Soldat au régiment d'Artois (futur 48e
d'infanterie) le 4 novembre 1783, il abandonna le service le 3 septembre
1784.
Établi négociant â Toulouse, membre de la société des
amis de la Constitution de cette ville, il fut élu, le 2 décembre 1791,
lieutenant-colonel en 2nd du 1er bataillon de la
Haute-Garonne, et en 1er le 10 novembre 1792. Employé à l'armée
d'Italie, il commanda le 2e bataillon des grenadiers de l'armée
et devint, en 1793, aide de camp du général en chef Brunet, dont il avait
toute la confiance et dont il partagea la disgrâce.
Nommé général de brigade le 22 août 1793, le Conseil
exécutif rapporta cette nomination le 28 vendémiaire an II (19 octobre 1793),
Dupuy ayant été arrêté à Nice par ordre des représentants du peuple Barras et
Fréron et incarcéré dans la maison d'arrêt de Grasse. Sur un mandat de
Fouquier-Tinville, en date du 19 pluviôse an II (7 février 1794), il fut
transféré à Paris dans la prison de la Conciergerie. Il ne comparut devant le
tribunal révolutionnaire que le 4 prairial an II (23 mai 1794) ; malgré les
dépositions du général Lapoype et de l'adjudant général Leclerc (futur
beau-frère de Bonaparte), qui l'accusaient d'avoir tenu des propos
contre-révolutionnaires et traité Marat de gueux et de scélérat, Dupuy fut
acquitté, mais à condition d'être détenu jusqu'à la paix.
Mis en liberté après le 9 thermidor, il rejoignit l'armée
d'Italie et obtint des représentants du peuple, le 30 frimaire an III (20
décembre 1794), d'être replacé comme chef de bataillon à la 21e
demi-brigade de ligne, dans laquelle le 1er bataillon de la
Haute-Garonne avait été amalgamé. Chef de brigade le 24 pluviôse an III (12
février 1795), avec rang au 7 ventôse an II (25 février 1794), que lui donnait
son ancienneté, il fit la campagne de 1795 dans la division Laharpe.
Cerné par les Autrichiens sous les murs de Savone, le 23
juin, il fut dégagé par son général et suivit l'armée dans sa retraite, pendant
laquelle il remplaça Laharpe durant quelques jours. Dupuy passa, lors de la
réorganisation de 1796, à la 32e demi-brigade, dont la bravoure
devint bientôt légendaire à l'armée d'Italie. Son chef fut blessé au combat de
Dego (15 avril 1796) et à la bataille de Caldiero (11 novembre). Il était
gouverneur de la place et château de Milan quand il fut promu général de
brigade, le 16 frimaire an V (6 décembre 1796).Il refusa ce grade et fut maintenu le 17 nivôse (6 janvier
1797) à la tête de la 32e demi-brigade.