jean léonor françois lemarois

briquebec 1776 – 1836 paris

comte de l'Empire - général de division

Montmartre

19e division

Restauration

2004

 

                                                                                                                                                         

 

 

Né le 17 mars 1776 dans le département de la Manche.
Son père était cultivateur à Briquebec (Manche).


Il venait d’être admis à l’école de Mars, instituée récemment par la Convention, lorsque Letourneur, de la Manche, le choisit pour officier d’ordonnance en se rendant à Toulon.
Au 13 vendémiaire il servait comme lieutenant à l’état-major de la 1ère division.


Bonaparte le remarqua et en fit, le soir même, son aide-de-camp. A la bataille de Lodi, courageux et plein de fougue, le jeune Lemarrois eut ses vêtements criblés de balles.
A Roveredo, où il avait décidé le gain de la bataille sur un point important, il fut renversé de cheval dans une charge impétueuse, et une partie des colonnes ennemies lui passa sur le corps.
Bonaparte le cita dans plusieurs bulletins et le choisit pour présenter au Directoire les drapeaux conquis ; mais les blessures de cette affaire de Roveredo l’empêchèrent de faire la campagne d’Égypte.
A son retour en France, Bonaparte le rappela, il l’avait à ses côtés au 18 brumaire.


Nommé colonel à Marengo, il fut chargé de porter au général ennemi les propositions de paix.


Il devint successivement général de brigade en 1802, général de division après Austerlilz, et en 1806 gouverneur des marches d’Ancône, de Fermo, du duché d’Urbin, etc.
Après la bataille d’Iéna, où il fut grièvement blessé, l’Empereur lui donna le commandement du cercle de Wittemberg, où il sut réprimer une grave insurrection ; puis celui de Stettin, puis de Varsovie en 1807. Il se rendit en Italie comme gouverneur des Légations et commandant des troupes.


La même année il fut élu membre du Corps législatif par son département, et devint l’un des vice-présidents de cette Assemblée.
En 1809 Napoléon le nomma gouverneur de Rome, et pendant la campagne de Russie au commandement du camp de Boulogne.
Le général Lemarrois fit la campagne de 1813 à la grande armée, eut le commandement de Magdebourg à la fin de l’année, y fut assiégé, commanda en personne plusieurs sorties, où il montra toujours une éclatante bravoure, ne rendit la place que sur l’ordre du nouveau gouvernement français, et ramena en France toute la garnison de 18.000 hommes avec ses 52 canons.
Il se retira alors dans ses foyers.


Le 20 mars il était aux Tuileries auprès de l’Empereur.
Pair de France et commandant des 14e et 45e divisions pendant les Cent-Jours, il se préparait à venir au secours de Paris, après le désastre de Waterloo, avec la garde nationale de Rouen, lorsqu’il apprit le traité signé avec les alliés et leur entrée dans la capitale.


Il résigna alors son commandement et reprit le chemin de la retraite qu’il ne quitta plus. Le général Lemarois est un modèle de bravoure militaire et de fidélité.

 

Mort le 14 octobre 1836, dans sa soixantième année, à la suile d’une longue et douloureuse maladie.
 

 

 

Avant restauration :

 

 

 

Après restauration :

 

Photos Dominique Médard    

  

 

 


Collection Hachette : Maréchaux d'Empire, Généraux et figures historiques (Collection de l'auteur)

 

 

              Retour à la page de récapitulation des restaurations

    Retour à la page d'accueil