Jean-Victor MOREAU
Général de Division
Général en chef de l'Armée du nord

Morlaix (Finistère) 1764 - 1813 Laun (maintenant Louny en Tchéquie)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moreau en Lieutenant-Colonel au 1er Bataillon d'Ille et Vilaine en 1792,
par F. Bouchot

   

 

Jean-Victor MOREAU naquit à Morlaix (Finistère), en 1764.

Chef du 1er bataillon des volontaires d'Ille-et-Vilaine en 1791, il servit sous Dumouriez.

Nommé général de brigade el général de division en 1794, il fut employé à l'armée du Nord et en devint le commandant en chef, puis il commanda l'armée de Rhin-et-Moselle avec laquelle il remporta en Allemagne plusieurs victoires sur l'archiduc Charles et fit une savante retraite sur le Rhin.

Général en chef des armées d'Italie et de Naples en 1798, et de l'armée du Rhin en 1799, il battit les Autrichiens à Hohenlinden en 1800.

Vue du champ de bataille de Hohenlinden entre Kronacker et Hohenlinden.

Monument de la bataille de Hohenlinden, inauguré en 1998.  Les trois premiers  piliers symbolisent les nations belligérantes, la Bavière, l'Autriche et la France. Le dernier représente la population entre Danube et Inn, qui souffrit de la guerre. Les poutres transversales qui  reposent sur les piliers représentent l'espoir d'un avenir pacifique qui unira les peuples d'Europe. La stèle en granit rouge de Finlande représente le sang versé, et les thuyas, à gauche, les troupes françaises montant à l'assaut .

La Bataille de Hohenlinden, par Henri-Frédéric Schopin

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Bataille_de_Hohenlinden.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GENERAL
J.V. MOREAU

In der Post zu Hohenlinden logierte in Spät-
sommer des Jahres 1800 General en Chef Moreau.
Am 20. September unterzeichneten in diesem
Haus Moreau und Graf von Lehrbach den Waffen-
Stillstand zwischen Frankreich und Österreich,
an dessen Ende die Schlacht von Hohenlinden
am 1. 2. und 3. Dezember 1800 den zweiten
Koalitionskrieg zugunsten Frankreichs entschied.
12000 Opfer forderte die Schlacht unter den
beteilligten Armeen Bayerns, Frankreichs und
Österreichs.  Die Zivilbevölkerung litt in
diesem Kreige unbeschreibliche Not.
J.M. 1997.

 


A la fin de l'été de l'année 1800, le général en chef Moreau logea à l'auberge de la Poste de Hohelinden.  Le 20 septembre, Moreau et le comte von Lehrbach signèrent dans cette maison l'armistice entre la France et l'Autriche, à la fin duquel la bataille de Hohenlinden, du 1er au 3 décembre 1800, décida de la fin des guerres de la deuxième coalition en faveur de la France.  Les armées bavaroise, autrichienne et française perdirent 12000 hommes dans la bataille.  La population civile souffrit d'une manière indescriptible dans cette guerre.

J.M. 1997

Hauptstrasse 6 à Hohenlinden, auberge de la Poste, où le général Moreau établit son QG.

 

Mis en non-activité en 1804 comme impliqué dans une conspiration contre les jours du Premier Consul, Moreau fut arrêté le 15 février 1804 et condamné le 10 juin à deux années d'emprisonnement, peine qui fut convertie en celle d'un exil aux États-Unis, où il resta jusqu'en 1813.

Moreau entra alors au service de la Russie. Le jour de la bataille de Dresde, le 27 août 1813, au moment où, sur les hauteurs de Leubdiz, il indiquait à l'empereur de Russie une position sur le front du centre, un boulet lancé par les batteries françaises lui emporta les deux jambes. Transporté à Laun (maintenant Louny en Tchéquie, à  60 km au NO de Prague), Moreau y expira peu de jours après.

La mort du général Moreau, par Auguste Couder

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Victor_Marie_Moreau

 

Sur les hauteurs de Räcknitz, au sud de la ville, se tenaient les souverains alliés lors de la bataille de Dresde.  Non loin de la grande Bismarckturm, un monument, surmonté d'un casque à l'antique, indique l'emplacement où fut blessé mortellement le général Moreau, conseiller militaire du tsar Alexandre Ier et qui combattait dans les rangs de l'armée russe. Contrairement à ce que de nombreuses sources affirment, la Bismarckturm n'a rien à voir avec la bataille de 1813 !

Le monument érigé en 1814, est est un des plus anciens des batailles napoléoniennes. Il est situé sous trois arbres, qui symbolisent la Russie, l'Autriche et la Prusse, et est entouré d'une grille en fer forgé :

MOREAU

 DER HELD

FIEL HIER AN DER SEITE

ALEXANDERS

DER XXVII AUGUST

MDCCCXIII

Les deux jambes du général Moreau ont été enterrées sous le monument. Fortement abîmé vers la fin des années 1990, (le casque avait e.a. été volé), le monument  a été restauré en 2002 grâce à l'héritage de Mme Aloisa Sterath, comme l'indique une plaquette sur la grille.

Panorama sur Dresde à partir de l'endroit où fut mortellement blessé le général Moreau. (le monument est sur la droite)

 

Biographie :

Challamel, Augustin (1819-1894). Album du centenaire. Grands hommes et grands faits de la Révolution française (1789-1804), ouvrage illustré de 436 gravures sur bois d'après les dessins de E. Bayard, H. Clerget, Yan' Dargent,..


Collection Hachette : Maréchaux d'Empire, Généraux et figures historiques (Collection de l'auteur)

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