Né le 3 juillet 1767, à Auch,
d’une famille noble de Gascogne. Engagé au service en 1792, il était
capitaine dans la légion des Montagnes, lorsqu’il fut employé comme
aide-de-camp du général Reynier, et adjoint à l’état-major. Adjudant-général
chef de brigade, le 13 juin 1795, fit la première campagne d’Italie, sous
les ordres de Bonaparte, et porta au Directoire la copie des préliminaires
de la paix de Léoben.
Général de brigade le 12 prairial an V (31 mai 1797),
général de division et chef d’état-major de Schérer, le 13 avril 1799, puis
de Moreau, il donna des preuves de la plus rare valeur ; se distingua à
Hohenlinden.
Conseiller d’État, section de la Guerre, en 1801, tenu
à l’écart à cause de son amitié pour Moreau de 1804 à 1808, reçut, de
Napoléon, l’ordre de l’accompagner en Espagne où il fut chargé de commander
une division de l’armée du centre.
Employé à la Grande Armée à Berlin, le 5 mars 1812,
chef d’état-major d’Eugène au 4e Corps, il tomba malade à Smolensk et fut
admis à la retraite le 19 août 1812. Commandant la Garde nationale de Paris
et la 1ère division militaire le 2 avril 1814, chef d’état-major général du
comte d’Artois le 20 mai, ministre d’État et comte le 13 mai 1814, pair de
France le 4 juin 1814, Grand-Croix de la Légion d’honneur le 22 juillet
1814, il fut destitué le 7 avril 1815.
Réintégré, il vota pour la mort dans le procès du
maréchal Ney.
Mort au château de Monhuchet, commune de Saulx-les-Chartreux
(Essonne), le 2 novembre 1828, il avait épousé Louise de Dampierre, fille du
général.
Son nom est inscrit au côté Est de l’Arc de Triomphe de
l’Étoile.