Félicien Joseph Arnaud

Chef de bataillon

Chevalier de la Légion d'honneur

Marseille 09/06/1786 - 29/03/1858 Marseille

 

Marseille, cimetière Saint-Pierre
Carré 16, 4ème rang intérieur ouest, N° 20, CP. N° 2204

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tombe sauvée, restaurée et entretenue par M. Louis Brun.                                                                      

Félicien Joseph Arnaud est né dans cette belle et grande ville de Marseille, le 9 juin 1786. Il fut baptisé en la paroisse de Saint-Martin. Son père, Jean-Pierre Arnaud, était aubergiste, sa mère s'appelait Marianne Saunier. Son parrain était Joseph Saunier et sa marraine, Catherine Arnaud.

Il dut passer sa jeunesse non loin du Vieux-Port et de la rue du Temple. En ce temps-là, Marseille avait des enceintes, des tours et des portes y donnaient accès. Il dut habiter entre la porte du Paradis et celle de la Ste Barbe. Il fit des études dans un des collèges marseillais et rentra à l’âge de travailler dans l'étude d’un notaire.

 

Lors de la conscription de la classe 1806, il fut appelé le 2 octobre 1806 et incorporé dans le 1er régiment de Fusiliers chasseurs de la Garde Impériale, grâce à sa taille d'1,72 mètre, et à sa bonne éducation.

Il fut promu caporal le 14 juillet 1807 dans le 1er régiment de Fusiliers-chasseurs de la Garde Impériale sous les ordres du chef de bataillon J. Boyer de Rébeval, où il fit les campagnes de Prusse-Pologne de 1806-1807, et assista aux batailles d’Heilsberg et de Friedland.

En 1808, il fut dirigé avec son régiment sur l’Espagne sous le commandement du colonel major J-P. Lanabère. Il prit part à la campagne de la Péninsule, et fut présent aux batailles de Madrid, Medina-del-Rio-Seco, Somo-Sierra, et Guadalajara, où le régiment se couvrit de gloire.

Nommé fourrier le 1er juin 1809, il fit la campagne d'Allemagne et d'Autriche avec les Fusiliers-chasseurs de la Garde Impériale, qui se distingueront particulièrement à la bataille d’Essling, les 21-22 mai 1809. Arnaud sera blessé d’un coup de feu au pied droit, le 22 mai 1809 à la bataille d’Essling.

1810-1811, il est de nouveau dirigé sur l’Espagne, sous la conduite du chef de bataillon P. J. François Vrigny. Il combat dans la région de Vitoria, et en Estremadure, où il participe aux batailles d’Albuera, de Salinas et d'Usagre. Des bruits de guerre entre la France et la Russie se font entendre dans les discussions avec les officiers et en 1812, le régiment est rappelé en France pour la préparation de l'affrontement avec la Russie.

1812, la campagne de Russie, les Fusiliers-chasseurs de la Garde Impériale, commandés par le colonel major P. J. F. Vrigny, font partie de la 2ème division de la Garde, sous les ordres du général Roguet. Ils iront jusqu’à Moscou. Il assistera à l'incendie de la ville, après quoi commence la retraite de Russie.  Par Malojaroslavetz, où les Fusiliers-chasseurs de la Garde Impériale vont se distinguer, et puis lors du combat de Krasnoïe. Exténués, ils arrivent à Studianka, où ils finissent par franchir un des ponts : c’est la bataille de la Bérézina. Il retrouve alors Vilnius et Kaunas. Cependant, les derniers jours de la retraite de Russie sont un calvaire : le froid extrême (-22 à - 30°C) ajoute à l'épuisement de l'armée qui perd 20.000 hommes entre Smarhon et Vilnius. Il ne reste du régiment, après cette campagne de Russie, que 57 officiers et 288 hommes.

Avec les corps secondaires ralliés en route, à peine 25.000 hommes arrivent à passer le Niémen dans le plus grand désordre, la plupart démoralisés et hors d'état de combattre, alors que les armées russes convergent vers la ville : Vilnius est évacuée sans combat à partir du 10 décembre, les entrepôts, le trésor de l'armée, 100 à 120 canons sont abandonnés.

Arnaud passe sergent-major au 2ème régiment de chasseurs de la Garde Impériale, le 11 avril 1813. Sous le commandement de P. Cambronne. Il fait partie de la 1er division de la Garde, général Dumoustier.

Au printemps 1813, une nouvelle coalition contre la France, la sixième, vient d'être conclue entre les Russes, les Prussiens et les Anglais. La Pologne est envahie, puis l'Allemagne jusqu’à l’Elbe. En réponse, Napoléon fait converger les forces d'outre-Rhin dont il dispose et se porte en personne à leur tête. C’est la campagne d'Allemagne, Arnaud sera présent aux batailles de Lützen, de Dresde, puis, du 16 au 19 octobre, à la bataille de Leipzig et, à la fin de la campagne, à la bataille d'Hanau. 

L’Empereur le nomme chevalier de la Légion d’honneur le 14 septembre 1813, et le 23 octobre, il est nommé lieutenant en 2nd.

 

 

1814, la campagne de France : au 2ème régiment de Chasseurs à pied de la Garde Impériale, Félicien Arnaud participe aux batailles de Langres, à la bataille de Bar-sur-Aube, à la bataille de Montmirail, le 14 février 1814 à la bataille de Vauchamps, à la bataille de Craonne, à la bataille d'Arcis-sur-Aube, et à la bataille de Paris.

Le 15 mars 1814, il est nommé lieutenant en 1er, sous-adjudant-major.

À la première Restauration, il sera maintenu dans le régiment des chasseurs à pied de France avec le grade de lieutenant en 1er, sous-adjudant-major.

 

Napoléon débarque le 1er mars 1815 à Golfe-Juan. Après sa montée triomphale jusqu'à Paris, les préparations d’une nouvelle campagne se font entendre dans les coulisses du pouvoir.

Félicien Joseph Arnaud retrouve le régiment où il eut tant de souvenirs, où il fit toutes ses campagnes de l’Empire.  Le 13 avril 1815, il est nommé capitaine-adjudant-major au  1er régiment de Chasseurs à pied de la Garde Impériale. Napoléon prépare son armée pour un nouvel affrontement avec l’armée anglaise du duc de Wellington et celle des Prussiens de Blücher. L’armée du Nord prend le chemin pour une nouvelle campagne de Belgique, le 1er régiment de Chasseurs à pied de la Garde Impériale est commandé par le général Cambronne.

Le 18 juin 1815, Arnaud se trouve sur le champ de bataille de Waterloo. La bataille fait rage, un moment critique arrive. Napoléon fait avancer la Garde, celle-ci vacille, puis recule. Toute l’armée est prise d’un vent de panique, elle fuit à toutes jambes. Le dernier carré, formé avec le 1er régiment de Chasseurs à pied de la Garde Impériale du général Cambronne, fait face à toute l’armée anglaise, les derniers coups de canons et de fusils viennent se font entendre. Un officier anglais demande au général Cambronne de se rendre et de déposer les armes, le général Cambronne répondra : “La Garde meurt mais ne se rend pas”.  Le dernier carré s’écroule, la fin de l’Empire vient d’être consommée.

Félicien Arnaud reçut durant les combats une forte contusion au genou droit. Il rejoint l’armée de la Loire, sera libéré de toute obligation militaire, et mis en demi-solde.

A la seconde Restauration,  par ordonnance royale de Louis XVIII, Félicien Joseph Arnaud se voit rétrogradé au grade de lieutenant en 1er adjudant-major (capitaine) et au grade de chevalier de la légion d’honneur par la même ordonnance. 

Louis-Philippe 1er le réintégrera avec le grade de chef de bataillon, par ordonnance du 24 octobre 1830 ; il touchera donc la retraite de chef de bataillon pleine et entière.

Félicien Joseph Arnaud, alors âgé de 35 ans, se marie dans la commune de Marseille, avec Émilie Elisabeth Louise Giraud, âgée de 34 ans. La date du mariage est fixée au 18 août 1821.  De leur union est déjà né Alexandre Félicien Arnaud, le 21 juillet 1821, qui décédera à l’âge de 25 ans, le 6 janvier 1847, laissant le couple sans autre descendance.

Félicien Joseph Arnaud restera rentier, la famille pourra vivre de la pension de retraite de chef de bataillon.

Il aurait été logique qu'il reçoive la médaille de Ste-Hélène, mais nous n'en avons trouvé nulle trace.

Félicien Joseph Arnaud décédera à Marseille, le 29 mars 1858 et sera inhumé dans la concession qu'il avait acquise au cimetière Saint-Pierre à Marseille, à l’emplacement  du carré 16, 4ème rang intérieur ouest, N° 20, CP N° 2204.

Son épouse, Émilie Elisabeth Louise Giraud, décédera à Marseille le 5 octobre 1867, elle sera inhumée au cimetière Saint-Pierre situé dans le carré 16, 4ème rang intérieur ouest, N° 20, CP. N° 2204.

La tombe sera récupérée par sa sœur Héloïse Joséphine Giraud, son époux Joseph Amphoux. Le tombeau restera dans la famille Amphoux.  Y remposent :

- Joseph Amphoux, décédé le 19 octobre 1880 à l’âge de 74 ans.

- Mathilde Amphoux, décédée le 14 mars 1883 à l’âge de 16 ans.

- Gracieuse Dubois, veuve Viton, décédée le 3 juin 1895 à l'âge de 81 ans.

 

Tombeau de la Famille

Félicien JH ARNAUD

Alexdre Félicien ArnauD âgé de 25 Ans

DéCédé le 6 janvier 1847

Fien Jph Arnaud

Officier de la Légion d'honneur

Ancien chef de Baton

de l'ex Vieille Garde Impériale

Décédé le 29 avril 1858 âgé de 72 ans.

 


Avant


Après

 

 


 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

Marseille, cimetière Saint-Pierre


 

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