Monuments napoléoniens en péril en Hongrie

Désastre à Györ ! 
    Destruction du monument commémoratif de la bataille de Raab, 14 juin 1809

Photos R. Ouvrard


Après le vol de la statue de Napoléon à Brillon-en-Barrois, dans la nuit du 9 au 10 juin 2002.
après les nombreux vols de lettres en cuivre qui forment les noms sur les tombes (e. a. à Koekelberg et Wavre), rendant les tombes anonymes,
après la décapitation de 3 statues de poilus à Craonne en avril 2006 (http://www.lexpansion.com/economie/hausse-soutenue-sur-le-vol-de-metaux_25827.html)
après le vol des plaques du monument au 1er Régiment de tirailleurs marocains à Cernay, (http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,3350371,00-monument-victime-voleurs-metaux-.html )
après le vol du coq et du drapeau du monument du Drapeau (Lt Chabal) au Fond de la Cuve à Mars-la-Tour,
après le vol du buste de Drouet d''Erlon à Reims,
après le vol de sept bustes au Père Lachaise, (récupérés grâce à l'antiquaire à qui ils avaient été proposés - malheureusement pas replacés, ...).,
après le vol de la statue de la petite héroïne de 1914, Yvonne Vieslet, à Monceau-sur-Sambre, le 15 février 2007,
après le vol, en mars ou avril 2008, des panneaux indiquant la route Pierre Napoléon Bonaparte à Wellin (Luxembourg belge), ainsi qu’un peu plus loin, sur la route Wellin à Daverdisse, du « N » impérial placé sur la stèle,
après le vol de 327 plaques funéraires à la mémoire des victimes des nazis dans le camp de Terezin, au nord de Prague, (http://www.radio.cz/fr/infos/103093) en avril 2008,
après - vol du monument "AUX SOLDATS DU SUD-OUEST" tombés en Ardennes belges le 22 août 1914, au cimetière militaire d'Anloy.  Monument inauguré en 2000 et offert par, e.a. les villes de Cahors et Montauban, (volé dans la nuit du 30 octobre ou 1er novembre 2008, il a été magnifiquement remplacé par une copie en résine le 23 août 2009 !),
après le vol de la plaque commémorative en souvenir du passage de l'Empereur à La Guinguette, commune du Noyer (05), lors du retour de l'Île d'Elbe
après le cimetière de Laeken, gravement vandalisé ce printemps,
après le vol (apparemment récent - été 2009) de la plaque commémorative en souvenir du passage de l'Empereur à La Guinguette, commune du Noyer (05), lors du retour de l'Île d'Elbe
après tant d'autres vols, vandalismes et dégradation que nous ignorons, (vous pouvez me communiquer, je compléterai la triste liste)

cette fois, c'est en Hongrie que les vandales ont frappé.

Si, dans certains cas, comme Laeken, il n'est pas clair s'il s'agit de vandalisme pur, de vols d'œuvres d'art ou de vols pour récupérer le bronze ou le cuivre, à Györ, c'est bel et bien le stupide appât du gain qui constitue la motivation.
 

Voici le texte qui nous a été communiqué par M. Robert Ouvrard.

L’un des monuments les plus imposants consacrés aux guerres napoléoniennes en Europe, celui de Györ, en Hongrie, érigé en 1857, à Szabadhegy, à l’emplacement où, au matin de la bataille de Raab (14 juin 1809), se déploya l’infanterie de l’armée d’Italie du prince Eugène (notamment la division Durutte), vient d’être la cible de vandales imbéciles, sans doute avides d’un gain éventuellement facile à obtenir.

Dans la nuit du 30 avril 2009, en effet, des individus, après y avoir fixé des cordages attachés à un (ou des) véhicule(s), ont mis à bas l’imposant aigle surmontant le monument, afin de le découper en morceaux, et faciliter ainsi la vente du bronze le constituant.

Certes, la police a réussi à mettre la main sur les malfaiteurs, désormais sous les verrous, et les morceaux de l’aigle ont pu être retrouvés chez un revendeur. Mais le dommage causé au monument paraît irréversible : en effet, il n’existe semble-t-il pas de croquis ou de dessins permettant de reconstituer à l’identique l’aigle impérial du monument. En tous les cas, il s’agira là d’un travail, s’il doit être effectivement entrepris, de longue haleine, et, surtout, très coûteux, et les autorités locales sont d’ores et déjà confrontées à l’épineux problème de son financement.

Il s’agit, certes, d’un monument appartenant au patrimoine (austro) hongrois, mais également à l’histoire européenne.  On peut alors espérer que les différentes associations napoléoniennes, en particulier, seront à même de collaborer à la remise en état de ce témoignage du passé.

Merci de diffuser cette information autour de vous !

Renseignements complémentaires auprès de :
Robert Ouvrard
Correspondant en Autriche du Souvenir Napoléonien.
http://www.histoire-empire.org

 

Retour à la page d'accueil des monuments en péril