LAURENT AUGUSTIN PELLETIER DE CHAMBURE,

dit AUGUSTE LE PELLETIER DE CHAMBURE

 

Vitteaux (Côte-d’Or) 1789 – 1832 PARIS

chef de bataillon

                  

Père Lachaise                                                                                                                

9e division

9e rang à partir du bas de la division
 

Restauration 1997
Maîtrise d’oeuvre ACMN / Bernard Got

Financement
Souvenir français

 

Né à Vitteaux (Côte-d’Or) ,le 30 mars 1789,

École spéciale militaireà Fontainebleau, 25 octobre 1805 - sous-lieutenant au 34e de ligne, 10 octobre 1806.

Chambure se fit remarquer d’abord en Espagne par un trait qui lui valut une place au milieu des plus braves d’une armée qui ne comptait que des braves.  Chargé d’enlever une redoute à la tête de 50 hommes, après trois attaques infructueuses, il remarque de l’hésitation parmi sa troupe ; aussitôt il s’élance seul vers la redoute, tue de sa main le commandant du poste, blesse plusieurs canonniers ; les soldats qu’il commandait, électrisés par cette action intrépide, n’hésitent plus à l’imiter, et le poste est enlevé.  L’officier Chambure, atteint d’une blessure grave au bras, reçut dans cette circonstance la décoration de la Légion d’honneur (13 octobre 1811).

Ce fut durant le siège mémorable de Dantzig de 1813, où la valeur française résista avec une constance si énergique aux efforts des puissances coalisées, que, placé à la tête d’une compagnie franche surnommée l’infernale, Chambure, au milieu d’une poignée de braves, se dévoua souvent aux plus téméraires actions.

Durant ce siège de Dantzig, dans la nuit du 16 au 17 novembre 1813, il conduit une action particulièrement efficace contre les troupes russes.  Il surprend les hommes de la redoute de Kabrunn : ils tuent 80 hommes, blessent de nombreux autres, puis enclouent les canons de la redoute.  Avant de repartir, il laisse dans le canon d'un mortier un message de défi au duc Alexandre de WURTEMBERG, commandant les troupes russes : "Prince, vos bombes m'empêchant de dormir, je suis venu enclouer vos mortiers ; ne m'éveillez donc plus, ou je serai forcé de vous faire de nouvelles visites." (selon Marbot)

Après la capitulation, le capitaine Chambure fut envoyé à Saint-Pétersbourg comme prisonnier; il revint en France en 1815. Rallié à l'Empereur, qui le nomme chef de bataillon par décret du 28 avril 1815, il fit la campagne en qualité de commandant des voltigeurs de l’un des corps francs de la Côte-d’Or.  Plusieurs officiers ennemis qui tombèrent en son pouvoir reçurent de lui des traitements pleins de loyauté ; cependant, victime d’une lâche calomnie, il fut dénoncé, jugé et condamné à mort.  Un second arrêt, basé sur des faits dont la fausseté a été depuis également reconnue, le condamna aux fers quelque temps après.  Chambure, échappé aux effets d’un jugement que l’opinion a justement qualifié, se retira en Belgique, et y passa trois ans.  Revenu en France, il se constitua prisonnier, obtint des juges, et fut rendu à la liberté par un acte de justice contrastant singulièrement avec la sentence qui, peu d’années auparavant, frappait l’un des braves de notre armée.

Lieutenant-colonel dans l’état-major des places, 2 décembre 1830.

Colonel, 27 juillet 1831. Officier de la Légion d’honneur.

Il meurt dans l'épidémie de choléra qui emporte également Daumesnil, Gneisenau, Clausewitz, le 11 juillet 1832, à Paris.

 Son nom figure sur le pilier est de l'Arc de Triomphe.

 

 

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