Régirer, dit Boyer*, Jacques-Lo-Xavier-Avartin-Léger

1er mars 1769 Albi (Tarn) - 8 mai 1799 (Saint-Jean-d'Acre)

 

Les monuments aux soldats morts pendant l'expédition d'Égypte sont rares en France. Leurs sépultures encore plus. C'est pourquoi nous avons peut-être un cas unique dans le petit cimetière de Savonnières-devant-Bar dans la Meuse. Nous disons bien "peut-être", car nous avons de grande difficultés à imaginer qu'on ait pu rapatrier un corps dans les circonstances de cette campagne. Kléber ne serait-il donc pas un cas unique ?

Nous trouvons donc dans ce cimetière la sépulture de Jacques-Lo-Xavier-Avartin-Léger Régirer, dit Boÿer.
Il commença carrière comme simple soldat au 29e régiment d’infanterie le 6 février 1785, à l’âge de 16 ans. Chef de bataillon à la 18e demi-brigade d’infanterie de ligne (1793), chef de brigade au même régiment quand il est tué devant Saint-Jean-d'Acre, le 19 floréal an VII (8 mai 1799). Sa nomination comme chef de brigade n’a pas été connue sur le plan administratif. C'est très certainement la raison pour laquelle il ne figure pas dans le "Dictionnaire des chefs de brigade..." des Quintin.  On notera cependant  que le nom de BOYER figure sur le monument aux morts de l'expédition d'Égypte dans le cimetière du Caire.

LE GÉNÉRAL REGIRER DE BOYER
TUÉ AU SIÈGE DE SAINT-JEAN-D’ACRE (ÉGYPTE)
LE 18 MAI 1799 À L’ÂGE DE 30 ANS
et Marie Josèphe Trilles
son épouse
Décédée à Vouziers le 12 Xbre 1839

Cette inscription  comporte deux erreurs :
1e : le "de" :  pas de titre de noblesse, il était fils de paysan.
2e : la mention "général".  il n'était pas général, mais chef de brigade, ce qui ne veut pas dire général de brigade.

Nous citons la source : http://www.wikiwand.com/fr/Savonni%C3%A8res-devant-Bar :
"Jacques Régirer "dit" Boyer ne s’appelait pas Régirer « de » Boyer:
Ce fils d’un paysan d’Albi avait commencé sa carrière comme simple soldat comme en témoignent les archives militaires. Il est ensuite devenu officier dans les armées de Napoléon, mais pas Général: il était chef de brigade d’artillerie, c’est-à-dire l’équivalent de Colonel. Il a été tué lors du Siège de Saint Jean d’Acre, deux jours avant que l’armée française ne se replie. À sa mort, il commandait la 18° demi-brigade d'infanterie. Le monument qui se situe à l'entrée du cimetière communal a été érigé par la petite-fille du Général, Estelle Alix de Larzillère, après son arrivée à Savonnières-devant-Bar en 1854. Il s'agit donc vraisemblablement d'un cénotaphe car la stèle ne comporte pas la mention "Ici repose" qui supposerait qu'il aurait fallu transférer sa dépouille de là où elle avait été primitivement enterrée.
"

Nous notons qu'il n'est cependant pas marqué non plus " à la mémoire de", ce qui est souvent le cas quand la personne n'y repose pas.

"Sous l’ancien régime, l’exemption était accordée aux domestiques, aux ecclésiastiques, aux nobles et à certains privilégiés. Les cahiers de doléances du printemps 1789 pointent le fait que seuls les roturiers pauvres sont concernés par la conscription, les riches s’achetant un remplaçant. C’est probablement le cas pour Régirer "dit" Boyer qui a été incorporé comme simple soldat au 29° régiment d’infanterie le 6 février 1785 à l’âge de 16 ans. Le conscrit, dont les parents avaient accepté de recevoir une indemnisation pécuniaire ou foncière, était enregistré sur les livrets de recrutement sous son patronyme de naissance qui était complété de la mention « dit », puis, de celui de la personne exemptée."
 

Dans le Guide Napoléon, on trouve la graphie Boÿer.

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© D. Timmermans