 28 août 1810. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Almeida, l'entrée sud de la ville, porta da S. Francisco.

Une vue vers l'est et le sud sur les fortifications de la ville, prise à partir du baluarte de S. João de Deus (bastion Saint-Jean de Dieu) : la demi-lune au centre est le revelim dos Amores avec, à l'extrême droite, le bastion de Saint-François (Baluarte de S. Francisco).

Quelques canons sur le bastion de Saint-François (Baluarte de S. Francisco).

La ville dut se rendre quand, en début de soirée, le 26 août 1810, un obus français particulièrement chanceux pénétra dans la réserve de poudre du vieux château d'Almeida et fit sauter 75 tonnes de poudre noire et plus de 100.000 cartouches. Cette explosion, à ma connaissance sans pareille dans les guerres napoléoniennes, fit de très nombreuses victimes dans la ville et projeta même des canons de gros calibre du haut des remparts !

Plus de 600 fantassins, 200 artilleurs et 500 habitants de la ville furent tués.  Une grande partie de la ville fut rasée. De très gros blocs de pierre furent projetés dans les airs et même quelques soldats français furent tués, à des kilomètres de la ville !

Cette scène apocalyptique a été représentée par Patrice Courcelle dans Bussaco 1810, par René Chartrand, chez Osprey.

Tout ce que je peux vous montrer, c'est le même endroit, l'ancien château, ou plutôt ce qu'il en reste, dans toute sa quiétude, de nos jours...

 

03-05/05/1811 bataille de Fuentes de Oňoro - Poço Belo - Nave de Aver

 

Panorama du champ de bataille de Fuentes de Oñoro, vue vers l'ouest, vers le village, axe de l'attaque des divisions Claparède (Drouët) et Ferey (Loison).

(Cliquez pour agrandir.)

Vue de centre du village de Fuentes de Oñoro. De très durs combats eurent lieu ici.

Les troupes françaises venaient de la droite, le bas du village.

 

 

Détail du monument.

 

A la mémoire des troupes

Anglo-Luso-Germano-Espagnoles

qui, lors de la bataille du 5 mai 1811,

sous le commandement de Lord Wellington,

mirent en déroute les Français de Masséna.

Fuentes de Oñoro, le 28-6-1986

 

27/09/1810 Bataille de Buçaco/Bussaco

Le moulin de Moura près de Bussaco,  postes de commandement du Maréchal Masséna lors de la bataille.

 

Deux plaques commémoratives se trouvent sur les ruines du moulin.

Une première, en portugais, inaugurée le 27 septembre 1960, signale  qu'il s'agit du poste de commandement du maréchal André Masséna, commandant en chef des forces françaises pendant la bataille Bussaco,  livré le 27 septembre 1810.

La seconde,  en français, inaugurée en 1989, mentionne :

 

N

AUX SOLDATS DES ARMÉES
DE JUNOT DE SOULT ET DE MASSÉNA
MORTS EN SERVANT NAPOLÉON IER
DANS LES CAMPAGNES DU PORTUGAL
DE 1807 À 1811

CENTRE D’ÉTUDES NAPOLÉONIENNES
FERNAND BEAUCOUR, DIRECTEUR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le PC de Wellington, occupé par un officier bien moins célèbre...

Masséna et mort à Paris le 4 avril 1817 et repose au cimetière du Père-Lachaise, dans la 28e division, sous le même monument que le général Reille. Celui-ci avait en effet épousé Victoire, la fille du maréchal. 

Quand on sait que le surnom de ce dernier était précisément "l'enfant chéri de la Victoire"...

 

 

RIVOLI

 

ZURICH

 

GÊNES

 

ESSLING

 

 

 

MASSÉNA

 

 

 


La ville où il est décédé possède également sa statue par Frochon, rue de Rivoli.

 

Son buste au château de Versailles.

 

© D.Timmermans

Retour à la page Maréchaux

Retour à la page d'accueil