Dominique-Martin DUPUY

Toulouse (Haute-Garonne) 08.02.1767 – 21.10.1798 LE CAIRE (Egypte)

général de BRIGADE

 

Dupuy

(Dominique Martin)

Général de Brigade

Tué au Caire__1798.

Salle des batailles du château de Versailles, bustes des généraux français morts au combat.

 

 

Dominique Martin DUPUY, né à Toulouse (Haute- Garonne) le 8 février 1767, au 32 de la rue des Arts.

 

 


Par Didier Descouens — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=85478367

 

 

Soldat au régiment d'Artois (futur 48e d'infanterie) le 4 novembre 1783, il abandonna le service le 3 septembre 1784.

Établi négociant â Toulouse, membre de la société des amis de la Constitution de cette ville, il fut élu, le 2 décembre 1791, lieutenant-colonel en 2nd du 1er bataillon de la Haute-Garonne, et en 1er le 10 novembre 1792. Employé à l'armée d'Italie, il commanda le 2e bataillon des grenadiers de l'armée et devint, en 1793, aide de camp du général en chef Brunet, dont il avait toute la confiance et dont il partagea la disgrâce.

Nommé général de brigade le 22 août 1793, le Conseil exécutif rapporta cette nomination le 28 vendémiaire an II (19 octobre 1793), Dupuy ayant été arrêté à Nice par ordre des représentants du peuple Barras et Fréron et incarcéré dans la maison d'arrêt de Grasse.  Sur un mandat de Fouquier-Tinville, en date du 19 pluviôse an II (7 février 1794), il fut transféré à Paris dans la prison de la Conciergerie. Il ne comparut devant le tribunal révolutionnaire que le 4 prairial an II (23 mai 1794) ; malgré les dépositions du général Lapoype et de l'adjudant général Leclerc (futur beau-frère de Bonaparte), qui l'accusaient d'avoir tenu des propos contre-révolutionnaires et traité Marat de gueux et de scélérat, Dupuy fut acquitté, mais à condition d'être détenu jusqu'à la paix.

Mis en liberté après le 9 thermidor, il rejoignit l'armée d'Italie et obtint des représentants du peuple, le 30 frimaire an III (20 décembre 1794), d'être replacé comme chef de bataillon à la 21e demi-brigade de ligne, dans laquelle le 1er bataillon de la Haute-Garonne avait été amalgamé. Chef de brigade le 24 pluviôse an III (12 février 1795), avec rang au 7 ventôse an II (25 février 1794), que lui donnait son ancienneté, il fit la campagne de 1795 dans la division Laharpe.

Cerné par les Autrichiens sous les murs de Savone, le 23 juin, il fut dégagé par son général et suivit l'armée dans sa retraite, pendant laquelle il remplaça Laharpe durant quelques jours. Dupuy passa, lors de la réorganisation de 1796, à la 32e demi-brigade, dont la bravoure devint bientôt légendaire à l'armée d'Italie. Son chef fut blessé au combat de Dego (15 avril 1796) et à la bataille de Caldiero (11 novembre). Il était gouverneur de la place et château de Milan quand il fut promu général de brigade, le 16 frimaire an V (6 décembre 1796).Il refusa ce grade et fut maintenu le 17 nivôse (6 janvier 1797) à la tête de la 32e demi-brigade.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Toulouse, place du Capitole, à l'Hôtel de ville, dans la salle des Illustres.

 

 Il reste à la tête de la 32e demi-brigade pour la campagne d'Égypte (mai 1798).

Dupuy se distingua à la bataille des Pyramides (21 juillet) si brillamment que, le lendemain 22 juillet, Bonaparte le nomma, pour la troisième fois, général de brigade, et, en même temps, gouverneur du Caire (24 juillet).


'L'entrée du général Dupuy au Caire'
par Rixens (1904) Toulouse, place du Capitole, à l'Hôtel de ville, dans la salle des Illustres.


La citadelle du Caire, partie sud.

Le nouveau général entra dans cette ville le 23 juillet, à une heure du matin. Le 30 vendémiaire an VII (21 octobre 1798), une sédition ayant éclaté, Dupuy s'élança, avec son audace ordinaire, pour mettre à la raison les révoltés, mais, assailli par ceux-ci, il tomba frappé d'un coup de lance au dessous de l'aisselle gauche. Transporté par ses soldats dans la maison du colonel Junot, il expira deux heures après avoir été blessé. Bonaparte donna le nom de Dupuy à un des forts du Caire. 

Les généraux morts pour la Patrie (Armées de Terre et de Mer) Notices biographiques, par Jacques Charavay, publiées par son père.  Première série, 1792-1804, 1893.    

 

Place Dupuy, à Toulouse, située entre la cathédrale Saint-Étienne et la salle de spectacles (anciennes halles aux grains), colonne en bronze élevée à la mémoire de Dominique Dupuy, chef de la 32e demi-brigade de ligne qui se distingue en Italie et en Égypte. Nommé provisoirement général de brigade et gouverneur du Caire, il est mortellement blessé lors de la révolte de la ville le 21 octobre 1798. Aux quatre angles du monument sont disposés des griffons en bronze.

 

 

Un médaillon représente le général, signé de Griffoul-Dorval.

 

 

ARMÉE D’ITALIE
COMBAT DE LONATO
J’ÉTAIS TRANQUILLE,
LA 32E ÉTAIT LÀ.

À
DUPUY
ET
AUX BRAVES
DE
LA 32E DEMI-BRIGADE
MORTS AUX CHAMP D’HONNEUR

 

ARMÉE D’ORIENT
SOUMISSION DU CAIRE
J’AI PERDU UN AMI
ET LA FRANCE
UN DE SES PLUS GÉNÉREUX DÉFENSEURS

 

 

 

 

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