Jean-Nicolas-Marie L'OLIVIER

Bruxelles 1792 - 1854 Liège

Chef de Bataillon d'infanterie - Officier de la Légion d'Honneur

Lieutenant-Général dans l'Armée belge
Commandeur de l'Ordre de Léopold, de la Légion d'honneur et 
de la Branche ernestine de Saxe

Jean-Nicolas-Marie L'OLIVIER est né à Bruxelles le 1er juin 1792.  Il est le fils de Jean-Baptiste-Joseph L'OLIVIER, adjudant du général Dumonceau, futur général de brigade.

 

À 7 ans, il est cadet au service de la Hollande.

Le 1er mars 1804 (à l'âge de 12 ans !), il s'engage comme volontaire au 112e Régiment de Ligne.  Il faut dire que c'est son père qui avait été chargé d'organiser le régiment !

Il est présent à Ulm en 1805 et combat à Austerlitz en 1805 et à Iéna en 1806.

Le 30 mai 1807, à 15 ans, il est nomme sous-lieutenant.  (En 1808, son régiment combat en Espagne, mais il n'est pas établi s'il est du voyage.)

Le 14 juin 1809, il participe à la bataille de Raab, où le 112e  de Ligne se couvre de gloire.  Son bataillon, assailli par des forces de loin supérieures en nombre, allait se débander lorsqu'il saisit la caisse d'un tambour qui venait de s'écrouler, mortellement blessé, et réunit à nouveau le bataillon.  Il y est blessé d'un coup de feu au visage.

A la bataille de Wagram, il est de nouveau blessé, cette fois d'un éclat d'obus à la tête.  Trois jours plus tard, le 9 juillet 1809, il est nommé Lieutenant pour sa belle conduite, et le 17 du même mois, à peine âgé de 17 ans, il reçoit la croix de Chevalier de la Légion d'honneur.

Champ de bataille de Wagram : vue sur Aderklaa le long de l'axe d'attaque de la colonne de Macdonald.

Une partie de son régiment retourne ensuite en Espagne, mais il n'est à nouveau pas sûr qu'il y participe.

Il est capitaine le 17 avril 1811.

 

Aux défilés de Ponory, avec quelques hommes décidés, il contient vigoureusement les Russes qui voulaient déborder les débris de la Grande Armée en retraite en 1812.

En 1813, le 5 avril, à la bataille de Möckern, sans doute plus précisément à Zeddenick, il est blessé de 2 coups de feu (il appartient alors au 4e bataillon du 112e de Ligne). Il fait preuve d'un courage exemplaire à Lützen et à Bautzen. Combat le 19 août à Löwenberg et le 23 à Goldberg.  Le 29 août, se fit encore remarquer à la sanglante affaire de la Katzbach.

Champ de bataille de la Katzbach, route de Hennersdorf (Chroslice) à Schlaupe (Slup) sur l'aile droite française.

Adjoint à l'État-Major du 11e Corps d'armée (Macdonald) le 14 octobre 1813.

À Leipzig, il fut renversé par un boulet et dut franchir l'Elster à la nage pour éviter la captivité.

Il se distingue encore à Hanau le 30 octobre 1813.

En 1814, le 21 mars à Arcis-sur-Aube, sa belle conduite lui valut le grade de chef de bataillon;

Chef de bataillon le 21 mars 1814 (officier supérieur à 22 ans !). Il est alors adjoint à l'état-major.

Le 26 mars 1814, à Saint-Dizier il est atteint de 5 coups de lance et tombe aux mains de l'ennemi. (Il s'évade et rejoint les troupes françaises - ce dernier point n'est mentionnée que par une source, il n'est donc pas confirmé.)

Officier de la Légion d'Honneur pour le courage déployé durant la campagne de France.

Il obtient la démission honorable de l'Armée française le 9 décembre 1814.

 

Admis le 28 février 1815 dans l'Armée des Pays-Bas comme capitaine (alors qu'il était chef de bataillon dans l'armée française).  Il n'est pas clair s'il combat en 1815.

 

En 1830, il se met au service des révolutionnaires belges et est intégré dans l'Armée belge le 12 novembre 1830 avec le grade de colonel.

Général-Major le 30 octobre 1831 à 39 ans.

Lieutenant-général le 21 juillet 1842 à 50 ans.

Commandeur de la Légion d'honneur le 5 novembre 1846, par une ordonnance signée par le roi Louis-Philippe.

Il décède décédé à Liège le 3 octobre 1854.

Le Lieutenant-Général L'Olivier a une rue à son nom à Schaerbeek (Région de Bruxelles-Capitale).

Il repose au cimetière de Robermont à Liège (parcelle 7 / rang 9 / 1e ligne).                Restauration ACMN - Belgique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tombe a été restaurée par la famille Richard pour l'A.C.M.N. Belgique.

 

Ici reposent,

Monsieur Jean-Nicolas-Marie L'OLIVIER,
Lieutenant-Général,
Commandant de la 3e Division territoriale et d'Infanterie,
Commandeur de l'Ordre de Léopold,
de la Branche ernestine de Saxe et de la Légion d'honneur.
1792-1854

et de son épouse
Dame Rudolphine-Marie-Régine de QUAY
1794-1879

Sources :

BERNAERT, F., Fastes militaires des Belges au service de la France (1789-1815), Lamertin éditeur, Bruxelles, 1898.

MEZEN, Chantal, Le cimetière de Robermont, Le Père-Lachaise liégeois, Noir Dessin Production, Grivegnée, 2000.

Ridelle, Louis, Gloire, biscaïen, mitraille et sabretache, Editions Solédi, Liège, 1968.

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