François-Xavier DONZELOT

(Mamirolle (Doubs) 1764-1843 Neuilly-sur-Marne (Seine-St-Denis))

Général de Division

grand officier de la Légion d’honneur
(Ult. Grand-croix)

François-Xavier Donzelot naît le 6 janvier 1764 à Mamirolle (Franche-Comté, maintenant le Doubs), fils de François Donzelot et de Jeanne Baptiste Maire.

Il entre au service en 1785, dans le régiment Royale-Marine, alors en garnison dans l’île de Corse. 

Quelques années après, il quitte ce régiment pour être attaché à l'état-major du gouvernement militaire de l’Alsace. 

Employé au ministère de la guerre, il est nommé, en 1792, sous-lieutenant au 21e régiment de cavalerie.

En 1793, il participe à de nombreuses campagnes. 

Il est lieutenant au 22e chasseurs à cheval, puis adjudant-général chef de bataillon dans la même année, et adjudant-général chef de brigade le 4 juin 1794.

Il fait avec distinction les campagnes de la Révolution française sous Pichegru, son compatriote et son ami, et sous Moreau. 

Il sert à l’armée du Rhin, fait la campagne d'Allemagne, sous les généraux Desaix et Moreau. 

Il fait, avec le grade d’adjudant général, la campagne de Hollande, sous les ordres du général Pichegru. 

En 1797, il est blessé deux fois à l’attaque du pont d'Huningue.

Nommé chef d’état-major à l’expédition d’Irlande, il prend part à la campagne d’Égypte, se signalant notamment à la bataille de Sédiman, à la bataille d'Héliopolis et au siège du Caire. 

Dans le dernier conseil de guerre de 1799, il parle contre l’évacuation de l’Égypte et propose de faire la guerre dans la Haute-Égypte, à la manière des mamelouks, en attendant des renforts.

 

Donzelot lors de l'expédition d'Egypte, par Dutertre.

À son retour en France, il est adjoint au ministère de la guerre du prince Berthier, puis employé aux camps de Bayonne, de Brest et à l’armée d'Italie en 1804 et 1805. 

Nommé général de brigade le 29 mars 1801, il fait, sous les ordres de Masséna, les campagnes de 1806 à 1807 et s’illustre encore à l’armée de Naples, au siège de Gaète (1806). 

Le 6 décembre 1807, Donzelot est promu général de division.

Reconnu comme un des meilleurs spécialistes du service de l’État-major de son temps, il occupe des responsabilités en tant que gouverneur des îles Ioniennes (1808-1814). 

En 1814, le général Donzelot est obligé de quitter son gouvernement des îles Ioniennes, après que celles-ci eurent été cédées aux Anglais. 

Louis XVIII le nomme grand officier de la Légion d’honneur.

En 1815, il se distingue à Waterloo. Son nom est mentionné sur la plaque de l'AFEW-Fondation Napoléon, sur le mur oriental de la ferme de la Haie-Sainte.

LE 18 JUIN 1815
VERS 18 H 30
LA FERME DE LA HAyE SAINTE
(
sic)
FUT ENLEVÉE PAR LE MARÉCHAL NEY
GRACE AUX ASSAUTS HÉROÏQUES
DES SAPEURS DU 1ER RÉGIMENT DU GÉNIE
DU COLONEL LAMARE
2E COMPAGNIE DU 2E BATAILLON
ET DU 13E RÉGIMENT D’INFANTERIE
LÉGÈRE DE LA DIVISION DONZELOT

FONDATION NAPOLÉON            A.F.E.W.

Abandonné par le chef d’état-major de sa division (la 2e division d’infanterie), Donzelot en prend la tête et se retire derrière la Loire avec les restes de l’armée qui n’avaient pas abandonné leurs drapeaux. 

Il en est nommé le chef d’état-major général, en remplacement du maréchal Soult.

 

Le comte Donzelot poursuit sa carrière après la Restauration. 

Désigné en 1816, parmi les inspecteurs généraux qui devaient réorganiser l’armée sous le ministère du duc de Feltre, il achève sa tournée lorsque Louis XVIII, qui avait su apprécier son caractère et ses talents, le nomme gouverneur de la Martinique, poste qu’il occupera de 1817 à 1826. 

Gouverneur civil et militaire de la Martinique le 31 octobre 1817, il demande son rappel en 1825.

Les premiers actes de son administration, empreinte du caractère de sagesse dont il avait donné des preuves fréquentes durant sa carrière, lui concilièrent d’abord l’affection et l’estime des colons de la Martinique.

 

Malheureusement, il ne réussit pas à faire régner la concorde entre les colons blancs et les gens de couleur libres, qui se font constamment une guerre sourde et animée. 

Sans cesse harcelé par les propriétaires blancs qui voulaient exploiter à leur profit tous les éléments de prospérité de la colonie, et jouir seuls de la liberté, Donzelot se laisse trop facilement persuader que les gens de couleur libres étaient animés de l’esprit de révolte et travaillaient à faire subir à la Martinique le sort de Saint-Domingue

Le 3 février 1819, une dépêche ministérielle prescrit au gouverneur administrateur, l’examen de la question de l’introduction aux colonies occidentales de l’usage des bateaux à vapeur. 

Le 21 janvier 1820, il homologue la création d’une compagnie de navigation à vapeur en Martinique. 

Le 20 juillet, une souscription volontaire est lancée. Le 2 août 1820, il fait passer un marché pour la construction d’un bateau à vapeur dont la coque fut construite à Bordeaux et la « machine à feu » de 20 chevaux à Chaillot. 

Après maintes péripéties et grandes dépenses financières, le bâtiment traverse l’Atlantique (malheureusement à la voile, ratant ainsi l’occasion d’être un des premiers bâtiments à vapeur à traverser l’Atlantique par ce moyen) et est officiellement commissionné le 1er mars 1823 pour communications entre les villes de St Pierre et de Fort Royal sous le nom de "comte Donzelot". 

Dès décembre de cette même année 1823, le comité consultatif de la Martinique exprime son souhait de faire cesser l’activité de ce bâtiment pour cause de perte d’exploitation chronique (Annales de Martinique).

En 1826, Donzelot est remplacé et il se retire à Mamirolle, où il passe sa retraite en mécène, entouré d’artistes et d’écrivains. ll meurt à Neuilly-sur-Marne, où se trouvait son château de Ville-Évrard où il le 11 juin 1843. Son tombeau se dresse au cimetière de la Ville .

Son nom est inscrit sur le côté Est de l’arc de triomphe de l’Étoile.

 

 

 

François-Xavier Donzelot, dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852

 

 

La chapelle de Donzelot dans le cimetière de Neuilly-sur-Marne.

De part et d'autre de l'entrée de la chapelle sous un fronton à la mode égyptienne - qui rappellent sa participation à la campagne d'Egypte - sont gravés les principales bataille du général, de Valmy en 1792 à Waterloo en 1815.
Au fronton, le disque solaire du dieu Rê est flanqué des deux serpents uraeus qui l'accompagnent habituellement et sont les attributs du pharaon, fils du soleil. 

 

LE CTE DONZELOT
GéNéRAL DE DIVISION
1792                  GRAND-CROIX DE LA LéGION D'HONNEUR                 1815
Né le 6 janvier 1764 Mort le 11 juin 1843

Vir probus INTEGER VITÆ

 
ARMÉE
DU RHIN
ARMÉE
DU NORD
ARMÉE
DE RHIN ET MOSELLE
CAMPAGNE
D’ÉGYPTE
ARMÉE
DE NAPLES
GOUVERNEMENTS
DE CORFOU
ET DE LA
MARTINIQUE
KOSSÉIR
SÉDYMAN
HÉLIOPOLIS
SIÈGE DE GAÈTE
WATERLOO
ARMÉE DE LA LOIRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Guide Napoléon nous apprend que Joseph-Barthélemy-Honoré-Louis de Ricard repose dans la même tombe. Sous-lieutenant au 4e chasseurs à Naples (1806), puis affecté au 10e chasseurs en Espagne (1808-1810). Capitaine, il participe aux campagnes de Saxe et de France et devient aide de camp du général Donzelot après 1815.


Un ensemble de souvenirs relatifs au Général DONZELOT, dont une paire d'épaulettes de général de division d'époque Restauration, a été vendu en novembre 2013.

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