1814,
la campagne de France : au 2ème régiment de Chasseurs à pied de la Garde
Impériale, Félicien Arnaud participe aux batailles de Langres, à la
bataille de Bar-sur-Aube, à la bataille de Montmirail, le 14 février 1814
à la bataille de Vauchamps, à la bataille de Craonne, à la bataille
d'Arcis-sur-Aube, et à la bataille de Paris.
Le 15 mars 1814, il est nommé lieutenant en 1er, sous-adjudant-major.
À la première Restauration, il sera maintenu dans le régiment des
chasseurs à pied de France avec le grade de lieutenant en 1er,
sous-adjudant-major.
Napoléon débarque le 1er mars 1815 à Golfe-Juan. Après sa montée
triomphale jusqu'à Paris, les préparations d’une nouvelle campagne se font
entendre dans les coulisses du pouvoir.
Félicien Joseph Arnaud retrouve le régiment où il eut tant de souvenirs,
où il fit toutes ses campagnes de l’Empire. Le 13 avril 1815, il est
nommé capitaine-adjudant-major au 1er régiment de Chasseurs à pied de la
Garde Impériale. Napoléon prépare son armée pour un nouvel affrontement
avec l’armée anglaise du duc de Wellington et celle des Prussiens de
Blücher. L’armée du Nord prend le chemin pour une nouvelle campagne de
Belgique, le 1er régiment de Chasseurs à pied de la Garde Impériale est
commandé par le général Cambronne.
Le 18 juin 1815, Arnaud se trouve sur le champ de bataille de Waterloo. La
bataille fait rage, un moment critique arrive. Napoléon fait avancer la
Garde, celle-ci vacille, puis recule. Toute l’armée est prise d’un vent de
panique, elle fuit à toutes jambes. Le dernier carré, formé avec le 1er
régiment de Chasseurs à pied de la Garde Impériale du général Cambronne,
fait face à toute l’armée anglaise, les derniers coups de canons et de
fusils viennent se font entendre. Un officier anglais demande au général
Cambronne de se rendre et de déposer les armes, le général Cambronne
répondra : “La Garde meurt mais ne se rend pas”. Le dernier carré
s’écroule, la fin de l’Empire vient d’être consommée.
Félicien Arnaud reçut durant les combats une forte contusion au genou
droit. Il rejoint l’armée de la Loire, sera libéré de toute obligation
militaire, et mis en demi-solde.
A la seconde Restauration, par ordonnance royale de Louis XVIII,
Félicien Joseph Arnaud se voit rétrogradé au grade de lieutenant en 1er
adjudant-major (capitaine) et au grade de chevalier de la légion d’honneur
par la même ordonnance.
Louis-Philippe 1er le réintégrera avec le grade de chef de bataillon, par
ordonnance du 24 octobre 1830 ; il touchera donc la retraite de chef de
bataillon pleine et entière.
Félicien Joseph Arnaud, alors âgé de 35 ans, se marie dans la commune de
Marseille, avec Émilie Elisabeth Louise Giraud, âgée de 34 ans. La date du
mariage est fixée au 18 août 1821. De leur union est déjà né
Alexandre Félicien Arnaud, le 21 juillet 1821, qui décédera à l’âge de 25
ans, le 6 janvier 1847, laissant le couple sans autre descendance.
Félicien Joseph Arnaud restera rentier, la famille pourra vivre de la
pension de retraite de chef de bataillon.
Il aurait été logique
qu'il reçoive la médaille de Ste-Hélène, mais nous n'en avons trouvé nulle
trace.
Félicien Joseph Arnaud décédera à Marseille, le 29 mars 1858 et sera
inhumé dans la concession qu'il avait acquise au cimetière Saint-Pierre à
Marseille, à l’emplacement du carré 16, 4ème rang intérieur ouest, N° 20,
CP N° 2204.
Son épouse, Émilie Elisabeth Louise Giraud, décédera à Marseille le 5
octobre 1867, elle sera inhumée au cimetière Saint-Pierre situé dans le
carré 16, 4ème rang intérieur ouest, N° 20, CP. N° 2204.
La tombe sera récupérée par sa sœur Héloïse Joséphine Giraud, son époux
Joseph Amphoux. Le tombeau restera dans la famille Amphoux. Y
remposent :
- Joseph Amphoux, décédé le 19 octobre 1880 à l’âge de 74 ans.
- Mathilde Amphoux, décédée le 14 mars 1883 à l’âge de 16 ans.
- Gracieuse Dubois, veuve Viton, décédée le 3 juin 1895 à l'âge de 81 ans.