CAMPAGNE D'ALLEMAGNE 1813

Vous pouvez cliquer sur la plupart des photos pour les agrandir !

Faute d'avoir le temps de présenter tous le monuments de cette campagne en détail, je vous livre ici, provisoirement et en vrac, quelques monuments des batailles de 1813.

Lützen 2 mai 1813 Dresden 26 août 1813 Bautzen 20-21 mai 1813 Kulm 29-30 août 1813 Grossbeeren 23 août 1813 Dennewitz 6 septembre 1813 La Katzbach 26 août 1813 Löwenberg 22 août 1813 Goldberg 23 août 1813 Leipzig 13-18 octobre 1813 Markersdorf 22 mai 1813 Reichenbach 22 mai 1813 Haynau 26 mai 1813 Rippach-Weissenfels 1er mai 1813 Hagelberg 27 août 1813 Möckern 03-05 mai 1813 Wachau 16 octobre 1813

Leipzig 16-18 octobre 1813 Lützen 2 mai 1813 Rippach 1er mai 1813

CAMPAGNE DE PRINTEMPS : AVRIL - JUIN 1813

Fin mars 1813 : soulèvement de Lüneburg

Fin mars 1813, la ville de Lünebourg (Basse-Saxe) se soulève contre les troupes françaises.

AVRIL 1813


1er avril 1813 :
DÉCLARATION DE GUERRE DE LA FRANCE A LA PRUSSE.
Les débris de l'armée française échappés aux désastres de la campagne de Russie se repliaient successivement des bords de la Vistule à ceux de l'Oder, de l'Oder à ceux de l'Elbe. Les forteresses de Dantzig, de Thorn, de Modlin, sur la Vistule; de Stettin, de Custrin, de Glogau , sur l'Oder, restées en notre pouvoir, étaient seulement bloquées par l'ennemi , et, sentinelles avancées de l'armée française, elles devaient, en cas de succès dans la campagne suivante, lui offrir un passage certain sur chacun de ces fleuves. Ce qui, plus tard, fut une grande faute dans le général français, était ici approuvé par les règles d'une sage tactique.

Cependant la Prusse, notre alliée dans la campagne qui venait de finir, nous donnait déjà tous les indices d'une prochaine défection. Le généralYorck, avec son corps d'armée, avait abandonné le maréchal Macdonald et traité avec le général russe Witgenstein. Le roi de Prusse désavouason général, et parut vouloir rester fidèle à son alliance avec la France. De nouvelles et nombreuses levées furent faites dans toute la monarchie prussienne. Les ministres prussiens à Paris assuraient qu'elles étaient destinées à grossir l'armée française, lorsque chaque soldat prussien, traversant nos rangs pour aller en Silésie trouver ses drapeaux et son roi, nous assurait hautement qu'avant peu nous le compterions dans les rangs de nos ennemis.

Une violente fermentation agitait toutes les provinces, le présence de l'armée française la comprimait encore; mais vers la fin de mars, celle-ci ayant évacué Berlin et passé sur la rive gauche de l'Elbe, l'explosion prévue éclata. Toute la population courut aux armes. Au flegme allemand succéda l'activité du plus ardent patriotisme, et le souvenir d'une oppression de sept années enfanta tout-à-coup une armée de cent cinquante mille hommes.

La nation prussienne oublia la bataille de Jéna pour ne se rappeler que de celle de Rosbach, et Frédéric-Guillaume jeta le masque de sa feinte amitié.

Le 1er avril 813, toutes les pièces diplomatiques relatives à la rupture de l'alliance avec la Prusse furent présentées au sénats et Napoléon annonça qu'il allait se remettre à la tête de l'armée en Allemagne.

C'est ainsi qu'au mépris de la foi jurée, cet allié nous abandonna. Sa longue souffrance pouvait peut-être l'excuser. Dans le cours de cet ouvrage, nous aurons plusieurs fois l'occasion de signaler de plus honteuses défections. Quoique, en politique, le succès légitime et justifie l'entreprise; quoique la sentence du glaive n'admette guère d'autre appel que celui du glaive, il est dans l'ordre moral une tache imprimée sur tout ce qui est trahison, qui l'accompagne partout, dans tous les temps, et qu'aucun succès ne peut effacer.

Au 1er avril 1813, l'armée française, commandée par le prince Eugène, était en position sur l'Elbe et la Saale, occupant les villes de Hambourg, de Lauenbourg, et les forteresses de Magdebourg et de Wittemberg.

1er avril 1813 : Lüneburg (Westphalie, maintenant Basse-Saxe)
Le 1er avril, le général Morand reprend la ville et installe une commission militaire qui condamne à mort deux habitants qui avaient pris les armes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tombe des 2 habitants de Lüneburg exécutés le 1er avril 1813 pour leur participation au soulèvement armé. (angle de la Dahlenburgerlandstrasse et de Zielgelkamp)

 

Sur la plaque :

Hier ruhen
die Gebeine zweier Männer
aus Lüneburg des Bürgers
Franz Spangenberg und des
Einwohners Christ. Ludw.
Wilh. Gellers.
Im Dienste
des Vaterlandes unter den
 Waffen gefangen genommen
wurden beide auf diesem
Felde am 1. April 1813
erschossen.
Bürger setzten diesen
Gedenkstein am 18. März 1863.

Sur la dalle :

Hier ruhen die Gebeine
zweier Männer aus Lüneburg
eines Bürgers
Franz Spangenberg
une eines Einwohners
Christ. Ludw.
Wilh. Gellers

 

Ici reposent les restes de deux hommes de Lunebourg. Le citoyen de la ville Franz Spangenberg et l'habitant Christian Ludwig Wilhelm Gellers. Faits prisonniers, ils furent fusillés ici le 1er avril 1813.
Les citoyens ont érigé ce monument le 18 mars 1863.



2 avril 1813 : Combat de Lüneburg

Les troupes de Morand se composent d'environ 2.400 hommes (un régiment saxon, un bataillon du 152ème de ligne, un demi-bataillon de douaniers, une cinquantaine de cavaliers et dix pièces d'artillerie).
Dès le 2, vers midi, Morand est attaqué par les forces de Dörnberg et de Czernichef composées de 3 à 4.000 hommes.


Lieux des combats du 2 avril 1813 à Lüneburg. Le monument est visible sur la gauche. (Reichenbachbrücke)

Hier kämpften
am 2. April 1813
die ersten
Lüneburger freiwilligen Jäger
und halfen
an der Seite pommerscher Füsiliere
den ersten Sieg der Befreiungskriege
erringen.

Seiner ersten Stammtruppe zum ehrende Gedenken
errichter am 2. April 1813
vom 5. Hannoverschen Infanterie Regiment NR. 165
uns seinen ehemaligen Angehörigen.

 

 

 

 

 

Traduction : "Ici combattirent, le 2 avril 1813, les premiers chasseurs volontaires de Lunebourg. À côté des chasseurs poméraniens, ils ont aidé à remporter la première victoire des guerres de Libération. A la glorieuse mémoire de leurs prédécesseurs, ce monument a été érigé le 2 avril 1913, par le 5e Régiment d’Infanterie hanovrien n° 165 et ses anciens membres."


Si le combat de Lüneburg est resté dans le souvenir allemand, c'est d'une part parce que c'est le premier combat du soulèvement de 1813, mais d'autre part parce que la participation de Johanna Stegen frappa l'imagination.
En plein combat, elle apporta des munitions aux soldats du 1er régiment d’infanterie poméranien. (Dessin de Richard Knötel)


Le monument commémoratif à
Johanna Stegen à Lüneburg. (Bastion Strasse)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La plaque avec son portrait.

 

Le portrait de la jeune fille est entouré de 2 combattants : à gauche, un hussard, à droite un fantassin.

L'assaut principal, alors que des diversions avaient lieu au sud et à l'ouest, fut dirigé sur les deux portes orientales.
Repoussé, Morand continua la lutte à l'intérieur de ville. Submergé par la masse, et assailli par une partie de la population, il préféra fuir la cité, suivi de 5 à 600 hommes.

Après deux kilomètres, bloqué par Dörnberg au village de Reppenstädt, il dut finalement rebrousser chemin et tenter d'entrer à nouveau dans Lüneburg où une partie de ses forces continuait de batailler.
Il attaqua alors la porte par laquelle il était sorti. Ce fut là qu'il fut mortellement blessé par un boulet. Il décéda 3 jours plus tard à Boitzenburg, où sa tombe existe encore et est protégée.


MORAND
FRANZÖSISCHER DIVISIONSGENERAL,
IM STRASSENKAMPF IN LÜNEBURG VERWUNDET,
GESTORBEN IN BOIZENBURG
2. APRIL 1813


Traduction : "Morand, général de division français, blessé mortellement dans un combat de rue à Lunebourg, mort à Boitzenburg le 2 avril 1813."

Le combat s'acheva vers 17 heures. Les soldats de Morand encore debout furent tous faits prisonniers (400 Saxons désertèrent alors et intégrèrent la légion russo-allemande).
Le lendemain, les Russes, face à l'avance de Davout, évacuèrent la ville.

Le cimetière de Boitzenburg contient un autre monument napoléonien, la tombe de Friedrich Jakob Klepper, né en 1779 et décédé en 1871, qui a participé en tant que civil aux combats de Lüneburg en avril 1813.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 avril 1813 : bataille de Möckern

1813
5. April
1913

 

16/28 avril 1813 : mort de Koutousov à Bunzlau / Boleslawiec

 

 

Löwenberg 22 août 1813 Bunzlau 16/28 avril 1813 La Katzbach 26 août 1813

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maison où est mort Koutousov, Ulica Kutuzowa à Boleslawiec. Elle fut longtemps un musée à son souvenir, mais à la fin de l'Union soviétique, les collections furent rapatriées dans sa ville natale. Il y a cependant maintenant une section consacrée à l'histoire de la ville et à  1813 dans le musée de la céramique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'entrée ouest de Boleslawiec, avenue de la IIème Armée polonaise, monument élevé à l'endroit où furent enterrées les entrailles du Maréchal.

 

 

 

FUERST MICHA

EL GOLENISCH

KUTUSOW

VON SMOLENSK

KAISERL. RUS

SISCHER FELD

MARSCHAL RIT

TER D. ST.ANDRE

AS ORDENS D. ST.

GEORGENORDENS

ERSTER KLASSE

D. ST- WLADIMIR

ORDENS GR. KR.

ERSTER KLASSE

RITTER D. ST.ALEX.

NEWSKI. ST. ANN.

ORDENS ERSTER

KLASSE GR. KR. DES

K.K. MARIA THE

RESIEN ORDENS

RITTER D. SCHWAR

ZEN UND ROTHEN

ADLER V. KOMTHUR
D. ORDENS VOM HEI

LIGEN IOHANNES V.

IERUSALEM INHA

BER D. BILDNISSES

SR. MAIESTAET D. KAI

 SERSAL. REUSSEN V. D.

DEGENS M. D. LORBEER.

 

GEBOREN DEN V SEPTEMBER

MDCCXLV

GESTORBEN DEN XVII APRIL

MDCCCXIII

 

BIS HIER HER

FUEHRTE FUERST

KUTUSOV

VON SMOLENSK

DIE SIEGREICH

FORTSCHREITEN

DEN RUSSISCHEN

HEERSCHAREN

ALS DER TOD

SEINEM RUHM

VOLLEN LEBEN

EIN ZIEL SETZTE

ER WAR DES

BEFREIER SIENES

VATERLANDES

ER WAR ES DER

DEN WEG BAHNTE ZUR BEFREIUNG

DER VOELKER GE

SEGNET SEI DAS AN

DENKENDEN DES HELDEN

 

 

IHM WIDMETE DIES EINFACHE DENKMAL FRIEDRICH WILHELM DER DRITTE

 

 

 

Plus de photos et d'informations ici :  http://napoleon-monuments.eu/EnNap/Koutousov.htm

SUITE MAI 1813

 

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