jean Baptiste girard

aups (Var) 1775 – 1815 paris

 DUC* de l'Empire
général de Division
Pair de France
    
Grand Officier de la Légion d'Honneur
Chevalier de la Couronne de fer

D'or au rocher de sable, sur lequel gravit un lion de gueules, lampassé du même ;
au chef des ducs de l'Empire

Jean-Baptiste GIRARD est né à Aups, dans le Var, le 21 février 1775.

Réquisitionnaire au 1er bataillon du district de Barjots (Var), le 27 septembre 1793. Quartier-maître trésorier au 3e bataillon révolutionnaire de Marathon (Saint-Maximin), le 2 octobre 1793. Incorporé avec ce bataillon en qualité de volontaire, le 22 mars 1794, dans la 46e demi-brigade de ligne. Sert à l'armée d'Italie. Adjoint provisoire à l'adjudant général Monnier, le 18 août 1794.

Rang de sous-lieutenant, le 16 mars 1796. Adjoint titulaire, le 24 août 1796. Lieutenant, le 23 mai 1797. Aide de camp du général Monnier, le 15 septembre 1797.

Nommé, le 5 novembre 1797, capitaine à la suite de la. 85° demi-brigade de ligne, par le général en chef Bonaparte. Blessé á la bataille de la Brenta. Nommé chef de bataillon par le général Championnet,  il confirmé dans ce grade, le 18 janvier 1799. Nommé, le 16 novembre 1799, adjudant général chef de brigade, par le général Monnier, commandant d'Ancône. Confirmé dans ce grade, le 28 mars 1800.

Employé à l'armée de Réserve, le 8 mai 1800, puis à l'armée d'observation du Midi, le 15 mai 1801. Compris comme adjudant commandant dans l'orga­nisation du 3 août 1801.

Employé dans la République italienne, le 23 septembre 1802. Officier de la Légion d'honneur, le 14 juin 1804. Chef d'état-major à Paris, le 20 juin suivant.

Employé à l'état-major du Prince Murat, à la Grande Armée, le 1er septembre 1805. Commandant de la Légion d'honneur, le 25 décembre 1805. Sous-chef d'état-major de la réserve de cavalerie, en 1806, il est nommé général de brigade, le 13 novembre de ladite année, et est employé au 8° corps de la Grande Armée, le 31 décembre suivant.

Fait en 1807 la campagne de Pologne. Baron de l'Empire par lettres patentes du 26 octobre 1808, avec une dotation sur la Westphalie.

Employé en 1809 au 5e corps de l'armée d'Espagne, il se distingue à l'Arzobispo; à la bataille d'Ocaňa, le 19 novembre 1809, il est blessé légèrement et mérite d'être cité particulièrement dans le rapport du maréchal Mortier. Général de division, le 17 décembre suivant. Fait les campagnes de 1810 et 181I en Espagne. Il se fait remarquer au siège de Badajoz, le 7 février 1811 ; passe la Gebora, et attaque l'ennemi ; l'attaque une seconde fois, le 19 mars, le met en déroute, et pour la distinction de ses services le maréchal Soult demande pour lui la plaque de grand-officier de la Légion d'honneur, qu'il obtient le 20 mai 1811. Reçoit l'ordre de rentrer à Paris, le 21 janvier 1812.

Employé à la Grande Armée, le 4 mai 1812. Commandant la 3e division du 3° corps, le 5 mars 1813. Grand-croix de l'Ordre de la Réunion, le 3 avril 1813, il prend part aux dispositions de la bataille de Lützen, le 2 mai 1813, est blessé de plusieurs balles et veut combattre encore. Commandant la division d'observation à Magdebourg, en juillet suivant. Il repousse, avec l'avant-garde de la Grande Armée, l'ennemi jusqu'à la Sprée, le 22 août 1813 ; blessé à Liebnitz, le 27 août 1813. Fait prisonnier de guerre, il rentre en France en 1814 et est mis en demi-solde.

Chevalier de Saint-Louis, le 19 juillet 1814. Commandant la18e division d'infanterie à l'armée passe au commandement de la 7e division d'infanterie au 2° corps de l'armée du Nord, le 5 juin 1815.

Pair de France le 2 juin 1815.

 

Marchand, Premier valet de l'Empereur, nous a laissé une relation de la mort de Girard, dans ses "Mémoires", sur base du témoignage du chirurgien-major d'Hérald, attaché au 12ème Léger.
"L'ordre d'attaquer le village de Saint-Amand occupé par les Prussiens vient d'être envoyé à Girard par l'Empereur; on est le 16 juin peu après-midi. Le général, fort préoccupé, estime que sa division va être décimée. (...) Ayant enlevé sa capote bleue, le général parut à la tête de sa division en grande tenue de lieutenant-général, il commanda à son artillerie de se porter en avant et déploya ses masses qu'il mit sur deux lignes. A ce mouvement d'attaque, nos soldats jetèrent des cris très vifs de "Vive l'Empereur". C'est alors que s'engagea avec les Prussiens une fusillade des plus meurtrière, des généraux, des officiers, des soldats tombent.  Le malheureux général Girard, déjà atteint de deux fortes contusions, reçu un troisième coup de feu essentiellement mortel qui le renversa par terre sans mouvement: la même balle lui avait fracturé le bras droit, passé sous l'épaule et s'était fixée dans la colonne vertébrale. Accouru pour venir donner des soins au général, je vis de suite la gravité de sa blessure. Comme l'ennemi nous poursuivait vivement, "Tuez-moi, disait le général, mais ne m'abandonnez pas vivant".  Quatre carabiniers le portaient dans une capote, il était une heure... Je reçu l'ordre de le conduire à Charleroi; j'y restai toute la journée du 17 pour pouvoir le remettre au soin d'un chirurgien de la Garde qui était près du général Letort, blessé à mort le 15 au soir (à Gilly).."

La mort du général Girard à St-Amand

 

Le 31 mars 1990, l'ACMN (réalisation de la famille Richard) apposa sur la ferme de la Haye, une plaque commémorative à Général Girard. Il commandait la 7ème Division d'infanterie appartenant au 2ème Corps de Reille.

 

Ferme de la Haye

 Ici est

tombé

mortellement blessé

le 16 juin 1815

le général

girard

ACMN                       1990 

 

Le soir du 16, l'Empereur vient le visiter et lui confère le titre de duc de Ligny.

Girard reste cependant avec sa division -ou plutôt ce qui en reste, et est encore avec celle-ci aux Quatre-Bras quand, au soir de Waterloo, elle reçoit l'ordre de stopper le déferlement prussien. La division est emportée et il doit être évacué d'urgence en carrosse, le voyage vers Paris ne faisant qu'empirer son état.  D'Hérald soigna encore le général le 19, sur la route de Philippeville, puis à Rocroi, et, une dernière fois à Reims.

Transporté à Paris, Girard y meurt 27 juin, à quatre heures du soir, au 79 de la rue de Rochechouart.
L'acte de décès a été établi le 28 juin par la mairie de Montmartre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Baptiste Girard meurt de ses blessures, le 27 juin suivant à Paris, au 79 de la rue de Rochechouart.  Malheureusement, aucune plaque ne commémore ce tragique événement.

Je me suis longtemps demandé ce qu'il était advenu de la dépouille du général Girard.  En effet, mort à Paris, il n'avait pas pu connaître le triste sort de certains généraux morts sur le champ de bataille. C'est à la très grande érudition de M. Quintin que je dois la réponse. Girard a bien été enterré au Père-Lachaise à Paris. Malheureusement, la chute de l'Empire ayant entraîné la ruine de sa famille, celle-ci n'a pu payer pour lui autre chose qu'une concession à court terme. C'est donc à l'issue de cette échéance que sa tombe a été détruite.

 

 Dernier à avoir obtenu une promotion dans la noblesse de l'Empire, Girard a été nommé Duc de Ligny par l'Empereur au soir de la bataille. La suite tragique des événements a cependant empêché qu'il obtienne des lettres patentes.

En effet, duc et non comte. Car comme il avait été fait pair de France le 2 juin, il était déjà d'office comte de l'Empire.

Son nom est inscrit au côté nord de l'Arc de Triomphe de l'Étoile et dans la salle des batailles à Versailles.

 Biographie d'après "LES GENERAUX MORTS POUR LA PATRIE 1792 - 1871, NOTICES BIOGRAPHIQUES" PAR JACQUES CHARAVAY, 1893

Portrait de Girard : source Wikimedia Commons
 

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