Jean de Dieu* SOULT
1769-1804-1851
duc de Dalmatie
Un des meilleurs maréchaux de l'Empereur, un des plus capables. Ce n'est pas pour rien que celui-ci l'avait appelé "le meilleur manoeuvrier d'Europe".
Jean de Dieu* Soult est né à Saint-Amans-la-Bastide, dans le Tarn, le 29 mars 1769. Il est donc de quelques mois l'aîné de l'Empereur. Bien plus tard, son village natal, auquel il resta toute sa longue vie très attaché, changera son nom en St-Amans-Soult, en son honneur.
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ICI EST NÉ MR LE MARÉCHAL GÉNÉRAL SOULT EN 1769 |
Sa maison natale, 8 rue du Maréchal Soult, à St-Amans-Soult.
Il s'engage à l'âge de 16 ans pour permettre à sa mère, veuve, de payer ses impôts avec sa prime d'engagement. Commence alors une des plus brillantes carrières militaires de l'histoire de France.
La Révolution lui permet de devenir sous-lieutenant en 1792. Il combat à Fleurus et devient bientôt général de brigade. Il appartiennent à la première promotion des maréchaux.
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Soult présentant à l'Empereur le projet de colonne de la Grande Armée à
Boulogne, sur le bas-relief de ce monument. (œuvre de Théophile Bra,
intitulée officiellement "Napoléon, agréant le plan de la colonne qui lui est
présenté par le maréchal Soult").
Soult est entouré du général Bertrand et de l'amiral Bruix. L'amiral Rosamel y
figure également, ainsi qu'à l'extrême droite, le mamelouk Roustan.
Sa contribution à la victoire d'Austerlitz est très importante. Ensuite, ce
seront les campagnes de Prusse en 1806 et de Pologne en 1807. Il devient alors
duc de Dalmatie.
Ensuite, ce sera l'Espagne, où il triomphe des troupes britanniques de Moore en janvier 1809. Mais il aime beaucoup -trop, diront certains- l'argent et commence à se désintéresser des affaires militaires pour s'intéresser aux affaires... tout court. Il connaîtra en Espagne des succès et des revers. En mai 1813, il est rappelé auprès de l'Empereur pour remplacer Bessières à la mort de celui-ci. Il combat à Lützen et à Dresde, puis est renvoyé en Espagne, où il restera jusqu'à la fin.
En ces sombres années, il ne pourra que ralentir la progression des troupes alliées en Espagne, puis dans le Sud-Ouest. Le 10 avril 1814, ce sera la bataille de Toulouse, la dernière de l'Empire.
Les Cent-Jours le voient dans la fonction de Chef d'État-Major, à la place
qu'avait occupée si efficacement Berthier tout au long de l'Empire. Ce ne sera
pas vraiment une réussite pour lui.
Aa ferme du Caillou, son nom figure sur la plaque commémorative
portant les noms de tous ceux qui y étaient présents, les 17 et 18 juin 1815.
Ce sera ensuite un exil de 4 ans, après lequel il retrouve l'ensemble de ses prérogatives.
Il fera alors preuve d'un étonnant "pouvoir d'adaptation" sous les différents régimes qui vont se succéder en France. Ministre de la guerre sous Louis-Philippe, il va être nommé Maréchal Général de France, un titre que seuls Turenne, Villars et le maréchal de Saxe auront porté avant lui, et que plus personne ne portera plus après lui.
Il s'éteint en son château de Soult-Berg, à Saint-Amans, le 26 novembre 1851, à peine 5 jours avant...

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Le château de Soult-Berg, où il s'était retiré et où il est décédé. Il l'avait nommé ainsi en hommage à son épouse, Louise Berg. En même temps, comme le château se trouve sur un colline, à la sortie du village, en direction de Béziers, c'est un jeu de mot, puisqu'il se trouve sur le "mont Soult". |
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Le Maréchal a été inhumé dans la chapelle adossée au mur sud de l'église de Saint-Amans.
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Les très belles armoiries qui ornent le dessus de la porte.
Et voici quelques photos exceptionnelles qui ont été fournies par JIEM. Un très grand merci à lui !

Tout autour du monument sont mentionnés les noms des batailles :
| AUSTERLITZ |
IÉNA LÜBECK |
EYLAU |
HEILSBERG ????. |
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CAMPAGNES ALLEMAGNE RUSSIE ITALIE POLOGNE ESPAGNE PORTUGAL FRANCE 1792-1815 |
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Soult figure bien sûr dans la galerie des gloires militaires de la rue de Rivoli, à Paris (statue de Coutalpas).

* Mettons bien les choses au point : Soult ne s'est jamais prénommé Nicolas, comme certaines sources (même Six !) l'affirment. Ce prénom lui a été attribué par des ennemis qui l'accusaient d'avoir voulu se faire couronner roi d'Espagne, car ce prénom avait à l'époque la connotation d' "affabulateur", de "fanfaron". J'en donne pour exemple cette caricature royaliste de l'époque des Cent-Jours qui présente l'arrivée de "Nicolas Buonaparte" aux Tuileries, le 20 mars 1815. Il ne viendrait pourtant à personne à l'esprit de prénommer l'Empereur... Nicolas !

Bibliographie:
Nicole Gotteri, Soult, Maréchal d'Empire et Homme d'État, Éditions La Manufacture, 1991.