PIERRE FRANÇOIS JOSEPH BOYER


belfort 1772 – 1851 Lardy (Essonne)

lieutenant-général

 

JEAN-BAPTISTE NICOLAS HENRY BOYER


belfort 1775 – 1813 Leipzig

général de brigade

Père-Lachaise

36e division 1/38 n° 14/35

 

 

 

 

 

 

 

Restauration 2000

Maîtrise d’œuvre ACMN / Bernard Got
Financement Souvenir français

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

PIERRE FRANÇOIS JOSEPH BOYER

Belfort 8-9-1772 – Lardy (Essonne) 11-7-1851

 

  PIERRE FRANÇOIS JOSEPH BOYER fut un de ces guerriers que la Révolution fit sortir de terre, suivant l'expression d'un poète lyrique. Ses études ayant été toutes littéraires, il n'avait jamais pensé à suivre la carrière des armes; mais l'invasion des étrangers, en 1792, éveilla son jeune courage.

 
  Il se rendit, en qualité de volontaire, à l'armée des Pyrénées; passa rapidement par tous les grades, devint adjudant-général, fit les campagnes d'Italie, d’Égypte et de Syrie, et se distingua constamment par la valeur la plus brillante. Dans cette dernière campagne, il découvrit au milieu, du désert de Faïoum, des ruines précieuses pour l'histoire de l'antiquité, ce qui prouve que l'amour des sciences et des arts peut s'allier à l'amour de la gloire militaire dans le cœur des soldats.

  Il accompagna ensuite les généraux Leclerc et Rochambeau à Saint-Domingue, en qualité de chef d'état-major de l'armée expéditionnaire, et remporta plusieurs avantages sur Toussaint-Louverture. Le général Leclerc, au moment de sa mort, chargea Boyer de transmettre au Premier Consul ses dernières volontés. Fait prisonnier dans la traversée par une frégate anglaise, le général Boyer fut conduit à Londres, et peu après, échangé.

 
  Dans les campagnes de Prusse, de Pologne, d'Allemagne, d'Espagne, de Saxe et de Russie, il donna des preuves nouvelles de son courage et de ses talents : l'assaut de Naugarten et la prise de Marbourg, lui firent le plus grand honneur.

  Quand l'Empereur eut abdiqué, le général Boyer envoya du quartier-général de Plessis-le-Haur, où il venait de battre l'ennemi, son adhésion aux actes du Sénat.

  Pendant les Cent-Jours, il fut chargé de l'organisation d'un corps franc dans le département de la Côte-d'Or.

  Poursuivi par la police après la seconde Restauration, il chercha un refuge de l'autre côté du Rhin : il est revenu en France après le ministère du général Clarke, son persécuteur, a été replacé dans son grade sur l'état de disponibilité, et vécut retiré à la campagne avec sa femme et ses enfants.

  Le 6 octobre 1824, il fut autorisé à passer au service du pacha d’Égypte Méhémet-Ali.

  Admis à la retraite en 1826, il fut remis en activité et nommé commandant d’une division à l’armée d’Afrique, le 13 août 1830, Inspecteur général de gendarmerie pour 1834 et 1836.  Il meurt le 11 juillet 1851 à Lardy, dans l'Essonne.

   Lieutenant-Général, Grand Officier de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis et de la Couronne de Fer.


Sources :Biographie nouvelle des contemporains d’Arnault, etc., Six.

JEAN-BAPTISTE NICOLAS HENRY BOYER

Belfort 9-7-1775 Leipzig 30-10-1813

  Frère cadet du précédent, il entra au service, comme volontaire, dans le 10e bataillon du Doubs, en frimaire an 2 ; passa hussard dans le 1er régiment, en l'an 3, et fut fait sous-lieutenant sur le champ de bataille à Arcole, où il reçut à la tête une blessure grave.

  Aide-de-camp du général de brigade Lannes en l'an 4, lieutenant en l'an 5, capitaine au 4e de chasseurs à cheval en l'an 6, chef d'escadron au 13e de cavalerie en l'an 8, major au 10e de hussards en 1807, adjudant-commandant en 1809, général de brigade le 28 septembre 1813, il a reçu ces différents grades sur le champ de bataille, et à la suite d'actions d'éclat : en l'an 8, il obtint un sabre d'honneur.

  Le général Boyer a servi aux armées d'Italie, de Hollande, du Rhin et à la Grande Armée; et s'est particulièrement distingué aux batailles d'Arcole, d'Alckmaer, d'Hohenlinden, d'Austerlitz, dans la campagne et conquête de Prusse et de Pologne.

 Le 19 octobre 1813, il eut une jambe emportée dans une charge au combat de Freyburg (près de Leipzig), alors qu'il commandait la cavalerie du 5e Corps (comte Lauriston).

  Il était officier de la Légion d'honneur, et chevalier de l'ordre du mérite militaire de Bavière.

À ne pas confondre avec l'Adjudant-Commandant Jean-Baptiste Boyer, baron de l'Empire

 

 

Apelstein N°5

Apelstein N°31

 

A Leipzig, deux Apelsteine indiquent l'emplacement du Ve Corps de Lauriston.

La pierre numéro 5 indique l'emplacement de ce Corps le 16 octobre, lors de la bataille de Wachau, où il combattit les troupes russes de Pahlen et de Gortschakoff. Sa mission était alors la défense de Liebertwolkwitz.

 

La  pierre 31 marque la position du Ve Corps le 18 octobre, alors qu'il était opposé aux troupes russes de Barclay de Tolly. Ce donc cette dernière qui est la plus proche du lieu où le général Boyer eut sa blessure fatale.

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