NIVELLES

La belle ville de Nivelles possède quatre pierres qui commémorent des souvenirs de l'Empire. Celles-ci ont été posées dans les années 1965-1969 (à l'occasion du 150e anniversaire de la bataille et du bicentenaire de la naissance de l'Empereur) par l'Association d'Amitié belgo-française. Dans l'ordre chronologique :

- 1805 ATELIER DE TRAVAIL, sur la façade latérale du musée
- 1811 PREMIER PROJET D'Aménagement, dans le parc de la Dodaine
- 1815 HÔPITAL POUR LES MILITAIRES FRANCAIS, sur la façade du couvent des récollets
- 1815 + FRANCAIS  104 + PRUSSIENS 13 + ANGLAIS 8 + HOLLANDO-BELGES 4, sur le mur du cimetière
 

NIVELLES SOUS L'EMPIRE

Rue St-André, à l'angle de la rue de Bruxelles et de la rue des Canonniers, le Musée communal d'Archéologie, d'Art et d'Histoire est installé dans l'ancien refuge des Trinitaires du prieuré d'Orival. Cette demeure date de 1764.  Le site de Nivelles nous en apprend plus à son sujet... sans parler de ce qui nous intéresse le plus ici !.  A la suppression de l'ordre, en 1783, la maison  devint propriété de l'Administration, puis fut louée à un notable de la ville, le baron Pallandt, et finalement vendue à Marie-Anne de Biseau. En 1804, l'époux de cette dernière, Bernard de Prelle, fit don de l'établissement aux pauvres de la ville. La maison devint dès lors un bien du Bureau de Bienfaisance de la ville de Nivelles, où fut implanté un atelier de charité de tisserands. C'est cette fonction, qui dura jusqu'en 1812, qui est rappelée par la pierre ci-dessous. Le bâtiment devint ensuite l' "Hôtel des Pays-Bas", où le duc de Wellington passa (vraisemblablement) la nuit du 20 au 21 juin 1815.

 

 

 

1805

ATELIER DE TRAVAIL

 

 

 

 

Avant                                                                                                                                                               Après la restauration du 09/08/2014

 

 

Avant                                                                                                                                                               Après la restauration du 08/11/2014

Cette pierre, située dans le parc, près du boulevard de la Dodaine, rappelle le premier projet d'aménagement du parc de Nivelles, le parc de la Dodaine, à l'endroit de marécages insalubres. La Dodaine est la rivère qui traverse Nivelles.

NIVELLES avant la bataille

Ancien relais de poste

L'ancien relais de poste se trouvait au n° 7-9 rue de Bruxelles, à l'arrière du palais de justice. Cette maison et ses voisines tout récemment (2012) été détruites pour faire place à un nouvel immeuble, mais l'arc de la porte cochère ancienne a été remonté, avec sa clé inscrite. (Des photos suivront.)

De ce relais partirent les lettres de soldats hollandais, casernés à Nivelles, qui se battront à Waterloo. A Nivelles étaient cantonnées les troupes suivantes de la brigade Bylandt :
- 27e bataillon de Chasseurs N° 27 (LtCol Grunebosch)
- la batterie Stevenart
- le quartier-général de la brigade.
(La source qui indique ces faits (Fiches A.C.M.N. Belgique de M. Richard) mentionne "Ancien relais de poste près de la collégiale".) Merci pour les informations complémentaire à Mme Osterrieth et M. Thayse.

    NIVELLES après la bataille...

20 juin 1815

Ancien Hôtel des Pays-Bas

Le bâtiment devint ensuite l' "Hôtel des Pays-Bas", où le duc de Wellington passa (vraisemblablement) la nuit du 20 au 21 juin 1815.

Ancien couvent des Récollets: au carrefour de la rue de Saintes et de la rue de Charleroi la plaque rappelle que cet édifice servit d'ambulance pour les militaires français en 1815.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ancien couvent des récollets (frères mineurs) était devenu un hôpital et un hospice au départ des derniers frères, au début du 19e siècle. C'est dans cette fonction qu'il accueillit des blessés de Waterloo (et sans doute des Quatre-Bras).

 

1815

HÔPITAL POUR LES

MILITAIRES FRANCAIS

 

Avant                                                                                                                                                               Après la restauration du 08/11/2014

 

Ces trois pierres sont fort le fruit d'une même initiative et elles portent dans le coin supérieur droit un tricolore bleu - blanc - rouge (couleurs françaises... mais aussi de la ville de Nivelles !)

 

 

 

Bien sûr, il y eut de nombreux décès parmi les blessés, ce qui nous conduit à la prochaine découverte...

Un monument totalement méconnu de la bataille, cette simple pierre sur le mur du cimetière Saint-Pierre, faubourg de Charleroi 67, à Nivelles, à gauche de l'entrée.  Elle porte ces quelques mots, pourtant bien éloquents.

1815

   V     FRANCAIS                                                                104

   V     PRUSSIENS                                                               13

   V     ANGLAIS                                                                      8

   V     HOLLANDO-BELGES                                                   4

 

 

Avant                                                                                                                                                               Après la restauration du 09/08/2014

Cette pierre a été posée en 1965 et inaugurée le 19 juin 1965 (à l'occasion du 150e anniversaire de la bataille) par l'Association d'Amitié belgo-française. Elle garde le souvenir des soldats morts dans les hôpitaux de la ville des suites de leurs blessures. Leurs noms étaient connus et figuraient dans les archive de la ville. Malheureusement, celles-ci ont été détruites par le bombardement de mai 1940.

Il n'y a cependant pas de tombe identifiée dans le cimetière. 

Un témoignage récent nous a appris que les soldats de 1815 reposeraient "sous la croix centrale" du cimetière de Nivelles. Cela nous semble tout à fait cohérent.  

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