Laurent Gouvion Saint-Cyr

(1764-1812-1830)
marécHal de l'Empire
comte de l'Empire
Marquis de gouvion-saint-cyr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gouvion Saint-Cyr en Capitaine au 1er Bataillon de Chasseurs de Paris en 1792
par Georges Rouget.

   

 

Laurent Gouvion Saint-Cyr est né à Toul le 13 avril 1764, rue de l'Ingressin, près du ruisseau du même nom.

Artiste peintre, il s'engage comme volontaire au 1er bataillon de Chasseurs républicains en septembre 1792.  Élu (!) capitaine la même année, il est nommé adjudant-général l'année suivante.

Colonel-général des Cuirassiers en 1804. Comte de l'Empire en 1808, il est envoyé en Espagne, où il combat très honorablement. L'année suivante, il apprend son remplacement par Augereau, mais comme, au bout de trois mois, celui-ci n'arrive toujours pas, Gouvion commet l'énorme erreur de quitter son poste et de rentrer en France.  La terrible colère de l'Empereur qui en résulte lui vaut sa déchéance.

Réintégré à l'occasion de la campagne de Russie, il y commande le VIème corps (bavarois).  Les 17 et 18 août 1812, bien que grièvement blessé, il bat les Russes de Wittgenstein à Polotsk, ce qui lui vaut un bâton de maréchal bien mérité, le seul attribué au cours de cette funeste campagne.

Taciturne et discret, il se tient plutôt à l'écart et il lui arrive de s'isoler pour jouer du violon. Pour ces raison, il est surnommé le "Hibou"par ses hommes.

L'année suivante, il combat à nouveau Dresde, où il est encerclé avec son corps d'armée après la défaite de Leipzig.  Il obtient de l'ennemi une capitulation honorable lui permettant de rentrer en France avec ses troupes, mais ennemi ne respecte pas sa parole et il est fait prisonnier de guerre.

Pendant les Cent-Jours, il se tient à l'écart.

Ministre de la Guerre en 1818, il fut le grand réorganisateur de l'Armée française après les désastres de 1814 et 1815.

Il meurt d'une attaque d'apoplexie à Hyères le 17 mars 1830, à ce qui est aujourd'hui le « Park Hotel », entre l'avenue de Belgique et l'avenue Jean-Jaurès


La façade du Parc Hôtel, du côté de l'avenue de Belgique...


... et du côté de l'avenue Jean-Jaurès.

Un panneau nous rappelle l'histoire de cette demeure, qui remonte à 1564.
Vendu comme Bien national à la Révolution, le domaine est morcelé.  Jean-Baptiste Filhe, ancien officier de cavalerie de Louis XVI, y fait construire plusieurs bâtiments au milieu d'un jardin riche de 18.000 orangers. Joséphine et Pauline y séjournèrent, cette dernière de novembre 1812 à février 1813.

En 1866, l’hôtel est complètement remanié. Propriété de la ville depuis 1934, le Park Hôtel accueille actuellement des associations, le Conservatoire national de Région, une galerie d'exposition et des services municipaux.

Le corps du Maréchal est ramené à Paris pour être enterré au cimetière du Père-Lachaise (38ème division, avenue des Acacias).

 

 

La très belle statue, malheureusement vandalisée quelques semaines après sa restauration, est de David d'Angers.

Bibliographie:

Christiane d'Ainval, Gouvion Saint-Cyr, Soldat de l'An II, Maréchal de l'Empire, Réorganisateur de l'Armée, Édition Copernic, 1981.

Une nouvelle biographie vient de paraître de la plume d'Yves Le Blond : Gouvion Saint-Cyr - Maréchal de l'Empire - Pour que vive la République, Éditions Normant à Nantes, 2008.

 

 

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